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Ce qu’il faut savoir avant de convertir un REER en FERR

21 décembre 2014 par Banque Nationale
convertir reer en ferr

Vous accumulez de l’argent dans un REER pour votre retraite depuis déjà un bon moment. Viendra cependant un jour où vous devrez transformer votre REER en fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Quels sont les éléments à considérer?

Le FERR est en quelque sorte le prolongement du REER. Il est conçu pour transformer en revenu de retraite les sommes accumulées dans un REER. Une fois dans un FERR, votre épargne continuera à fructifier à l’abri de l’impôt. À la différence du REER toutefois, vous serez obligé de retirer une partie de cet argent chaque année et vous ne pourrez plus continuer à cotiser à votre REER.

Profiter d’un dernier crédit d’impôt

La loi vous oblige à fermer votre REER au plus tard le 31 décembre de l’année où vous aurez 71 ans. Sinon, le gouvernement le fermera lui-même et toute votre épargne deviendra imposable.

« Si vous travaillez l’année de vos 71 ans, n’oubliez pas que vous avez le droit de contribuer une dernière fois au REER pour l’année fiscale courante », signale Guy Côté, gestionnaire de portefeuille et premier vice-président, Gestion de patrimoine, à la Financière Banque Nationale.

La contribution maximale au REER correspond à 18 % du revenu de l’année précédente. La somme investie permet de réduire votre revenu imposable, et donc, de payer moins d’impôt.

Du REER au FERR avant 71 ans

Peu de gens le savent, mais rien ne vous empêche de convertir votre REER en FERR avant vos 71 ans. Il n’y a pas d’âge minimum pour effectuer cette transition. L’idée cependant, c’est de passer au FERR au moment où ce sera le plus avantageux pour vous. Comme les retraits sont imposables, vous avez intérêt à faire le saut lorsque votre taux d’imposition sera au plus bas.

Par exemple, si vous prenez votre retraite à 60 ans, vous pourriez reporter votre pension de la Sécurité de la vieillesse et votre rente du Régime de rentes du Québec à 65 ou 70 ans. Votre revenu imposable sera alors moins élevé et vous paierez moins d’impôts sur les décaissements de votre FERR pendant quelques années.

Pour appliquer la meilleure stratégie fiscale selon votre situation, vous avez avantage à consulter votre conseiller ou un planificateur financier. Avec vous, il pourra établir quelques scénarios en fonction de votre âge et de la date de retraite estimée.

Un montant minimum à retirer

Comme l’objectif du FERR est de fournir une rente de retraite, vous n’avez pas le choix de retirer de l’argent. Vous en choisissez la fréquence (mensuelle, trimestrielle, semestrielle, annuelle), mais vous devez décaisser un montant minimum à chaque année.

Ce montant dépend de votre âge et de la somme totale placée dans votre FERR. À 71 ans, par exemple, vous devrez retirer annuellement 5,28 % de votre épargne. À 80 ans, 6,82 %. Au fur et à mesure que vous prenez de l’âge, le pourcentage augmente jusqu’à atteindre 20 % à partir de 95 ans.

Et avant 71 ans? Le retrait minimal est établi en divisant le chiffre 1 par (90 moins votre âge). Ainsi, à 60 ans, vous devrez décaisser annuellement au moins 3,33 % de votre FERR. Pour connaître le pourcentage qui s’applique à votre âge, consultez le tableau de l’Agence du revenu du Canada.

Diminuer le retrait obligatoire pour payer moins d’impôt

Vous n’avez pas besoin de la totalité du retrait minimum annuel du FERR pour vivre? Si vous avez un conjoint plus jeune que vous, vous pouvez demander que le calcul des retraits soit basé sur son âge plutôt que sur le vôtre. Le montant à retirer chaque année sera donc plus petit.

Cela vous permettra de faire d’une pierre deux coups : payer moins d’impôts, parce que votre revenu imposable annuel sera moins élevé, et prolonger la durée de votre FERR. Ce choix, qui doit être fait à l’ouverture du FERR, est irrévocable, même si vous divorcez ou si votre conjoint décède.

Passer du FERR au CELI

Si vous n’utilisez pas tout l’argent retiré, vous pourriez placer l’excédent dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). De cette façon, vous éviterez de payer de l’impôt sur les intérêts générés.

Évidemment, cette stratégie est possible seulement si vous avez des droits de cotisation au CELI inutilisés. Le montant maximum qu’un particulier peut avoir dans son CELI en 2018 est chiffré à 57 500 $. Ce montant augmente chaque année.

Le FERR et le fisc

Tant qu’ils restent dans votre FERR, vos placements et les revenus qu’ils génèrent ne sont pas imposables. Ils le deviennent au moment du retrait seulement.

Si le montant minimum ne suffit pas à vos besoins, vous avez toujours la possibilité de retirer plus d’argent. Il n’y a aucune limite. Dans ce cas, vous aurez cependant une retenue d’impôt à la source sur la partie du retrait qui dépasse le minimum obligatoire.

Qu’en est-il de l’impôt s’il reste de l’argent dans votre FERR à votre décès? Bonne nouvelle : les sommes peuvent être transférées à votre conjoint sans être imposées. En revanche, si vous n’avez pas de conjoint, le montant s’ajoutera au complet au revenu imposable de la succession. S’il s’agit d’un gros montant, le taux d’imposition sera élevé. Et une bonne partie de vos épargnes ira au fisc plutôt qu’à vos héritiers.

Pour être optimale, la planification fiscale de la retraite doit être mûrement réfléchie. Un conseiller ou un planificateur financier pourra vous aider à déterminer la meilleure stratégie pour vous. Qui sait, peut-être découvrirez-vous que vous êtes capable de prendre votre retraite plus tôt que prévu?

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