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Comment fonctionne un fonds d’investissement?

20 février 2015 par Banque Nationale
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Vous souhaiteriez investir, mais vous n’êtes pas suffisamment expérimenté pour bâtir votre portefeuille ? Dans ce cas, un fonds d’investissement pourrait être la bonne solution pour vous.

Contenu

Un fonds d’investissement est constitué des sommes mises en commun par les investisseurs. Ces montants sont ensuite placés dans différents produits, par exemple des actions, des obligations, des bons du Trésor, etc., dont la gestion est assurée par un gestionnaire de fonds. « Le fonds d’investissement pourrait être comparé à une coquille dont on choisit le contenu, en fonction de l’objectif visé, du profil de l’investisseur et de sa tolérance au risque », explique Annamaria Testani, vice-présidente Ventes nationales chez Banque Nationale Investissements.

Les fonds d’investissement (ou fonds communs de placement) sont bien adaptés aux petits investisseurs qui peuvent ainsi bénéficier de l’effet de levier généré par la mise en commun des sommes des épargnants. Ils leur donnent aussi accès à une gamme d’investissements qui, autrement, serait hors de leur portée. Il en existe plusieurs types.

Fonds communs de placement : une grande variété

Lorsque vous investissez dans un fonds d’investissement, vous achetez une partie d'un fonds, qui constitue une part. Chaque fonds possède son propre objectif, de même qu’une stratégie, une composition et un niveau de risque spécifiques. Il est donc important de lire le prospectus du fonds qui vous intéresse pour bien comprendre ses caractéristiques propres.

Néanmoins, qu’ils soient axés sur le revenu, sur la sécurité ou sur la croissance, tous visent la diversification de votre portefeuille.

Les fonds d’investissement se déclinent sous différentes formes. Comme leur nom l’indique, les fonds d’actions sont constitués d’actions. Il existe des fonds d’actions canadiennes, regroupant des actions ordinaires et des actions privilégiées de sociétés canadiennes. Sur le marché, on retrouve aussi des fonds composés d’actions de sociétés américaines bien établies ou en pleine croissance.

Quant aux fonds d’actions internationales, ils sont constitués d’actions de sociétés cotées en Bourse dans les principaux pays industrialisés et certains pays émergents. Dans ces deux derniers cas, le taux de change influe évidemment sur le rendement.

En règle générale, les fonds d’actions conviennent mieux à un profil qui a une plus grande tolérance au risque. Leur diversification inhérente présente aussi l’avantage de pouvoir être exposé à différents marchés, notamment en ce qui concerne les fonds d’actions américaines et les fonds de pays émergents.

Les fonds à revenu fixe proposent pour leur part un revenu régulier d'intérêts ou de dividendes, tout en assurant la préservation du capital. Ils sont généralement constitués de titres d’emprunt comme des obligations ou des débentures, ou encore des actions privilégiées de sociétés qui versent des dividendes réguliers. Leur rendement est relativement modeste, mais les fonds à revenu fixe assurent des entrées stables et présentent un risque faible à moyen.

Les fonds équilibrés combinent l’achat d’actions ordinaires et privilégiées de sociétés canadiennes et internationales, de titres d’emprunt et d’instruments du marché monétaire. La diversification des placements leur assure une certaine stabilité de rendement et leur confère un risque modéré.

Constitués de titres d’emprunt à court terme émis par des gouvernements (bons du Trésor, par exemple), ou par des sociétés, ainsi que d’obligations à court terme, les fonds du marché monétaire génèrent des rendements fixes, sûrs, mais peu élevés. Ils présentent l’avantage de sécuriser le capital ou d’abriter les liquidités en attendant de faire un autre type de placement.

Les fonds spécialisés visent à investir dans un secteur d’activité spécifique (métaux précieux, technologies, etc.) ou dans certaines régions du monde par l’intermédiaire d’actions de sociétés. Ils présentent un niveau de risque assez élevé relié au marché ou aux fluctuations de devises. Le manque de diversification géographique ou sectorielle, de même que les soubresauts politiques, peuvent aussi plomber leur rendement.

Les fonds indiciels sont des placements qui reproduisent le rendement d’un indice spécifique, par exemple un indice boursier, et qui évoluent au gré des hausses et des baisses de celui-ci. Le risque et le rendement sont donc étroitement liés à l’indice choisi.

Les pour et les contre des fonds d’investissement

Les fonds d’investissement sont très prisés des investisseurs, car ils offrent plusieurs avantages. En plus de procurer une gestion professionnelle réalisée par des gestionnaires de portefeuille chevronnés, ils sont aussi très diversifiés et très variés. Ils permettent ainsi d’investir dans divers secteurs économiques et différentes sortes de titres, ce qui aide à moduler le risque global et à choisir le produit de placement qui correspond le mieux à ses objectifs. Ils permettent aussi aux petits investisseurs d'atteindre des marchés qui ne leur sont pas facilement accessibles, en particulier les marchés étrangers.

Souples, on peut transférer ses investissements dans d’autres fonds appartenant à la même famille et ayant la même structure de frais. Il est également possible d’effectuer des investissements ou des retraits systématiques. Enfin, les fonds communs de placement peuvent s’acheter ou se vendre facilement, ce qui peut donner accès à des liquidités, puisqu’on peut convertir en tout temps ses parts en espèces.

L’un des principaux inconvénients des fonds communs de placement réside dans leurs frais de gestion qui peuvent atteindre de 2,25 % à 2,50 %, et ce, même si ces frais sont en baisse depuis quelques années, note Annamaria Testani.

Il faut savoir que les frais de gestion dépendent d’un certain nombre de facteurs, notamment du type de fonds : un fonds d’actions coûte plus cher à gérer, car il nécessite beaucoup d’analyse de la part du gestionnaire. Le style de gestion de ce dernier a aussi un impact sur les frais, par exemple la gestion active, qui vise à surpasser le rendement du marché ou, à l’inverse, une gestion passive, qui cherche simplement à reproduire le rendement de celui-ci. Un gestionnaire actif vendra et achètera des titres plus souvent, ce qui aura nécessairement un impact de hausse sur les frais. Avec une gestion passive, il y aura au contraire beaucoup moins de transactions, donc moins de frais.

Lorsque vous achetez des parts d’un fonds, vous devez tenir compte du ratio des frais de gestion (RFG). Ce ratio représente le pourcentage qui sera prélevé directement sur le rendement net de vos fonds et vous indique ce qu’il en coûte d’administrer le fonds. Ainsi, plus le ratio sera élevé et plus votre rendement sera diminué. On peut obtenir tous les détails sur les différents frais reliés à chaque fonds en consultant leur prospectus.

Ce que rapportent les fonds communs de placement

Les fonds communs de placement peuvent procurer deux sortes de gains : en capital et en distribution.

Les gains en capital proviennent du profit que vous pourriez réaliser en revendant vos parts du fonds. Inversement, vous pourriez aussi subir une perte en capital.

Les gains en distribution proviennent des dividendes, des intérêts, des gains en capital et de divers autres revenus générés par le fonds commun de placement.

Ces gains peuvent être touchés en argent ou réinvestis dans le fonds.

En matière d’impôt, des règles précises s’appliquent aux fonds communs de placement. De façon générale, la vente de parts entraîne un gain ou une perte en capital, lesquels peuvent être imposés ou déductibles d’impôt, selon les lois fiscales en vigueur.

Chaque investisseur peut donc trouver chaussure à son pied et faire le meilleur choix d’investissement en tenant compte de sa tolérance au risque et de son profil d’investisseur.

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