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Comment investir dans l’art

21 février 2019 par Banque Nationale
Investir dans l'art

Le marché de l’art est prospère : son rendement annuel moyen est comparable à celui des principaux indices boursiers. Et il n’est pas nécessaire d’être millionnaire pour y consacrer ses actifs. Comment assurer la rentabilité d’un tel investissement? Voici quelques conseils. 

L’art, ça rapporte?

L’art est une alternative intéressante aux placements financiers traditionnels. D’abord, en faisant l’acquisition d’une œuvre admissible d’un artiste canadien, sous certaines conditions, un contribuable – soit un particulier, une société de personnes, une société par actions ou une fiducie – peut amortir annuellement 20 % de son coût au fédéral et 33,3 % au provincial. Cependant, la première année de l’achat, la règle du demi-taux s’applique. L’amortissement correspond alors à 10 % au fédéral et 16,67 % au provincial.

Toujours sous certaines conditions, un travailleur autonome pourra aussi déduire cette dépense de ses revenus, et récupérer les taxes s’il est inscrit aux fichiers de la TPS et de la TVQ.

De plus, « en faisant un choix qui peut intéresser les musées, il est possible d’éventuellement en faire don », explique Pascal Desjardins, commissaire et cofondateur de La petite commission. « Au moment de l’échange, 125 % de la valeur actuelle de l’œuvre d’art est admissible en crédit d’impôt non remboursable. Donc, si on achète une toile à 5 000 $ et que 15 ans plus tard elle vaut 30 000 $, la valeur du crédit d’impôt auquel on aurait droit correspond à 37 500 $. » Le montant du don d’une œuvre d’art est en effet majoré de 25 % si le don est fait à une institution muséale.

Jo-Ann Kane, conservatrice de grandes collections d’entreprises, incluant celle de la Banque Nationale, précise cependant qu’il y a eu « des resserrements au gouvernement du Canada afin d’éviter la spéculation, donc l’acquisition d’une œuvre dans le but d’en faire don directement. Si le gouvernement soupçonne que l’acquisition a été faite seulement dans un but spéculatif, le don pourrait être freiné. »

Il est aussi possible pour un particulier d’offrir une œuvre d'art à un organisme de bienfaisance reconnu par la Loi sur les impôts. Le geste sera alors traité au même titre qu’un don en argent, et le donateur bénéficiera d’un crédit d’impôt.

Puis, si l’œuvre acquise est vendue et que sa valeur marchande a augmenté depuis l’achat, 50 % du gain en capital sera imposable. S’il y a lieu, l’acheteur devra aussi ajouter à son revenu la récupération de l’amortissement réclamée.

Comment faire de bons choix

Pour évaluer si un artiste est prospère, il faut prendre en considération son influence, en examinant entre autres sa reconnaissance publique et médiatique. « Un artiste vient avec une certaine forme de reconnaissance de ses pairs, et d’un cercle encore plus élargi, explique Pascal Desjardins. Plus l’artiste a des références, moins on court de risque. »

Il faut aussi analyser la biographie et le parcours professionnel de ce dernier. Est-ce que ses œuvres font partie de collections privées ou d’entreprises? Est-ce que certaines ont été acquises par des musées? L’artiste a-t-il fait des expositions solos, et avec qui a-t-il exposé?

Un artiste de renom aura exposé dans des lieux reconnus, comme un centre d’artistes ou un musée d’importance, ici ou à l’étranger. Vous convoitez l’œuvre d’un artiste qui a été présenté à New York? « Il y a plusieurs galeries dans cette ville, et elles sont loin d’être toutes bonnes, met en garde Jo-Ann Kane, qui est aussi membre du conseil d’administration du Conseil des arts et des lettres du Québec. Pour plusieurs, exposer à l’étranger semble être un gage de qualité. Par contre, il faut valider l’importance de la galerie ou encore du musée avant de faire l’acquisition de l’œuvre. »

Puis, pour déterminer si une œuvre prendra de la valeur, on considère ses qualités esthétiques. « Il faut s’assurer d’avoir les meilleures œuvres, tirées de la meilleure période de l’artiste, poursuit l’experte. Connaître sa carrière est donc primordial. » Collectionner un nom n’est pas en soi gage d’un bon investissement.

S’initier à l’art

Vous devez faire vos devoirs si vous souhaitez faire une bonne acquisition. « Il faut d’abord voir des œuvres, voir ce qui se passe dans les musées. Il faut bien connaître l’histoire de l’art et la carrière de l’artiste. C’est comme ça qu’on commence à collectionner », explique madame Kane. Les musées, les galeries, les livres et les magazines sur l’art contemporain vous permettront de suivre l’évolution des artistes.

Il est aussi pertinent de faire appel à des experts. Pascal Desjardins conseille « d’aller parler aux galeristes. Ils sont les premiers passionnés. Il faut aller les voir, se laisser expliquer les œuvres qu’on aime, et confirmer si elles ont du sens pour nous. » À cela, madame Kane ajoute : « Les galeristes sont de bon conseil, mais il faut aussi comprendre qu’ils ont un intérêt à vendre. Par ailleurs, lorsqu’on s’adjoint un conseiller, il faut faire une recherche à savoir avec qui ce dernier travaille, et quelles collections il a bâties. »

Au moment de débuter votre collection, pour quelques centaines de dollars vous pourriez également mettre la main sur une toile d’un artiste émergent prometteur. « Si vous avez un intérêt pour collectionner, vous avez peut-être déjà l’œil sur des œuvres, avance monsieur Desjardins. C’est aussi plaisant d’investir dans un artiste dont on aime le travail, qui n’a pas encore acquis cette grande reconnaissance. Là vient un certain flair, un œil qui se développe. »

Une vision à long terme

Pour que le projet soit rentable, il doit être considéré comme un placement à long terme. Les conditions matérielles permettant l’exposition, la conservation et l’entreposage de l’œuvre devraient aussi être prises en compte au moment de l’acquisition, afin de protéger, littéralement, votre investissement.

« Dès que l’œuvre est endommagée, elle perd un minimum de 30 % de sa valeur, précise Jo-Ann Kane. Et beaucoup plus si elle est fortement endommagée ou restaurée. Il faut qu’elle soit bien encadrée et manipulée par des spécialistes. » D’ailleurs, une œuvre d’art ne doit pas être exposée près d’une source de lumière forte : « Il ne faut jamais accrocher une œuvre sur papier près d’une fenêtre. Même lorsque l’œuvre sera à l’abri, les UV contenus dans le papier continueront à dégrader la matière », explique madame Kane.

Les œuvres d’art sont aujourd’hui des actifs convoités. Plusieurs conditions sont cependant à respecter pour que l’investissement soit rentable. On doit y consacrer du temps, être patient et faire appel aux bonnes ressources. Saurez-vous cultiver cette passion?

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