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Patrimoine familial et héritage: parlez-en!

14 novembre 2016 par Banque Nationale
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Il n’est pas toujours facile d’aborder les questions d’héritage et de valeur nette avec les jeunes, mais il est pourtant essentiel de ne pas tarder à le faire pour les aider à bien gérer leur nouvelle richesse.

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Certes, la génération Y, aussi connue comme la génération des milléniaux, arrive à l’âge adulte dans un monde bien différent de celui de leurs parents baby-boomers. Mais, alors qu’ils s’installent dans la vie adulte, les milléniaux sont néanmoins confrontés aux mêmes défis que les générations précédentes, notamment une situation économique difficile et des perspectives d’emploi parfois incertaines.

Dans les faits, les milléniaux, qui sont en ce moment dans la vingtaine et au début de la trentaine, l’ont peut-être moins facile que les deux générations qui les ont précédés, dit Charles Paiement, conseiller financier à Gestion privée 1859, une division de la Banque Nationale.

La nouvelle réalité des milléniaux

« La nouvelle réalité est que les gens étudient plus longtemps, voyagent davantage et mettent plus de temps à s’installer financièrement qu’auparavant, explique Charles Paiement, 28 ans, qui conseille les personnes et les familles fortunées sur la gestion de patrimoine. Le marché de l’emploi est beaucoup plus rude et l’économie beaucoup plus précaire qu’à l’époque des baby-boomers. »

Charles Paiement se trouve dans une position unique au sein de la division de gestion privée de la Banque Nationale. Son rôle est double : il agit d’une part comme conseiller auprès des familles fortunées et, d’autre part, comme mentor auprès de leurs enfants de la génération Y, qui doivent affronter un parcours plus ardu pour réussir.

« Ce sont des défis que mes clients – qui ont l’âge de mes amis – connaissent. Leurs parents ont réussi, mais pour eux, c’est plus difficile. »

Le départ tardif dans la vie des milléniaux peut créer des frictions et s’avérer éprouvant pour leurs parents qui ont accumulé leur richesse par leur sens de l’entrepreneuriat et leur travail acharné. Charles Paiement, qui fait souvent le pont entre les deux générations, invite les parents à être patients.

« Je pense qu’ils comprennent. Mais, ils doivent aussi se montrer plus conciliants que leurs parents, dit-il. Chasser un enfant de la maison à 23 ans était peut-être la norme il y a 30 ou 40 ans. Mais aujourd’hui, à 23 ans, on vient souvent à peine de terminer ses études et on est sans emploi. Les parents doivent comprendre que parvenir à l’autonomie financière exige plus de temps de nos jours. Fournir un soutien financier à la prochaine génération pour lui permettre de réussir dans un contexte moins favorable s’avère la clé, dit-il. Plus vous permettez à vos enfants de prendre des risques, de voyager pour voir autre chose, de tenter leur chance dans un emploi, au risque d’échouer, mieux ils s’en sortiront à long terme. »

Des plans successoraux cachés

En règle générale, les générations précédentes ont su très bien s’organiser pour transmettre leur fortune de façon efficace. Cependant, dans bien des cas, les parents (et les grands-parents) qui ont réussi dans la vie ne communiquent pas leur plan successoral à leurs enfants ou à leurs autres héritiers.

« La communication est essentielle. Le problème est que les parents ne veulent pas que leurs enfants sachent combien ils valent, dit Charles Paiement. En disant à vos enfants ce que vous avez et quelles sont vos intentions, cela met tout le monde sur un pied d’égalité et permet à chacun de savoir à quoi s’en tenir. »

Le conseiller financier peut servir d’intermédiaire entre les générations et encourager les plus vieux à penser à ce qu’ils désirent à long terme pour leur famille et à inclure les enfants d’âge adulte et les autres héritiers dans la discussion. En faisant participer les plus jeunes tôt dans le processus, vous les préparez pour le transfert éventuel de votre patrimoine et leur donnez les outils et les connaissances financières dont ils auront besoin pour bien le gérer.

Kelley Keene, spécialiste en finances personnelles, auteure et conférencière, explique que les préoccupations des parents riches peuvent être complexes et qu’il faut parfois faire appel à une équipe de spécialistes : avocats, comptables, gestionnaire de portefeuille, etc.

S'entourer de spécialistes, un précieux conseil

« Tous ces spécialistes doivent être consultés, parce que les questions touchent plusieurs aspects : par exemple, l’âge à partir duquel les enfants peuvent hériter ou comment protéger les avoirs contre les créanciers, si on est entrepreneur. Ou il pourrait y avoir un conjoint que vous n’appréciez pas ou qui ne mérite pas, selon vous, cet héritage. »

Les parents canadiens plus fortunés doivent aussi se soucier de l’impôt sur les gains en capital que leurs enfants de la génération Y pourraient devoir payer s’ils venaient à décéder prématurément, une éventualité contre laquelle ils peuvent se prémunir en souscrivant à une assurance couvrant le gain en capital sur leurs principaux biens immobiliers.

Kelley Keene donne l’exemple d’une famille qui détient un immeuble à logements de 10 millions $ à Calgary, où le marché est actuellement déprimé.

« Vous ne voulez pas que vos enfants soient obligés de vendre ce bien à la hâte simplement pour payer l’impôt, dit-elle. Un spécialiste vous dirait : “Pourquoi perdre deux millions en vendant au mauvais moment? Pourquoi sacrifier tout cet argent durement gagné? ” »

En somme, à cause de la complexité inhérente à un patrimoine important, une personne ou une famille fortunée a tout intérêt à demander conseil à des professionnels, affirme Kelley Keene.

« À mesure que vos revenus augmentent et que vos avoirs se complexifient, vous devrez vous entourer de professionnels qualifiés qui sauront obtenir des réponses à vos questions. »

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