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Pourquoi les stratégies d’investissement lentes, mais progressives ressortent-elles gagnantes?

29 août 2016 par Banque Nationale
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Courir après le bon tuyau à la recherche d’un incroyable rendement peut sembler intéressant, mais en matière de croissance de portefeuille, mieux vaut faire comme dans la fable du lièvre et de la tortue.

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Vous voulez être un investisseur vedette et dominer les marchés? « Mieux vaut vous assagir et y aller doucement », recommande Martin Lefebvre.

« Bien que les récits des investisseurs devenus riches du jour au lendemain en achetant et en vendant des titres au bon moment en font rêver plusieurs, en matière de croissance du portefeuille, mieux vaut faire comme dans la fable du lièvre et de la tortue », explique M. Lefebvre, vice-président, chef des placements et conseiller stratégique à la Banque Nationale Gestion privée 1859.

« Vous aurez davantage de chance d’atteindre vos objectifs en investissant lentement et progressivement », dit-il. Les conseillers et les gestionnaires de fonds savent que la clé du succès ne réside pas dans la fréquence des opérations ni dans la faculté à anticiper les mouvements du marché. Pour réussir, il suffit bien souvent de commencer à investir tôt.

« Il est préférable d’investir 10 $ par mois que d’investir 120 $ d’un seul coup à la fin de chaque année. Plus tôt vous commencez, plus le résultat sera composé », dit-il.

Si vous êtes un investisseur fortuné investissant beaucoup plus que 10 $ par mois, l’adoption d’une approche lente et progressive peut ne pas sembler aussi excitante que la spéculation sur séance. « Cette stratégie est néanmoins plus efficace », souligne M. Lefebvre. « Pour les investisseurs à long terme, il peut y avoir du bon dans le fait de s’ennuyer. »

Une approche lente mais progressive

En réalité, cette approche n’a rien d’ennuyant sauf si vous trouvez inintéressant de voir votre portefeuille croître de façon progressive à moindre risque.

« Chaque personne a un style d’investissement et une personnalité qui lui sont propres », explique la Torontoise Sandra Foster, auteure financière et présidente de la société Headspring Consulting. « À long terme, une croissance lente et progressive devrait se traduire par un risque moins élevé comparativement à un portefeuille qui fluctuerait rapidement. »

Un investisseur qui adopte ce type d’approche pourrait se constituer un portefeuille de titres à faible volatilité, l’ignorer pendant 40 ans, puis récolter les fruits de ses placements qui se sont amplifiés au cours des années. Nous sommes très peu nombreux à pouvoir nous payer ce genre de luxe. Même les investisseurs fortunés ont besoin de liquidité et doivent parfois vendre des investissements qui croissent lentement et confortablement.

« Une approche axée sur une croissance lente, mais progressive est on ne peut plus importante dans ce contexte », nous dit M. Lefebvre. Autrement, il serait tentant pour les investisseurs de vendre précipitamment leurs actifs lorsque les marchés ralentissent ou de surpayer pour des actions en essayant de prévoir le marché.

La pire chose à faire est de perdre de vue vos objectifs et d’ignorer les limites que vous vous étiez fixées. Ce serait notamment une erreur de concentrer vos placements parce que la valeur d’une action vedette monte en flèche ou d’essayer d’anticiper les mouvements du marché.

Un portefeuille qui connaît une croissance lente, mais progressive peut accuser du retard par rapport aux principaux indices en période de prospérité, mais continuera de suivre la tendance en progressant graduellement de pair avec ces indices. En période de baisse des marchés, sa valeur pourrait chuter, mais pas autant que celle des indices. Au fil des années, la valeur de votre portefeuille surclassera celle du marché.

Diversification

Il est important de se constituer un portefeuille diversifié et de le faire croître lentement, mais progressivement. M. Lefebvre souligne que « la répartition de ses avoirs entre les différentes classes d’actifs permet de réduire le risque, par cette diversification, de façon marquée. »

Autrement dit, il est possible de répartir le risque en ajoutant à votre portefeuille des obligations de même que des titres à faible volatilité de différents secteurs et marchés. « Vous pouvez définir le rôle de chaque type de placement et bâtir le portefeuille en fonction des objectifs de l’investisseur », précise Mme Foster.

Les investisseurs qui adoptent une approche axée sur une croissance lente, mais progressive sont moins susceptibles de paniquer lorsque le marché connaît une baisse qui se révèle être mineure ou temporaire. Un portefeuille qui croît lentement, mais progressivement permet aux investisseurs et à leurs conseillers de structurer les investissements en établissant un « langage de base et une feuille de route », précise Mme Foster.

« Cette approche peut être utile pour aborder d’autres aspects financiers notamment en ce qui a trait à la fiscalité, à la retraite et à la planification successorale. Il est également possible d’adapter cette approche à l’évolution de la situation du client », dit-elle.

M. Lefebvre reconnaît que certains investisseurs qui adoptent cette approche regardent à l’occasion avec envie les détenteurs de portefeuilles plus agressifs qui cumulent de l’argent plus rapidement.

Son conseil : « Il faut comparer des pommes avec des pommes lorsque vos voisins vous assurent que leur portefeuille surclasse le vôtre. Selon les lois de la physique, tout ce qui monte doit redescendre. Un portefeuille risqué se portera bien lorsque le marché est favorable, mais connaîtra aussi des contre-performances dans les mauvais jours. »

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