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Se lancer dans l’autoconstruction

29 mars 2016 par Banque Nationale
build your own house

Vous souhaitez relever le défi de bâtir votre maison pour économiser sur le coût de construction ou pour superviser le processus de A à Z? L’autoconstruction est un projet stimulant qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Apprenez-en un peu plus avant de commander la première pelletée de terre.

Contenu

1. Êtes-vous la bonne personne pour cette aventure?

Le projet de construire sa maison soi-même est emballant. Pour le réussir, il faut une grande disponibilité et certaines aptitudes personnelles. Entre 20 et 30 heures par semaine : c’est le temps qu’un individu devrait consacrer au projet pour bien le mener à terme. Il faut donc pouvoir dégager dans son horaire l’équivalent d’un travail à mi-temps, pendant les heures de jour.

La gestion d’un tel projet exige de prendre quotidiennement de nombreuses décisions qui ont chacune un impact sur le respect du budget et de l’échéancier du chantier. Même si l’on choisit d’engager un gestionnaire de projet pour se décharger de certaines tâches, il faut être prêt à assumer une importante responsabilité personnelle, envers soi-même, sa famille et les travailleurs qui prendront part au projet.

Opter pour l’autoconstruction n’est donc pas seulement une décision financière : c’est un mode de vie auquel on se consacre pendant plusieurs mois.

2. Connaissez-vous toutes les étapes du projet?

L’autoconstruction se divise en deux grandes phases, la préparation et la construction.

Phase de préparation :

  • Établir un premier budget
  • Élaborer les plans
  • Faire estimer le coût des travaux
  • Solliciter et obtenir des devis qui doivent inclure une liste détaillée des matériaux
  • Faire faire un plan d’implantation qui indique l’emplacement et l’orientation de la future maison sur le terrain
  • Au besoin, faire des études et tests de qualification du sol ou de l’eau
  • Obtenir un permis de construction de la municipalité, pour s’assurer que le projet est conforme à la règlementation en vigueur
  • Obtenir un certificat de localisation
  • Finaliser le budget et boucler le financement
  • Obtenir une police d’assurance responsabilité civile pour la durée des travaux (fortement recommandé par la Régie du bâtiment du Québec)
  • Sélectionner les fournisseurs
  • Phase de construction :

    • L’excavation
    • La fondation
    • L’ossature
    • La toiture
    • Les portes et les fenêtres
    • Le parement
    • Les systèmes mécaniques (plomberie, électricité, chauffage, ventilation et climatisation)
    • L’isolation
    • Les cloisons en placoplâtre
    • La peinture
    • Les moulures intérieures et les autres travaux de finition
    • Les revêtements de planchers
    • Les armoires et les comptoirs
    • La planification prévoit habituellement des travaux sur une période de six mois. Il n’est cependant pas rare qu’un chantier doive se prolonger au-delà de ce délai. À la Banque Nationale, un maximum de douze mois est alloué à un projet d’autoconstruction.

      3. Êtes-vous bien entouré?

      Vous ne ferez pas tout vous-même: il vous faut une équipe pour bâtir la maison. De nombreux professionnels peuvent être appelés à intervenir dans un tel projet, notamment :

      • un architecte ou un technologue, pour dessiner les plans
      • un estimateur en construction, pour estimer le coût des travaux
      • un arpenteur-géomètre pour le plan d’implantation
      • un ingénieur en bâtiment
      • un briqueteur-maçon
      • un plombier
      • un électricien
      • un notaire
      • un banquier
      • un assureur
      • Avant la construction, il faut déterminer les fournisseurs, évaluer leur devis, puis les sélectionner après avoir vérifié leurs références, leur réputation et leurs permis. Plusieurs travaux doivent être confiés à des entrepreneurs spécialisés détenant une licence de la Régie du bâtiment du Québec. C’est particulièrement le cas pour les travaux d’électricité et d’installation d’équipements fonctionnant au gaz.

        Si vous faites appel à des membres de votre famille ou à des amis pour vous aider, ils pourraient être considérés comme des travailleurs salariés qui devraient alors détenir un certificat de compétence de la Commission de la construction du Québec.

        Tous ceux qui interviennent sur le chantier devront avoir un esprit de collaboration et éviter de se renvoyer la balle si des problèmes surgissent. Il faudra aussi gérer leurs disponibilités afin de suivre précisément la succession des étapes de construction pour respecter l’échéancier du chantier. Ne négligez pas le rôle de chef d’orchestre que vous aurez à jouer tout au long du projet.

        4. Comment allez-vous financer votre projet ?

        C’est souvent par souci d’économie que l’on se tourne vers l’autoconstruction. En moyenne, elle coûte 30 % moins cher qu’une construction similaire clés en main.

        Ce gain ne doit pas vous faire minimiser les coûts du projet. Après l’acquisition du terrain et le coût de l’acte notarié, un premier budget-type de construction peut se répartir ainsi :

        • 30 % à 35 % pour excaver et construire les fondations
        • 30 % pour fermer la structure de la maison
        • 10 % pour construire les murs et les plafonds
        • 25 % à 30 % pour installer la plomberie, l’électricité, le gaz, les raccorder aux services publics et poser les escaliers, les portes et les fenêtres
        • En plus des coûts directs de main-d’œuvre et matériaux, vous devez penser aux coûts indirects : frais liés aux demandes de permis et aux certificats, frais de notaire, coût d’assurance, droits de mutation, etc. Dans un budget d’autoconstruction, il est prudent de prévoir une marge de sécurité de 15 % pour les imprévus.

          Tous les coûts doivent être estimés et calculés très précisément. Il ne suffit pas de présenter un plan signé par un architecte à son institution financière pour recevoir un chèque de quelques centaines de milliers de dollars. Ce type de projet est soumis à une analyse approfondie avant l’approbation par un conseiller spécialisé en immobilier. Celui-ci vous guidera à travers les étapes d’approbation de crédit et vous fournira la liste des documents à préparer pour la demande de financement.

          En plus de la mise de fonds minimale, vous devrez fournir une preuve de liquidités pour montrer que vous serez en mesure d’assumer tous les paiements nécessaires à la commande des matériaux.

          Vous devrez aussi détenir suffisamment de liquidités pour combler l’écart entre le coût réel de votre projet et le montant financé par l’institution financière. Ce dernier montant est confirmé par une évaluation agréée ou par la valeur reconnue par l’assureur prêt.

          Une fois le prêt octroyé, un inspecteur certifié envoyé par l’institution financière visitera le chantier pour valider l’avancement et la qualité des travaux, et l’argent sera déboursé graduellement pour subvenir aux besoins financiers du chantier.

          Une retenue sera exigée sur chaque déboursé en guise de garantie aux fins de privilège des constructeurs et des fournisseurs de matériaux. Cette retenue sera remise à la fin complète des travaux.

          N’oubliez pas que vous pourriez également bénéficier d’un remboursement partiel des taxes. Pour la TPS, la valeur marchande de la propriété ne doit pas dépasser 450 000 $ et le montant peut atteindre 6 300 $. Quant à la TVQ, la valeur maximale admissible pour la propriété est de 300 000 $ et le montant du remboursement varie selon la date d’obtention du permis de construction.

          Toutes ces particularités et ces exigences ne doivent pas vous décourager. L’autoconstruction constitue une aventure passionnante et une expérience unique. Si vous êtes bien préparé et bien entouré, elle pourra vous permettre de réaliser vous-même la maison de vos rêves.

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