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Quelles solutions choisir pour le financement de votre PME?

08 septembre 2015 par Banque Nationale
small business funding

Démarrer une nouvelle PME représente toujours un gros défi, surtout en ce qui concerne l’obtention de financement. Heureusement, plusieurs solutions existent. Il ne vous reste qu’à déterminer celle qui convient le mieux au projet que vous désirez entreprendre.

Contenu

D’abord, pour mettre toutes les chances de votre côté, il est essentiel de préparer un plan d’affaires solide afin d’obtenir un financement adéquat. Il faut y détailler les besoins financiers de votre PME à court terme et à moyen terme, et décrire l’utilisation prévue du financement demandé.

Une fois le plan d’affaires entamé, où se tourner pour trouver de l’argent? Voici un survol de sept sources d’investissement de départ pour les entreprises en démarrage.

1. La mise de fonds personnelle

Idéalement, le premier investisseur devrait être l’entrepreneur lui-même. C’est le signe d’un engagement sérieux dans son projet.

Le propriétaire peut ainsi utiliser ses économies personnelles pour fournir une partie des fonds nécessaires au démarrage de son entreprise. Il peut aussi donner des actifs personnels en garantie, à savoir des biens qu’il possède en tant que particulier.

2. Le capital de proximité

Ici, il est question du soutien financier de ses proches : argent prêté par le conjoint ou la conjointe, les parents, des membres de la famille ou des amis. C’est ce qu’on appelle en anglais le love money. Ce « capital de risque convivial » ou « capital patient » consiste en des capitaux propres ou en un prêt basé sur des relations personnelles de confiance plutôt que sur une analyse de risque conventionnelle.

Les modalités de remboursement sont généralement très favorables au porteur de projet : l’argent est remboursé au fur et à mesure que les profits de l’entreprise sont générés, habituellement sans intérêts ni biens exigés en garantie, sans participation automatique des prêteurs dans la PME et avec la possibilité d’effacement de la dette.

Après avoir utilisé leurs propres économies, c’est l’option qu’ont choisie Guillaume Jacquet et ses cofondateurs pour lancer Chronogolf en 2012. Leur idée était de créer deux logiciels : un premier qui permettrait rapidement aux golfeurs de réserver un parcours en ligne, et un second qui aiderait les propriétaires de clubs de golf dans la gestion quotidienne de leur entreprise. Trois ans plus tard, 195 000 golfeurs avaient réservé 1,7 million de parties sur le site de Chronogolf et 110 clubs utilisaient le logiciel de gestion.

3. L’investissement providentiel

Individus fortunés, chefs de file expérimentés dans leur domaine ou encore cadres d’entreprise retraités à l’important carnet d’adresses, les « anges investisseurs » injectent directement des fonds dans des PME en démarrage, de façon continue ou seulement aux premières étapes de leur développement. Le montant investi varie entre 25 000 $ et 100 000 $.

En contrepartie du risque qu’ils prennent en finançant une toute jeune PME, ils demandent souvent de siéger au conseil d’administration de l’entreprise et exigent une garantie de transparence de la part de l’entrepreneur.

Avec son projet, Chronogolf a recueilli près de 1,2 million de dollars auprès d’anges financiers.

La collaboration avec des investisseurs providentiels offre aux entrepreneurs l’accès à un vaste réseau d’experts qui les aident à élargir leurs connaissances et leurs compétences en marketing ou en structuration d’équipes de vente, par exemple. Guillaume Jacquet affirme que « leurs conseils nous ont évité de commettre les erreurs typiques d’une PME en démarrage ».

Contrairement au coach d’affaires (rémunéré pour ses services) et au mentor (qui offre uniquement de son temps), l’investisseur providentiel donne à la fois temps et argent. « Les anges investisseurs nous encouragent à accélérer notre croissance », témoigne Guillaume Jacquet.

4. Le financement en capital de risque

Cette source d’investissement est généralement recherchée par les entreprises en démarrage qui peuvent occuper une place enviable dans les marchés à forte croissance (les technologies de l’information et les biotechnologies, par exemple), avec des besoins en capital plus importants et un accès plus difficile au financement par emprunt.

L’apport est fourni par des sociétés dites de capital de risque. Le capital est moins « patient », car ses modalités de remboursement sont plus strictes.

Les investisseurs cherchent ici une participation active, mais temporaire, dans la gestion et les capitaux propres des PME qu’ils financent. Cette participation se fait généralement sous la forme d’achat d’actions ou de valeurs mobilières. Le capital de risque est habituellement investi sur une période de 7 à 10 ans et tourne généralement autour d’un million de dollars.

L’objectif de ces investisseurs est de vendre leur part de l’entreprise afin d’en tirer un profit substantiel ou un gain en capital. Ils offrent entre autres à l’entreprise leur expertise et leur réseau de contacts. Leur participation contribue souvent à attirer de nouveaux investisseurs et membres du conseil d’administration, lesquels apportent notamment à la PME une expertise en planification stratégique et financière.

Avant de soumettre un dossier auprès d’investisseurs en capital de risque, l’entrepreneur doit cependant franchir des étapes préliminaires pour lesquelles il a besoin de soutien financier et de judicieuses recommandations. Mettre en place une structure de financement peut permettre de passer à l’étape de précommercialisation qui correspond aux activités de développement de nouveaux marchés ou de nouveaux produits à valeur ajoutée réalisées et vient après la phase de recherche et développement.

Des subventions, des prêts garantis et des prêts de démarrage permettent de faire évoluer un modèle d’affaires et de valider les produits ou services, ce qui multiplie les chances d’obtenir le financement en capital de risque nécessaire à la commercialisation. Il existe plusieurs organismes, dont les centres de développement économique, Investissement Québec et la Banque de développement du Canada, qui offrent des programmes pour accompagner les entrepreneurs en démarrage.

5. Les incubateurs d’entreprises

En plus d’un mentorat et de ressources logistiques et techniques, les programmes d’incubation peuvent offrir des capitaux de démarrage aux jeunes entreprises qui évoluent dans des secteurs de pointe.

En échange de leurs services, certains incubateurs facturent des frais ou acquièrent une partie des capitaux propres de la PME. Une entreprise demeure généralement deux ans au sein d’un incubateur.

6. Le financement bancaire

De nombreux établissements financiers offrent du financement aux entreprises en phase de démarrage. Les banques privilégient les entrepreneurs qui fournissent une garantie personnelle, qui ont d’excellents antécédents de crédit et qui se sont dotés d’un plan d’affaires solide.

Pour les entrepreneurs en affaires depuis plus de six mois, Banque Nationale propose une solution en ligne donnant accès à du financement en sept minutes seulement. Cette alternative aux canaux traditionnels repose sur une dizaine de questions simples et une vérification du dossier de crédit. Sur approbation, la somme du prêt est versée dans le compte bancaire dans un délai de 24 à 72 heures. Son financement en poche, l’entrepreneur peut se procurer de l’équipement, agrandir son commerce ou embaucher un nouvel employé. Ce dernier sera ainsi en mesure de concrétiser un projet d’affaires plus rapidement.

7. L’aide du gouvernement

Certains programmes gouvernementaux offrent aux PME des subventions et des contributions ainsi que des prêts et des garanties de prêt.

Au cours des 10 dernières années, les petites entreprises québécoises ont bénéficié de 76 000 prêts consentis. Elles ont reçu plus de 9,4 milliards de dollars sous forme de financement garanti par des actifs.

À titre d’exemple, le Programme de développement économique du Québec propose une contribution remboursable pour couvrir jusqu’à 50 % des dépenses de démarrage. Le Programme de financement des petites entreprises du Canada, de son côté, aide les petites entreprises à obtenir des prêts auprès d’établissements financiers en partageant le risque avec les prêteurs.

Il est très important de prendre le temps de bien évaluer chacune des sources d’investissement. Faire le bon choix, selon votre type de profil et votre projet, influencera favorablement la trajectoire de votre jeune entreprise!

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Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

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