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Retraite : nos conseils pour planifier le calcul du décaissement

10 septembre 2020 par Banque Nationale
Calculer le décaissement pour la retraite

Établir une stratégie de décaissement pour la retraite comporte plusieurs avantages. Quand vient le temps d’utiliser votre épargne à la retraite, plusieurs scénarios sont possibles, mais ils ne sont pas toujours simples à comprendre. Voici un tour d’horizon, en 6 questions, avec un expert.

Pourquoi avoir une stratégie de décaissement pour sa retraite ?

Avec l’espérance de vie qui augmente, les retraites s’allongent également. C’est une des raisons qui devrait vous pousser à mettre en place une bonne stratégie de décaissement pour profiter pleinement de votre retraite. « Une stratégie de décaissement de vos actifs va prévenir l’érosion de vos revenus à la retraite, tout en vous assurant également de payer le moins d’impôt possible », affirme Mohamed Wakkak, planificateur financier et conseiller senior à la Banque Nationale.

Certains retraités pigent chaque mois dans leurs économies sans prendre en compte les règles et lois fiscales. « Avoir un plan de décaissement va vous assurer de profiter au maximum de votre épargne et de vos placements. »

Qu’est-ce qui peut être décaissé et dans quel ordre ?

Tout dépendant de votre situation financière et de vos conditions de travail, vous pourriez vous retrouver avec une très longue liste de véhicules d’épargne à décaisser une fois à la retraite :

  • Compte épargne non enregistré
  • Compte d’épargne libre d’impôt (CELI)
  • Régime enregistré d’épargne-retraite (REER)
  • REER immobilisé
  • Régime de participation différée aux bénéfices (RPDB)
  • Compte de retraite immobilisé (CRI)
  • Tout cela s’ajoute également au régime de votre employeur, au Régime des rentes, à la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV), etc.

Que devriez-vous retirer en premier ? « La règle de base dans le décaissement de ses placements est de commencer par tout ce qui est non enregistré, puis le CELI. On ne touche pas au REER le plus longtemps possible, dans le but de le laisser à l’abri de l’impôt et d’avoir moins de revenus imposables. »

Mais il existe des exceptions comme chaque situation est unique. « Avec les mesures gouvernementales qui bonifient les prestations provinciales et fédérales, si on les reporte à plus tard, il vaut mieux parfois décaisser ses REER en premier lieu. Le début des prestations de la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et du Régime de rentes du Québec (RRQ) peut être reporté jusqu’à l’âge de 70 ans, ce qui permet des prestations majorées de 36 % et de 42 %, respectivement. »

Faut-il revoir sa stratégie de décaissement si ses investissements ont diminué ?

« En principe, non », répond Mohamed Wakkak. Si vous êtes à la retraite et que vous avez fait faire votre stratégie de décaissement par un conseiller, celle-ci devrait normalement tenir compte d’éventuelles fluctuations du marché. Mais si vous approchez de la retraite et que vous avez des doutes sur votre avenir, vous pourriez contacter votre conseiller pour avoir une discussion sur votre stratégie en place et vous assurer que vous êtes toujours sur la bonne voie avec votre épargne et vos placements.

D’un autre côté, si vous n’avez toujours pas de plan de décaissement pour votre future retraite et que les fluctuations du marché vous inquiètent, c’est peut-être le moment idéal pour passer à l’action et rencontrer un conseiller pour bâtir votre stratégie et vous assurer la paix d’esprit.

Vous êtes à la retraite et vous pigez de façon aléatoire, tous les mois, dans vos investissements ? Transformez les fluctuations du marché en opportunité de prendre rendez-vous avec un conseiller afin d’établir une stratégie de décaissement en bonne et due forme. Selon Mohamed Wakkak, il n’est jamais trop tard pour bâtir un plan solide.

« Si vous avez un plan de décaissement en place. Contactez une fois par année votre conseiller pour vérifier si votre stratégie tient encore la route ou pour l’informer de changements importants à ce qui a trait à votre situation financière », ajoute Mohamed Wakkak.

Quand faut-il convertir son REER en FERR et pourquoi ?

Avant de répondre à cette question, rappelons que le FERR (Fonds enregistré de revenus de retraite) a pour but de transformer votre épargne retraite en revenus. Et pour répondre à la question, vous devez transférer votre REER dans un FERR au plus tard le 31 décembre de l’année où vous fêterez vos 71 ans.

Le gouvernement a créé les REER pour vous faire épargner à l’abri de l’impôt, tout au long de votre vie active, et amasser des économies en prévision de la retraite. À partir de 71 ans, vous serez dans l’obligation de tout transférer dans un FERR et de retirer chaque année un pourcentage minimum de votre épargne placée dans ce dernier. Ces retraits seront imposables et considérés comme un revenu. Vous devrez donc payer de l’impôt. « Mais attention, comme vos revenus, une fois à la retraite, devraient être moins importants, votre taux d’imposition sera moins élevé », nuance Mohamed Wakkak.

« Il y a deux seuils de revenu annuel auxquels il faut être attentif lors du décaissement de vos REER ou FERR : sous les 20 000 $ environ (perte possible du supplément de revenu garanti [SRG]) et au-dessus de 79 054 $ (récupération de la PSV). Si vos revenus avoisinent ces montants, vous aurez de l’impôt à payer, et pourriez perdre une partie de votre SRG ou de votre PSV. »

Contrairement à la croyance populaire, vous pouvez ouvrir un FERR à n’importe quel âge. Par exemple, un FERR pourrait s’avérer pratique pour une personne qui désire prendre sa retraite à 55 ans. Encore là, il est préférable de discuter de ses objectifs de retraite avec un expert afin de trouver le bon moment pour transférer ses REER dans un FERR.

Quels sont les avantages de faire appel à un conseiller pour le décaissement ?

Bien que vous puissiez trouver une foule de conseils sur le Web, un bon plan de décaissement devrait être personnalisé et tenir compte de votre situation financière.

Vous avez épargné pour votre retraite pendant des années, il serait dommage de ne pas profiter au maximum des sommes amassées.

« Au-delà de l’accompagnement, votre planificateur vous posera une foule de questions sur vos objectifs et vos projets à la retraite. Selon les besoins des clients, il n’est pas rare d’offrir aux gens différents scénarios. Il est aussi possible de fractionner votre revenu avec votre conjoint. C’est une option qui pourrait réduire l’impôt à payer. »

Quelles sont les questions à se poser et que faut-il apporter comme documents ?

Avant de rencontrer votre conseiller, il sera essentiel de vous préparer. Outre les papiers importants : rapport d’impôt, avis de cotisation, états sur vos placements, fonds de pension; vous devrez avoir pris le temps de réfléchir à votre retraite.

Quel sera votre coût de la vie une fois à la retraite ? Vos dépenses mensuelles ? Le revenu minimum par année qu’il vous faudra ? Voulez-vous acheter une tente-roulotte ? Toutes les années ou tous les cinq ans ? Devrez-vous refaire la toiture de la maison dans dix ans ? Changer la voiture dans 5 ans ? Si vous tombez malade, serez-vous capable de payer des soins à domicile ?

« Plus les gens nous donnent d’informations sur leur objectif et leurs projets, plus leur plan de décaissement sera précis et ils pourront profiter pleinement de leur retraite », conclut Mohamed Wakkak. 

Nos conseillers peuvent vous aider à planifier votre retraite.

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