Particuliers
Accueil Comptes bancaires
Cartes de crédit
Emprunts
Hypothèque
Épargne et placements
Assurances
Conseils
Entreprises
Accueil Mon entreprise
Solutions bancaires
International
Financement
Placements
Conseils et outils
Gestion de patrimoine
Accueil
FERMER

Vendre sa maison : l'art de fixer le bon prix

06 mars 2016 par Banque Nationale
Vendre sa maison : l’art de fixer le bon prix

S’il y a une décision qui peut être coûteuse, c’est bien celle de vendre sa maison à un mauvais prix. Trop cher ? On pourrait faire fuir les acheteurs et perdre un temps précieux. Pas assez cher ? C’est de l’argent qu’on laisse peut-être sur la table... Comment fixer un prix « juste » pour la vente de sa propriété ?

Contenu

Simon Beauchemin, évaluateur agréé, nous fait part de son approche lorsqu’il est mandaté par des futurs vendeurs, des acheteurs intéressés ou des institutions financières qui souhaitent obtenir une opinion impartiale sur la valeur marchande d’une maison.

Vendre sa maison : les facteurs influençant son prix

M. Beauchemin y va d’emblée d’un avertissement : « La valeur émotive ne devrait pas influencer le prix d’une maison. Il faut s’en dissocier. »

La valeur d’une maison varie plutôt selon des facteurs bien concrets : son secteur, la dimension du terrain et de la superficie habitable, le nombre de pièces, la présence d’un garage, la qualité de l’enveloppe extérieure (toit, brique, fenêtres, fondations) et celle de la finition intérieure -en particulier celle de la cuisine et des salles de bain. Chacun de ces attributs a son prix sur le marché, qui diffère selon les secteurs et le type de propriété. Alors que ce n’est probablement pas le cas de la qualité du bois exotique qu’on a magasiné pendant des semaines pour le plancher du sous-sol…

Et l’évaluation foncière ?

Ces facteurs sont aussi considérés dans l’évaluation foncière faite par la municipalité, indique Simon Beauchemin. « Le problème avec l’évaluation foncière, poursuit-il toutefois, c’est qu’elle est en général déphasée. La valeur aujourd’hui d’une maison d’un point de vue municipal est basée par exemple sur le rôle de juillet 2012. Or, si on doit vendre sa maison dans un marché très actif, comme le Grand Montréal, on aura certainement un écart entre la valeur marchande proposée par un évaluateur agréé et l’évaluation foncière. Il s’en passe des choses en quatre ans ! »

L’évaluation foncière à elle seule ne devrait donc pas être un critère dans la fixation du prix pour vendre sa maison. L’évaluateur agréé met aussi en garde contre la croyance voulant qu’on puisse lui appliquer un simple ratio : il ne suffit pas simplement d’afficher sa maison à un prix 1,5 fois plus cher que l’évaluation municipale... « Ces ratios varient selon le marché et le type de propriété », dit M. Beauchemin.

La maison dans le marché

Le « bon prix » dans un marché concurrentiel dépend grandement de celui des autres maisons en vente, d’où l’importance de vérifier ce que l’on nomme les comparables.

« Après avoir visité la maison, avant d’émettre notre opinion sur sa valeur marchande, on doit impérativement la placer dans le contexte concurrentiel actuel », explique M. Beauchemin.

On peut donc regarder le prix auquel se sont vendues les propriétés semblables avoisinantes au cours des derniers mois, mais aussi (et surtout) s’attarder sur celles qui sont dans le marché en même temps que la nôtre. Un courtier immobilier qui connaît bien le secteur dans lequel on souhaite vendre sa maison est alors un allié précieux pour nous orienter vers un prix concurrentiel.

« S’il y a 20 autres copropriétés en vente dans notre secteur, on sera peut-être plus souple que si on a un produit considéré comme rare », donne en exemple l’évaluateur agréé. Après tout, on n’échappe pas à la classique relation entre l’offre et la demande.

La situation familiale et financière

« Il y a ce que notre maison vaut selon le marché, et il y a notre situation personnelle », dit enfin Simon Beauchemin. Par exemple : une personne qui doit vendre sa maison rapidement pour cause de déménagement outre-mer devra peut-être revoir son prix à la baisse comparativement à une famille qui a tout son temps. La situation personnelle d’un propriétaire influence donc d’une certaine façon le « bon prix » pour sa maison.

De la même façon, il faut considérer l’hypothèque attachée à la propriété. Si l’évaluation de la valeur marchande suggère un prix qui ne couvre pas le montant de la dette, il serait peut-être préférable de repousser la vente jusqu’au moment où le marché sera plus favorable...

 

Notes légales 

Toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Banque Nationale du Canada.

Les articles et renseignements accessibles sur ce site Internet sont protégés par les lois sur le droit d'auteur en vigueur au Canada ou dans d'autres pays, le cas échéant. Les droits d’auteur dans ces articles et renseignements peuvent appartenir à la Banque Nationale du Canada ou à d'autres personnes. Toute reproduction, rediffusion, communication par télécommunication, incluant par référence via un hyperlien, ou toute autre utilisation non explicitement permise, de la totalité ou d’une partie de ces articles et renseignements, est interdite sans le consentement préalable et écrit de leur titulaire respectif.

Le contenu de ce site ne doit en aucune façon être interprété, considéré ou utilisé comme s’il constituait des conseils d’ordre financier, juridique, fiscal ou autre. La Banque Nationale et ses partenaires en contenu ne peuvent être tenus responsables des dommages que vous pourriez subir dans le cadre d’une telle utilisation.

Nous tenons à vous informer que l'information présentée sur ce site web, qu'elle soit d'ordre financier, fiscal ou réglementaire, pourrait ne pas être valable à l'extérieur de la province du Québec.

Cet article est offert par la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe à titre informatif seulement. Il ne crée aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe et le contenu des programmes et des conditions qui y sont décrits est sujet à changement.

Les hyperliens contenus dans cet article pourraient rediriger vers un site externe qui n’est pas administré par la Banque Nationale. La Banque ne peut être tenue responsable du contenu de ce site externe ni des dommages résultant de son utilisation.

Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

Catégories

Catégories