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6 façons de financer votre entreprise

17 novembre 2020 par Banque Nationale
Financement pour entreprise

Choisir le financement qui convient à votre entreprise est primordial. Avant d’entamer le processus, vous devez documenter votre projet et élaborer un plan pour le futur, mais surtout prendre le temps de déterminer quels sont vos besoins réels et d’évaluer les options qui s’offrent à vous. Nos experts, Geneviève Turbide-Potvin et Luc Ménard, répondent à vos questions.

La première étape : déterminez vos besoins

D’abord, le type de financement dont vous aurez besoin dépend du stade de développement de votre entreprise. Êtes-vous en démarrage d’entreprise, en continuité, en acquisition ou en croissance? Il s’agit de la première question à vous poser. 

Puis, vous devrez déterminer le besoin réel pour lequel vous sollicitez ce financement. Que vous cherchiez à soutenir une croissance ou à financer de l’équipement, voire l’acquisition d’une autre entreprise, les meilleures options de financement ne seront pas les mêmes. 

Quelles sont les principales sources de financement pour entreprise?

1. Les campagnes de sociofinancement

Cette forme de financement est souvent utilisée avant même la commercialisation d’un produit ou d’un service. Elle permet de recueillir des contributions individuelles par l’entremise de plateformes en ligne. « Le sociofinancement est tout à fait pertinent lorsque vous êtes en développement de produit ou d’idée et que vous vous rapprochez de la commercialisation, sans toutefois avoir engrangé de ventes concrètes », explique Geneviève Turbide-Potvin, vice-présidente, Solutions transactionnelles & Financement, Entreprises à la Banque Nationale. 

2. L’investissement personnel

Vos économies pourraient servir à financer votre projet dès son démarrage. Ainsi, vous démontrez à votre banque et aux investisseurs potentiels que vous croyez en votre plan d'affaires. De plus, un bon démarrage demande un équilibre dans les sources de financement.

La valorisation de votre propriété pourrait vous permettre de financer en partie votre entreprise en démarrage. « C’est une bonne façon de se financer à très bas taux d’intérêt, ce qui donne une chance quand on commence en affaires. De plus, lorsque le financement particulier est bien segmenté, vous pouvez faire la déduction de ces intérêts pour investissement », poursuit l’experte.

3. L’argent des proches ou « love money »

Votre conjoint, un membre de votre famille ou un ami, pourrait vous prêter une somme que vous rembourserez lorsque l’entreprise en démarrage générera des profits. « Si vous optez pour cette option, le meilleur conseil que je peux vous donner, c’est d’avoir une convention des actionnaires ou une convention de prêt très, très claire, précise Geneviève Turbide-Potvin. Ça évite les chicanes de famille ultérieures. »

Les prêteurs pourraient également vous demander de détenir une participation dans votre entreprise. D’où l’importance, encore une fois, d’avoir une convention des actionnaires en place.

4. Les subventions et programmes de financement 

Différents programmes de financement et subventions pour entreprises sont offerts tant au fédéral qu’au provincial. Dans le contexte actuel, plusieurs nouveaux programmes ont d’ailleurs été annoncés, que l’on pense à la subvention salariale d’urgence ou au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes.

« Votre directeur de compte s’assure d’être à l’affût des subventions salariales, ainsi que de tous les programmes et différents partenaires financiers qui peuvent être avantageux pour les entrepreneurs, ajoute l’experte. Le banquier, c’est un peu le quart-arrière de l’entrepreneur. Il doit bien connaître ce qui est disponible sur le marché. » 

Plus vous incluez votre directeur de compte en amont et de façon transparente dans votre processus de réflexion et de négociation, plus il sera en mesure de vous aiguiller adéquatement. « Il pourrait vous recommander des subventions ou programmes afin de compléter votre montage financier. La contribution de partenaires financiers provinciaux et canadiens peut alors permettre à votre banque d’être plus flexible sur certaines conditions de crédit, et vous offrir ainsi un support mieux adapté à vos besoins », précise Geneviève Turbide-Potvin .

5. Le financement bancaire

Il s’agit du financement traditionnel. Votre directeur de compte vous aidera à déterminer le produit bancaire approprié pour vos besoins afin d’assurer que votre bilan financier est équilibré. En règle générale :

  • Le financement à court terme doit être utilisé pour des besoins à court terme. Pour financer des recevables ou une augmentation des besoins en stock, par exemple, la marge de crédit opérationnelle est à considérer. 
  • Pour des besoins à moyen ou à plus long terme, toutefois, comme le financement d’équipement et l’achat d’une entreprise ou d’un immeuble, le prêt à terme et le prêt immobilier sont de meilleures options. Le terme de ce type de prêt sera normalement harmonisé avec la durée de vie utile du bien.

« Un point important à garder en tête, c’est qu’en financement traditionnel, la banque cherche à s’investir dans l’entreprise jusqu’à la hauteur d’environ trois fois sa valorisation, soit l’avoir des actionnaires au bilan, explique Geneviève Turbide-Potvin . N’oubliez pas de conserver vos bénéfices engendrés dans l’entreprise, afin d’y réinvestir, puisqu’on s’attend à maintenir cet équilibre entre l’implication de la banque et celle de l’entrepreneur, même en période de croissance soutenue. »

6. Le financement privé

Après avoir obtenu une proposition de financement de votre banque, vous pourriez aussi choisir de vous associer à un investisseur, qui idéalement partage la même vision que vous pour votre entreprise. 

La grande famille du placement privé compte deux catégories :

  • Le capital de risque, qui est pour les entreprises qui n’ont pas atteint le seuil de la profitabilité, ou dont le projet est associé à une nouvelle technologie ou à une nouvelle façon de faire. Ces investissements sont intéressants, mais risqués pour les investisseurs. Le rendement attendu est donc élevé.
  • Le capital de croissance ou de développement, qui concerne les entreprises qui ont déjà des produits et des parts de marché. Le capital de croissance convient aux projets de modernisation, d’acquisition, de développement à l’international et de transfert d’entreprise, par exemple. 

Si vous faites l’acquisition d’un compétiteur et que sa rentabilité provoque de l’incertitude, le placement privé pourrait être une bonne option de financement pour vous. « Ça devient intéressant de joindre un partenaire investisseur ou en placement privé, dit Geneviève Turbide-Potvin . Il est souvent plus patient, donc il offrira des conditions de financement plus souples, des moratoires et des amortissements plus longs. Ça permet à l’entreprise de vivre cette intégration de façon plus agréable. »

Chaque investisseur aura une patience, des attentes et une stratégie différente. « Pour trouver le bon profil d’investisseur pour votre projet, ça vaut la peine de prendre le temps de déterminer à qui vous voulez vous adresser, et ce, avant même de contacter des firmes d’investissement, conseille Luc Ménard, vice-président exécutif et directeur général et chef des placements privés à la Banque Nationale. Vous pourriez parler à d’autres entrepreneurs qui font déjà affaire avec des investisseurs externes. »

En placement privé, vous ouvrez votre capital-actions et cédez une participation de votre entreprise à l’investisseur. L’implication de ce dernier peut servir au rachat d’une partie des actions des propriétaires, ou encore à injecter une somme d’argent dans l’entreprise pour réaliser certains projets. Dans tous les cas, ce nouveau partenaire deviendra votre associé pour le futur. Il vous accompagnera dans la création de valeur de votre entreprise, et cette relation d’affaires cheminera en moyenne pendant cinq à dix ans.

Et du côté de l’investisseur, au-delà des chiffres d’affaires et des projections, la compétence de la direction d’une entreprise est un critère primordial dans sa décision d’investir ou non. L’investisseur cherche à s’associer à un entrepreneur expérimenté qui sait communiquer sa vision de façon claire. Il voudra déterminer à quel type d’entrepreneur il a affaire, pour s’assurer de la compatibilité et de la complémentarité dans le partenariat. En effet, pour Luc Ménard : « L’équipe de direction, c’est le critère numéro un. Les investisseurs veulent s’associer à des entrepreneurs qui ont une équipe complémentaire et qui n’ont pas peur de s’entourer de gens plus forts qu’eux dans certains secteurs. »

Qu’est-ce qui déterminera l’obtention du financement? 

Pour obtenir du financement, vous devrez documenter votre projet et fournir un dossier complet. Et si vous n’êtes pas connu de l’institution financière ou de l’investisseur auquel vous vous adressez, vous devrez bâtir un dossier encore plus exhaustif. Ce dernier devra regrouper vos informations financières à jour et vos projections afin que la capacité de remboursement de votre entreprise soit établie, une donnée essentielle dans l’obtention du financement selon Geneviève Turbide-Potvin . « Si vous allez vers une acquisition, la banque va alors chercher à savoir quelle est la mise de fonds du propriétaire, soit sa contribution dans le projet. Et pour déterminer la faisabilité de ce projet, elle va demander des informations financières à jour, voire des projections », ajoute-t-elle.

La performance financière de votre entreprise sera examinée en fonction de différents ratios, et parfois comparée à celle d’autres joueurs qui se trouvent dans une industrie semblable à la vôtre. Votre historique de rentabilité permettra à la banque et aux investisseurs de s’assurer que votre entreprise n’est pas surendettée, que vous avez su prendre les bonnes décisions tout au long de sa croissance et que le plan que vous proposez est cohérent et réaliste.

Pour le financement d’une entreprise en démarrage, qui ne détient donc pas d’historique financier, ces critères seront cruciaux dans l’obtention de financement : le secteur d’activité, la taille du marché visé, l’application ou l’avantage compétitif que le produit ou le service à développer procurera.

Vous devrez aussi être en mesure de résumer clairement votre projet et votre vision. Lors des rencontres avec votre institution financière et vos investisseurs potentiels, vous aurez à répondre à des questions liées à vos stratégies de commercialisation et de production, à votre positionnement et à la concurrence. 

Pour plusieurs entrepreneurs, l’obtention de financement, c’est le moment où « ça passe ou ça casse ». Bien préparer votre projet pourrait faire toute la différence.

Un expert saura vous présenter les meilleures solutions pour vous.

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