Particuliers
Accueil Comptes bancaires
Cartes de crédit
Emprunts
Hypothèque
Épargne et placements
Assurances
Conseils
Entreprises
Accueil Mon entreprise
Solutions bancaires
International
Financement
Placements
Conseils et outils
Gestion de patrimoine
Accueil
FERMER

Diriger un média au 21e siècle : l’expérience de Douglas Soltys

01 août 2017 par Banque Nationale
Running a media outlet in the twenty-first century: Douglas Soltys’ story

Lorsqu’il a racheté, un média d’information 100% numérique consacré au milieu des start-up et aux technologies, le Torontois Douglas Soltys avait déjà dirigé plusieurs publications du même genre. Alors que l’ensemble du monde des médias était en crise, il savait quelle voie emprunter pour faire de sa propre start-up un succès.

Contenu

À l’occasion du StartupFest, il partage avec la Banque Nationale quelques éléments de son modèle d’affaires.

Une troisième vie

Le 26 février dernier, Betakit Incorporated soufflait sa première chandelle. Il s’agit de la troisième incarnation de cette publication web. Elle a d’abord été la propriété d’un grand groupe média, avant d’être rachetée par une autre entreprise, pour finalement devenir complètement autonome.

Compliqué ?

« C’est une histoire un peu plus désordonnée que celle de la plupart des entrepreneurs, dit Douglas Soltys. Mais je pense que ça vous donne une bonne idée du type de compagnie que nous sommes. »

Une entreprise dynamique, donc. Même si le mot « survivre » revient à intervalle régulier dans les paroles du rédacteur en chef, les choses vont bien, assure-t-il.

« L’entreprise en tant que tel génère des revenus, paie des employés, survit, et croît. C’est un processus de la survie jusqu’à la réussite. On va continuer ! »

Sortir du modèle traditionnel

Si les affaires vont bien, c’est peut-être parce que Douglas Soltys y consacre l’équivalent de trois emplois à temps plein, dit-il en rigolant. Mais, plus sérieusement, c’est parce qu’il a tout de suite su éviter les pièges qui guettent les jeunes publications.

L’entrepreneur de 33 ans, qui dirige une équipe d’une dizaine d’employés depuis ses bureaux de Toronto, n’a pas voulu fonctionner selon le système habituel des bannières publicitaires. Et pour cause : dans son entreprise précédente, il en a testé les limites. « En 2008, quand la crise financière mondiale a frappé, nous allions très bien, nous étions en croissance, nos publications avaient la cote », dit-il. Mais tous les gens qui nous achetaient des espaces publicitaires ont fait faillite. Nous ne vendions plus notre inventaire, alors nous avons nous-mêmes fait faillite. C’était hors de notre contrôle. »

Dépendre de bannières publicitaires « est un modèle d’affaires qui exige que l’on fasse des publications tout le temps, poursuit M. Soltys. Il faut avoir toujours plus de pages vues. Ça crée une déconnexion entre la qualité du journalisme et les reportages publiés. »

Quelques explications s’imposent. Les acheteurs de publicité numérique paient pour des blocs « d’impressions », facturés généralement à coup de 1000 pages vues. Si une bannière est vue 1000 fois, le site web facture un certain montant. Plus le site web sera fréquenté, plus vite la commande de l’acheteur sera écoulée. D’où la pression, sur l’éditeur, de générer beaucoup de trafic sur son site.

« Quand on en demande toujours plus, et c’est ce que l’on voit dans plusieurs publications, surtout en tech , on se rend compte que le mandat principal ne devient qu’un des aspects parmi d’autres de la couverture, observe Douglas Soltys. Ils écrivent des articles sur des bandes-annonces de films ou des top 10 de ceci et cela, parce qu’ils savent que cela sera partagé. Il a été clair dès le début de Betakit que ce ne serait pas la voie qu’on allait prendre », ajoute-t-il.

Une approche de partenariat pour du contenu riche

« Nous essayons de créer le plus de valeur possible pour notre audience cible, explique Douglas Soltys. La plupart de nos revenus proviennent de partenariats et de commandites. »

Il faut dire qu’en couvrant de façon très spécifique le milieu des start-up, des nouvelles technologies et de l’innovation, Betakit touche un lectorat très ciblé qui partage un certain nombre d’intérêts.

« Nous pouvons alors aller voir des partenaires, qui ont besoin de parler à notre lectorat, et voir avec eux ce que nous pouvons faire pour informer nos lecteurs sur leurs produits et services », dit Douglas.

Mais attention, « nous ne produisons que du contenu de qualité qui est d’intérêt pour nos lecteurs », précise-t-il. Ainsi, pas question de « prendre l’argent des compagnies en se bouchant le nez et en publiant n’importe quoi. Ça fait en sorte que nos partenaires sont contents et, de notre côté, que l’intégrité de notre marque est respectée », ajoute-t-il.

Récemment, Betakit a produit une série de reportages sur la santé mentale, réalisée en collaboration avec une compagnie d’assurance. Le sujet était d’importance à la fois pour le lectorat et pour l’assureur, mais aussi pour l’équipe de Betakit . « Ce n’est pas une publicité », affirme l’entrepreneur. Le traitement du sujet reste purement journalistique.

Betakit produit par ailleurs un podcast dédié au monde des start-up, ainsi que des vidéos et des infolettres dans lesquelles des partenaires peuvent publier du contenu.

Un entrepreneur qui parle des entrepreneurs

Douglas Soltys a connu tous les hauts et les bas de la gestion d’une entreprise, ce qui constitue « un avantage compétitif » pour Betakit , selon lui.

Cela crée « de l’empathie » dans le traitement des sujets. « Les entreprises peuvent se tromper, les choses peuvent mal se passer. On ne cherche pas à être sensationnaliste, on rapporte les choses assez directement, parce qu’on sait ce que c’est que d’être une start-up. »

Faire des reportages sur les start-up lui permet également, ainsi qu’à son équipe, de vraiment comprendre comment les choses se passent dans les entreprises en démarrage. Voire d’éviter les erreurs commises par d’autres.

C’est cette connaissance essentielle du terrain qui lui permet de mener à bien la destinée de Betakit , au-delà de la survie.

Notes légales 

Toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Banque Nationale du Canada.

Les articles et renseignements accessibles sur ce site Internet sont protégés par les lois sur le droit d'auteur en vigueur au Canada ou dans d'autres pays, le cas échéant. Les droits d’auteur dans ces articles et renseignements peuvent appartenir à la Banque Nationale du Canada ou à d'autres personnes. Toute reproduction, rediffusion, communication par télécommunication, incluant par référence via un hyperlien, ou toute autre utilisation non explicitement permise, de la totalité ou d’une partie de ces articles et renseignements, est interdite sans le consentement préalable et écrit de leur titulaire respectif.

Le contenu de ce site ne doit en aucune façon être interprété, considéré ou utilisé comme s’il constituait des conseils d’ordre financier, juridique, fiscal ou autre. La Banque Nationale et ses partenaires en contenu ne peuvent être tenus responsables des dommages que vous pourriez subir dans le cadre d’une telle utilisation.

Nous tenons à vous informer que l'information présentée sur ce site web, qu'elle soit d'ordre financier, fiscal ou réglementaire, pourrait ne pas être valable à l'extérieur de la province du Québec.

Cet article est offert par la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe à titre informatif seulement. Il ne crée aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe et le contenu des programmes et des conditions qui y sont décrits est sujet à changement.

Les hyperliens contenus dans cet article pourraient rediriger vers un site externe qui n’est pas administré par la Banque Nationale. La Banque ne peut être tenue responsable du contenu de ce site externe ni des dommages résultant de son utilisation.

Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

Tags:

Catégories

Catégories