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Ciblez un secteur d’activité porteur pour lancer votre entreprise

14 avril 2015 par Banque Nationale
growth industries

Si vous songez à vous lancer en affaires, le choix d’un secteur d’activité porteur donnera à votre future entreprise de meilleures chances de réussir. Avant de faire le saut, une analyse s’impose pour vérifier si votre idée est prometteuse!

Contenu

D’abord, il est important de comprendre ce qu’est un secteur d’activité porteur. En France, la Commission Attali, chargée de faire des recommandations pour relancer l’économie du pays, a précisé qu’il s’agit de tous les secteurs dont le taux de croissance est particulièrement élevé... et a le potentiel de rester élevé. Un secteur d’activité porteur permet plus facilement l’émergence de nouveaux acteurs, comme l’arrivée de Google dans le marché des voitures autonomes.

Cela dit, au moment de trouver un secteur d’activité porteur, l’entrepreneur en démarrage doit tout de même réfléchir à ses ressources, à ses compétences et à ses ambitions. Il doit aussi tenir compte de l’environnement dans lequel il évolue : ses contacts, le besoin qu’il a défini, l’offre et la demande du marché.

Facteurs déterminants des secteurs d’activité porteurs

Il existe trois grandes mesures permettant de dresser un portrait juste du potentiel d’un secteur d’activité.

Le capital de risque

Si un secteur attire des investisseurs en capital de risque (CR), c’est parce que son potentiel de croissance compense le peu de garanties qu’on obtient en y investissant. L’analyse du CR permet de dégager des tendances et, par conséquent, de déceler des secteurs porteurs. Selon les plus récentes statistiques, près du tiers des investissements canadiens ont été faits au Québec. Au total, ces investissements ont atteint 1,1 milliard de dollars canadiens, répartis dans 144 compagnies.

La croissance du CR canadien est surtout attribuable au secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), qui mobilisait près de la moitié (41,5 %) du total des investissements en 2016. L’activité de financement a également privilégié d’autres secteurs au Québec, comme les entreprises des sciences de la vie, celles du secteur traditionnel (entreprises peu liées aux technologies) et celles du secteur des technologies propres et énergétiques.

L’investissement

L’analyse des données sur les dépenses en immobilisations de Statistique Canada permet aussi de déterminer si le secteur choisi offre du potentiel. Si on prévoit de plus fortes immobilisations dans un secteur, ce dernier sera considéré comme porteur. Par exemple, en 2016, la gestion de sociétés et d’entreprises a connu une croissance fulgurante par rapport à 2015 (+ 251 %). Les services immobiliers et les services de location et de location à bail ont aussi connu une croissance appréciable de 57 % par rapport à 2015.

 

Par ailleurs, même si les augmentations ne sont pas aussi importantes pour le secteur de la fabrication, certains de ses sous-secteurs se sont distingués, soit la fabrication de machines et la fabrication de produits minéraux non métalliques.

La performance économique

Cette performance se mesure à l’aide du produit intérieur brut (PIB). Il s’agit en fait d’une mesure de création de la richesse qui permet notamment de déterminer la contribution à l’économie d’un secteur en particulier. En d’autres mots, plus la croissance du PIB est forte dans une industrie, meilleur est le potentiel de ce secteur.

Selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec, la hausse du PIB de 2,4 % entre 2014 et 2015 découlait en majorité du secteur des services (72,7 %), mais également des industries productrices de biens (27,3 %). D’autres secteurs ont connu une hausse notable au mois d’octobre 2017, y compris le commerce de gros, le commerce de détail et les services professionnels, scientifiques et techniques.

Ces statistiques parlent du présent, mais qu’en est-il de l’avenir? Le Conference Board du Canada prévoit que les exportations de biens et de services augmenteront à mesure que la hausse de la production de métaux et de minéraux non métalliques et que l’industrie aérospatiale contribueront à renforcer les perspectives d’exportation. Les mines, notamment, joueront un rôle de premier plan dans l’économie du Québec.

Trois secteurs d’activité porteurs en 2018 et 2019

Voici quelques secteurs à fort potentiel vers lesquels vous pourriez vous diriger.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC)

Le PIB de ce secteur était de 73 milliards de dollars en 2016. La même année, le secteur des TIC a connu une hausse de 2,3 % (près de deux fois le taux de croissance de l’ensemble de l’économie). Le sous-secteur des logiciels et des services informatiques est celui qui a connu la plus forte croissance. Il ne vous reste qu’à trouver la grande idée technologique pour faire le saut.

Les sciences de la vie

Ce secteur attrayant centré sur la santé et l’environnement est un incontournable pour l’économie du Québec. La Stratégie québécoise des sciences de la vie 2017-2027, lancée par le gouvernement du Québec, s’appuie sur un cadre financier de 205 millions de dollars pour les cinq prochaines années.

Le secteur agricole

De 2012 à 2016, le PIB du secteur agricole et agroalimentaire a augmenté de 11 %. Selon les perspectives émises par Québec, la valeur des exportations totales de produits agricoles et agroalimentaires augmentera entre 2016 et 2026.

En somme, il existe plusieurs secteurs d’activité porteurs, mais avant d’en choisir un, il faut bien étudier le marché dans lequel on souhaite démarrer et faire croître une entreprise. Dans ces secteurs en pleine expansion, la naissance de nouvelles entreprises est largement facilitée. Toutefois, même à l’intérieur de secteurs en apparence moins porteurs, des entrepreneurs avisés ont su tirer leur épingle du jeu!

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