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RVER ou REER collectif : lequel choisir?

26 mars 2015 par Banque Nationale
rver vs reer collectif

Depuis 2014, un nouveau régime de retraite s’est ajouté aux différentes solutions d’épargne déjà sur le marché. Il s’agit du RVER, qui coexiste maintenant avec le REER collectif.

Depuis 2014, un nouveau régime de retraite s’est ajouté aux différentes solutions d’épargne déjà sur le marché. Il s’agit du RVER, qui coexiste maintenant avec le REER collectif.

Le régime volontaire d’épargne-retraite (RVER) présente de grandes similitudes avec le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) collectif. Les deux sont des régimes d’épargne-retraite collectifs offerts par l’employeur. Chaque employé possède son propre compte, contribue au régime par des retenues salariales selon le montant qu’il a décidé, peut choisir ses placements et reçoit un remboursement d’impôt immédiat. Dans les deux cas, l’employeur peut cotiser pour son employé, mais il n’en a pas l’obligation. Ici s’arrêtent les ressemblances – voici les différences et les avantages.

Le RVER, qu’est-ce que c’est?

Le RVER a été mis en place en 2014 par le gouvernement québécois pour permettre à tous les travailleurs d’avoir accès à un régime d’épargne-retraite et les inciter à épargner en vue de leur retraite. Toutes les entreprises qui comptent au moins cinq employés visés par la loi et qui n’offrent pas déjà un REER collectif, un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ou un régime de pension agréé sont obligées d’offrir un RVER à leurs employés.

Les employés visés par la loi sont, principalement, les employés âgés de 18 ans ou plus qui travaillent à temps plein ou à temps partiel chez un employeur et qui ont au moins un an de service continu dans l’entreprise.

Qu’est-ce qui différencie les deux régimes?

Il existe deux grandes différences entre ces régimes.

La première : les frais de gestion. Tandis que le REER collectif ne comprend pas de limite sur ce plan, la loi stipule que les frais de gestion d’un RVER ne peuvent pas excéder 1,25 % pour l’option de placement par défaut et 1,5 % pour toute autre option.

La seconde : l’entreprise doit faire adhérer automatiquement tous ses employés visés par la loi au RVER. Libre à eux de se retirer ensuite en effectuant les démarches nécessaires dans les 60 jours suivant leur inscription.

Le RVER : simple, mais contraignant

D’un point de vue sociétal, le RVER a l’avantage d’engendrer un taux de participation généralement plus élevé qu’un REER collectif sans contribution de l’employeur vu son processus d’adhésion automatique. Ainsi, un plus grand nombre de Québécois arriveront à la retraite mieux préparés financièrement.

Autre avantage pour les employés : les cotisations au régime faites par l’employeur sont exemptées de charges sociales dans le cas du RVER, ce qui leur évite une réduction du montant versé par leur employeur à leur régime de retraite.

En revanche, le RVER est plus exigeant pour l’entreprise, car elle est obligée, entre autres, d’inscrire tous ses employés visés par la loi, ce qui alourdit ses tâches de gestion et de suivi.

Pour l’employé, l’éventail des options d’investissement est moins large et la part de l’employeur dans le RVER ne peut pas être utilisée pour autre chose que la retraite. Sauf exception, elle ne peut être retirée qu’après l’âge de 55 ans. Il s’agit donc d’une bonne façon de préserver son épargne en vue de la retraite, mais d’une solution somme toute peu flexible dans l’éventualité où il faudrait affronter certains aléas pendant la vie active (licenciement, maladie, divorce, etc.).

Le REER collectif, facile et souple

Le REER collectif présente, quant à lui, plusieurs avantages tant pour l’employeur que pour l’employé. « C’est le régime le plus flexible et le plus facile à administrer pour l’entreprise », constate Danick Lessard, conseiller en régimes de rentes collectives à Banque Nationale Assurances. L’entreprise peut notamment déterminer librement les contributions à ses employés alors que le RVER impose des règles visant l’égalité entre les employés par catégorie d’emploi.

Quant au travailleur, le REER n’impose pas de cotisation minimale. C’est l’employé qui décide du montant tandis que, avec le RVER, le choix est fait par défaut (3 % du salaire en 2018) tant que l’employé n’apporte pas de changement à son régime. Outre la souplesse, le grand avantage du REER collectif pour les employés est qu’il leur permet de profiter de frais de gestion réduits grâce à l’actif accumulé par l’ensemble des employés d’une entreprise. Pour des régimes de grande taille, il est possible de voir des frais inférieurs à ceux du RVER.

Enfin, toutes les contributions versées au REER collectif, tant par l’employé que par l’employeur, peuvent être utilisées à tout moment. Les sommes retirées sont toutefois ajoutées au revenu imposable de l’année de retrait.

Les deux régimes sont donc très différents et une analyse approfondie est de mise avant de faire un choix. Parce qu’opter pour un régime d’épargne-retraite adapté aux besoins de l’entreprise est avantageux autant pour les employés que pour l’employeur!

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