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Fluctuations du taux de change : comment protéger votre entreprise?

14 février 2020 par Banque Nationale
Comment gérer le risque de change

Dès que vous faites des affaires en devises étrangères, vous êtes soumis aux fluctuations du taux de change. Chaque variation du cours de la monnaie a un impact sur la somme que vous recevrez ou que vous devrez payer. Il existe plusieurs définitions du risque de change. Retenez celle-ci : une entreprise est exposée au risque de change lorsque la valeur de ses transactions et de ses investissements, voire sa viabilité, est affectée par la fluctuation des taux de change. Voici 5 conseils pour bien se protéger.

1. Toute activité à l’international rime avec risque de change

Vendre ou acheter à l’international implique de faire des transactions en devises étrangères. Or, le cours des monnaies évolue rapidement. En fonction de la hausse ou de la baisse du cours, votre facture pourrait être plus ou moins salée. Le cours monte et le montant à payer à un fournisseur augmente. Quand il baisse, l’une de vos ventes rapporte moins que prévu. Le prix et la qualité du produit ou du service n’ont pourtant aucunement changé. « En considérant ces enjeux, il peut être difficile de gérer la rentabilité de votre société. C’est une réalité que tout entrepreneur se doit d’apprivoiser », avoue d’emblée Salim Laaroussi, directeur, groupe solutions de gestion de risques, à la Banque Nationale.

2. Les conséquences du risque de change peuvent nuire à votre croissance

Les soubresauts des taux de change auront un impact sur la valeur future de votre entreprise et sur sa compétitivité à moyen ou long terme. C’est ce que nous appelons le risque de change de transaction. « Le fait de ne pas vous protéger face au risque de change pourrait exposer votre entreprise à des pertes substantielles », prévient Salim Laaroussi.  

Vous subirez une perte sèche si le cours a changé en votre défaveur entre le moment où vous réalisez une vente ou acceptez un devis et le moment où vous encaissez le paiement ou payez votre fournisseur. Même une minime variation aura des conséquences importantes sur votre rentabilité.

Le risque de change peut également être de nature économique. Les fluctuations des taux de change peuvent avoir un effet sur la valeur future de votre entreprise et sur sa compétitivité. Par exemple, une entreprise canadienne qui détient un actif aux États-Unis fait face au risque d’une dépréciation de la devise étrangère. À l’opposé, une entreprise canadienne ayant un financement bancaire aux États-Unis court le risque que la devise étrangère s’apprécie. Le passif à rembourser peut avoir une valeur plus élevée en dollars canadiens.

Le risque de change de consolidation, lui, existe quand les variations de taux de change ont des effets sur les états financiers de votre entreprise internationale et que vous devez consolider les résultats de vos filiales à l’étranger.

3. Il existe des façons simples de vous protéger face au risque de change

Des techniques internes et contractuelles sont parfois possibles. Des solutions financières sont aussi à votre disposition. Elles permettent de couvrir le risque, en partie ou en totalité, à votre discrétion. La couverture partielle – c’est-à-dire d’une portion seulement du risque de change potentiel – est la solution la plus souvent adoptée. « Choisissez-les selon votre tolérance au risque et l’analyse de votre réalité d’affaires », conseille M. Laaroussi.

4. Plusieurs solutions de couverture sont à votre disposition

Les solutions de gestion de risques – contrat à terme, swap, options, collier, et autres – sont faciles à utiliser. Elles sont très efficaces pour vous protéger du risque de taux de change. La plupart d’entre elles sont basées, directement ou indirectement, sur le taux de change à terme. Il s’agit du taux de change fourni le jour même par une institution financière pour une transaction d’achat ou de vente d’une certaine quantité d’une devise étrangère à une date ultérieure prédéterminée. « La meilleure solution consiste souvent en une combinaison de plusieurs produits et exige souvent les conseils d’un expert », ajoute-t-il.

5. Dotez-vous d’une politique de gestion du risque de change

Si vous transigez régulièrement en monnaies étrangères, il est plus prudent d’établir des lignes directrices qui encadrent la gestion du risque de change. La rédaction d’une politique de gestion du risque de change vous obligera à faire une analyse en profondeur et à planifier vos opérations futures. « Elle vous permettra aussi de vous poser les bonnes questions et de choisir les solutions les plus adéquates en amont. Bien sûr, elle devra être révisée régulièrement », affirme M. Laaroussi.

En terminant, ne pas gérer les risques financiers revient en quelque sorte à spéculer sur le futur de votre entreprise, tout en faisant le pari que les marchés vont bouger en votre faveur. Être bien protégé contre le risque de change réduit stratégiquement l’exposition d’une entreprise aux risques du marché et peut devenir un avantage sur la concurrence. 

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