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Le risque calculé, entrevue avec Diane Giard

01 avril 2016 par Banque Nationale
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Reconnue en 2014 comme l’une des 100 femmes les plus influentes au Canada par le Women’s Executive Network, Diane Giard, première vice-présidente à la direction Particuliers et Entreprises, ne cache pas son désir de voir les femmes rayonner davantage dans le monde des affaires.

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Nous lui avons a posé quelques questions au sujet des femmes par rapport à leur carrière et leur argent.

Les femmes et l’argent, est-ce encore un sujet tabou?

Diane Giard (DG) : La relation que les femmes ont avec l’argent évolue, mais certainement pas aussi rapidement que chez les hommes. Est-ce que c’est tabou? Non. Est-ce que les femmes ont une relation privilégiée ou favorable envers l’argent? Ça s’en vient, mais on n’est pas rendus là.

Est-ce que les femmes gèrent mal leur argent?

DG : Je ne dirais pas qu’elles le gèrent mal. De façon générale, on constate que les femmes ont une tendance à avoir un portefeuille d’investissement plus conservateur que les hommes, donc qui comporte moins de risque. Dans un marché donné, cette approche peut être bénéfique. Mais à long terme, en comparant avec un investisseur qui passe à travers différents cycles économiques, probablement que les femmes manquent des occasions.

Pourquoi, selon vous, les femmes ne prennent-elles pas encore assez de risques?

DG : Je crois que ça part de l’éducation que l’on reçoit. J’ai eu la chance et le grand bonheur d’avoir des parents qui ont cru en moi et qui m’ont dit que j’étais capable de faire tout que je voulais dans la vie, pourvu que j’y mette l’énergie nécessaire. Au lieu de remettre en question mes choix, ma mère me disait : « pourquoi pas? » Quand on dit à nos jeunes filles d’être prudentes dans tout, on développe ces réflexes-là. Vous savez, on va tous tomber à vélo. Ça va faire mal, mais on va se relever.

Avez-vous des conseils à leur donner pour mieux gérer leur argent?

DG : Tout d’abord, elles doivent se tenir au courant et être mieux éduquées sur les différentes possibilités financières. Ensuite, je leur suggère de prendre une partie du portefeuille avec lequel elles peuvent se permettre de spéculer. Par exemple, un 10 % du portefeuille qui ne les mettrait pas en péril si elles en perdaient l’entièreté. Car il faut acquérir des connaissances qui ne sont pas uniquement théoriques. C’est en le faisant qu’on finit par comprendre la tolérance au risque, par accepter les fluctuations des marchés et par reconnaître les moments où l’on peut profiter d’un marché. Il faut apprendre à vivre avec les émotions qui viennent avec ces distorsions-là dans le portefeuille.

Diriez-vous que les femmes sont mieux informées que les hommes?

DG : De façon générale, elles le sont. Même quand il s’agit d’accepter un emploi, les femmes vont analyser, peut-être un peu trop, chacune des compétences requises et calculer l’écart entre ce qui est demandé et ce qu’elles ont à offrir. À l’inverse, les hommes vont y aller de manière beaucoup plus sommaire. Ils prennent le risque. On voit ce même phénomène en investissement et même en entrepreneuriat.

Justement, quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes leaders en début de carrière?

DG : Je leur dirais d’apprendre à se connaitre et de faire l’exercice de définir leurs aspirations. Trop souvent, les jeunes femmes n’en ont aucune idée. Elles savent qu’elles veulent monter dans l’organisation et qu’elles en sont capables, mais elles ne peuvent pas identifier le rôle ultime qu’elles aimeraient jouer. On ne peut atteindre une destination si l’on ne la connait pas.

Toutefois, il faut se donner aussi le droit de changer d’idée en cours de route. Car ce qu’on veut à 25 ans peut être bien différent à 40 ans.

Quel est votre souhait pour les femmes d’affaires dans un avenir rapproché?

DG : Je souhaite qu’elles définissent leurs ambitions et qu’elles fassent tout en leur possible pour les réaliser. Que ce soit de faire plus d’argent ou d’accéder à certains postes, elles doivent s’organiser pour y parvenir.

Si elles n’expriment pas clairement leurs aspirations, c’est que les femmes craignent l’échec. Elles ont peur de ne pas réussir et de devoir s’excuser devant le monde. Un homme, lui, aura tendance à se relever et à repartir aussitôt.

Il faut prendre l’échec comme une occasion d’apprentissage. Quelqu’un m’a déjà dit qu’il ne s’agit pas de se donner le droit à l’échec, mais de s’en donner le devoir. Et pour vivre un échec, il faut prendre des risques. Tout part de ça.

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