Particuliers
Accueil Comptes bancaires
Cartes de crédit
Emprunts
Hypothèque
Épargne et placements
Assurances
Conseils
Entreprises
Accueil Solutions bancaires
Cartes de crédit
Financement
Placements
International
Plus que du bancaire
Conseils et outils
Gestion de patrimoine
Accueil
FERMER

COVID-19 : optimiser ses liquidités d’entreprise

22 avril 2020 par Banque Nationale
Calculer et optimiser les liquidités de son entreprise

Avec la situation causée par la COVID-19, plusieurs petites et moyennes entreprises font face à des défis supplémentaires pour assurer leur gestion. D’où l’importance d’effectuer un suivi serré de sa comptabilité et de ses liquidités, pour favoriser une saine gestion financière en temps de crise. Si vous êtes un entrepreneur, voici des conseils et des informations sur le calcul des liquidités et comment les optimiser. 

1. La clé? Surveiller l’état des flux de trésorerie

Pour Stéphane Henley, directeur solutions d’affaires, Ventes et Marketing chez Operio, les liquidités sont importantes pour les entreprises qui veulent minimiser les impacts de la COVID-19 sur leur gestion.

Selon M. Henley, il faut porter une attention particulière au flux de trésorerie (cash flow) afin de s’assurer d’optimiser l’utilisation des liquidités de l’entreprise. Les flux de trésorerie, ce sont les encaissements moins les décaissements. Ils sont influencés par le modèle d'encaissement de l'entreprise ainsi que par la façon dont elle paie ses dépenses courantes, comme les salaires, le loyer et les autres frais fixes, les achats, etc. « En estimant vos flux monétaires futurs, vous serez en mesure d’avoir une bonne idée du montant de trésorerie qu’il vous restera ou vous manquera à la fin du mois. »

Dans la situation actuelle, M. Henley conseille aux entrepreneurs de garder en tête que certaines variables pourraient changer la donne pour leurs calculs. « Dans l’équation plus haut, on suppose que tous les éléments d'actifs à court terme seront convertis en encaisse rapidement. Avec la COVID-19, rien n’est moins sûr. Est-ce que tous vos comptes clients seront encaissés selon les termes convenus? Vos clients sont dans la même situation que vous. Votre entreprise sera-t-elle en mesure de convertir ses inventaires en ventes au comptant ou en comptes clients? En temps de crise, il faut faire un suivi encore plus serré de votre gestion et de votre comptabilité d’entreprise. »

2. Établissez vos besoins de liquidités selon différents scénarios

Dans le contexte actuel, la baisse des encaissements liée aux délais de perception des comptes clients met une pression énorme sur les liquidités, alors que les obligations mensuelles continuent à entrer et doivent être payées.

C’est pourquoi M. Henley propose de faire des prévisions de trésorerie en anticipant trois scénarios différents (optimiste, réel et pessimiste) pour une période déterminée. Par exemple, vous pourriez, pour une période de trois mois, calculer trois différentes projections lors desquelles votre entreprise reprend ses activités début mai (positif), début juin (réel) et une autre, début juillet (pessimiste). Ces différentes projections vous donneront une vision plus claire du moment où vous pourriez avoir besoin des différentes mesures d’aide pour les entreprises, mises en place par les gouvernements et les institutions financières.

3. La rentabilité est importante, mais la liquidité est primordiale

« Vos états financiers peuvent démontrer une situation financière qui semble à première vue saine, mais où les niveaux élevés de comptes à recevoir et de stocks pourraient masquer un problème criant de manque de liquidités. Sans trésorerie ou financement adéquat, l’entreprise risquerait de ne pas pouvoir faire face à ses obligations liées aux achats, aux salaires, au loyer et aux autres frais fixes. Ce que vous voulez, c’est augmenter vos liquidités immédiatement », ajoute M. Henley.   

4. Posez des gestes concrets pour augmenter vos liquidités

Selon M. Henley, il existe plusieurs gestes que vous pourriez poser pour vous aider à augmenter vos liquidités. En voici quelques-uns :

  • « Percevez le plus de comptes clients possible. C’est primordial et un effort important doit être mis en œuvre pour récupérer ces sommes. N’oubliez pas que vos clients sont dans la même situation que vous. Songez à leur offrir, dans certains cas, des escomptes si vous pensez que cela peut accélérer l'encaissement. »
  • « Dans la mesure du possible, réduisez les niveaux d’inventaire en tentant de les monétiser. »
  • « Analysez toutes les nouvelles mesures d’allègement et d’aide financière mises en place par les gouvernements et par vos partenaires financiers. Faites des demandes pour les programmes auxquels vous êtes admissibles et qui pourraient vous permettre de souffler. Elles sont répertoriées ici. »
  • « En dernier recours, utilisez votre marge de crédit, si vous en avez une. Cette dernière peut être une solution temporaire pour pallier les délais de perception de vos comptes clients ou la rentrée de sommes provenant des différents programmes d’aide auxquels vous aurez eu droit. Mais n’oubliez pas qu’il s’agit de crédit. »

Il existe également d’autres façons d’optimiser ses liquidités. Il suffit de choisir en fonction de sa situation et du type d’entreprise.

5. Faites l’apprentissage de la situation actuelle

En conclusion, dites-vous que cette pause économique ne durera pas éternellement. « La période actuelle en est une de réflexion. C’est le temps de réfléchir à l’ensemble des processus internes de votre entreprise. Misez sur l’amélioration et l’automatisation de vos processus, comme, par exemple, la comptabilité, qui peut être faite par le biais d’une plateforme de comptabilité infonuagique. »

N’hésitez pas à contacter votre directeur de compte ou un conseiller de la Banque Nationale afin de discuter de votre situation. Pour rester informé en tout temps des derniers développements sur les programmes et les mesures pour les entrepreneurs, consultez régulièrement notre page Avis Entreprises.

Notes légales 

Toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Banque Nationale du Canada.

Les articles et renseignements accessibles sur ce site Internet sont protégés par les lois sur le droit d'auteur en vigueur au Canada ou dans d'autres pays, le cas échéant. Les droits d’auteur dans ces articles et renseignements peuvent appartenir à la Banque Nationale du Canada ou à d'autres personnes. Toute reproduction, rediffusion, communication par télécommunication, incluant par référence via un hyperlien, ou toute autre utilisation non explicitement permise, de la totalité ou d’une partie de ces articles et renseignements, est interdite sans le consentement préalable et écrit de leur titulaire respectif.

Le contenu de ce site ne doit en aucune façon être interprété, considéré ou utilisé comme s’il constituait des conseils d’ordre financier, juridique, fiscal ou autre. La Banque Nationale et ses partenaires en contenu ne peuvent être tenus responsables des dommages que vous pourriez subir dans le cadre d’une telle utilisation.

Nous tenons à vous informer que l'information présentée sur ce site web, qu'elle soit d'ordre financier, fiscal ou réglementaire, pourrait ne pas être valable à l'extérieur de la province du Québec.

Cet article est offert par la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe à titre informatif seulement. Il ne crée aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe et le contenu des programmes et des conditions qui y sont décrits est sujet à changement.

Les hyperliens contenus dans cet article pourraient rediriger vers un site externe qui n’est pas administré par la Banque Nationale. La Banque ne peut être tenue responsable du contenu de ce site externe ni des dommages résultant de son utilisation.

Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

Catégories

Catégories