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Acheter une entreprise pour démarrer votre carrière d'entrepreneur

05 avril 2016 par Banque Nationale
Acheter une entreprise pour démarrer votre carrière d’entrepreneur

Acheter une entreprise déjà existante présente des avantages de taille pour ceux qui veulent se lancer en affaires. Une option intéressante qui peut faciliter la vie des nouveaux entrepreneurs! Conseils pour réussir son coup.

Contenu

Se lancer en affaires en achetant une entreprise au lieu d’en démarrer une nouvelle est une très bonne idée, selon Hugo Francoeur, directeur, équipe formation, chez SAJE Accompagnateur d’entrepreneurs, un organisme qui offre des services-conseils, du coaching et de la formation. « C’est statistiquement moins risqué, assure-t-il. Notamment parce qu’on peut s’appuyer sur un historique financier réel pour faire ses prévisions et son analyse stratégique. »

Des avantages financiers importants

Acheter une société en activité réduit également ce qu’on appelle la phase d’apprentissage. « Un entrepreneur qui part de zéro doit se faire connaître des clients et des fournisseurs. Lorsque ce réseau existe depuis longtemps, le lien de confiance est tissé et les partenaires continuent à soutenir l’entreprise parce qu’ils font déjà des affaires avec elle », indique Micheline Renault, CPA Auditeur CA, professeur au Département des sciences comptables de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal. Cela facilite aussi la période d’initiation, car l’organisation existante dispose d’un approvisionnement continu d’encaisse, et par conséquent, de liquidités. « L’entrepreneur peut donc se familiariser avec la gestion dans un contexte plus favorable », ajoute Mme Renault.

D’autre part, l’acquisition d’une entreprise en activité rassure les institutions financières prêteuses. « La capacité de remboursement du prêt et les garanties à cet égard sont essentielles. L’entreprise en démarrage doit faire ses preuves, alors que celle qui est en exploitation permet de disposer d’un capital de crédibilité acquis. Un modèle d’affaires existe déjà ainsi que le réseau de clients, de fournisseurs, de distributeurs, etc. », souligne M. Francoeur.

Cependant, en matière de rachat d’entreprise, tout n’est pas rose. Ainsi, il pourrait y avoir de mauvaises surprises, par exemple sur les engagements pris par l’entreprise avant son acquisition. Les employés, s’ils étaient très proches du cédant, peuvent aussi afficher une certaine résistance au changement face au nouveau propriétaire. « Si le cédant est aussi le fondateur de l’organisation, c’est un peu comme si l’on achetait son « bébé » et la passation de pouvoir peut être difficile. Il est donc essentiel qu’il y ait une bonne entente entre l’ancien propriétaire et le nouveau », prévient Hugo Francoeur.

Étapes pour acheter une entreprise

Pour réussir le rachat, il est préférable de suivre un certain nombre d’étapes. Tout commence par le choix de la bonne entreprise. On peut consulter des répertoires d’affaires à vendre, par exemple l’Index du Centre de transfert d’entreprise du Québec. Cet organisme offre aussi de la formation et accompagne les entrepreneurs dans leurs démarches.

Étape suivante : si le propriétaire est effectivement intéressé à se départir de son entreprise, on signe avec lui une lettre d’intention et une entente de confidentialité pour avoir accès aux livres de la société. On procède alors à une vérification diligente des états financiers et de tous les documents fiscaux et légaux. À cette étape, comptable, expert en évaluation d’entreprise et avocat entrent généralement en scène.

Mme Renault souligne que les états financiers des PME faisant rarement l’objet d’un audit, on devra être particulièrement attentif dans leur vérification.

« Il faut aussi s’assurer que tous les processus et les modes de fonctionnement de l’entreprise sont suffisamment documentés. Si le savoir se trouve uniquement dans la tête des employés et que ceux-ci quittent l’entreprise, on aura un problème », mentionne-t-elle.

Ensuite, on s’attaque à la préparation d’un plan de reprise, à la recherche de financement et à l’obtention de tous les documents relatifs à l’entreprise. On procède finalement au transfert de propriété et de direction.

Évaluer scrupuleusement le bilan financier

Les chiffres peuvent être trompeurs, prévient Mme Renault. « Parfois tout semble parfait dans les tableaux Excel, mais certains éléments passent sous le radar. Par exemple, l’entreprise est peut-être parvenue à un tel point de maturité que son potentiel de développement est limité. Cela constitue un défi pour l’acheteur, qui devra donner un souffle nouveau à son acquisition », fait-elle valoir.

En outre, s’il faut éviter de prendre des décisions hâtives, on ne doit pas non plus retarder l’achat… « Certains ont vu une belle occasion leur échapper parce qu’ils ont trop attendu avant de faire parvenir leur lettre d’intention au propriétaire. Entre-temps, il avait déjà vendu à quelqu’un d’autre », prévient Hugo Francoeur.

Un dernier conseil : pour réussir à mettre la main sur l’entreprise convoitée, il faut savoir se distinguer aux yeux du cédant. À cet égard, il est important d’établir sa crédibilité et son sérieux et d’arriver bien préparé. « L’affinité entre cédant et acheteur est également essentielle. J’ai déjà vu un médecin refuser de vendre sa clinique à une enseigne, lui préférant plutôt un jeune médecin à qui il l’a même cédée moins cher parce qu’il se reconnaissait en lui au même âge. L’argent n’achète pas tout… », conclut M. Francoeur.

Des ressources

  • Centre de transfert d’entreprise du Québec
  • SAJE, Accompagnateur d’entrepreneurs
  • Fondation de l’entrepreneurship
  • Chambre de commerce et jeune chambre de commerce de sa région
  • Notes légales 

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