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Les clés d’un redressement d’entreprise réussi

11 août 2014 par Banque Nationale
business turnaround

Une entreprise en difficulté financière n’est pas nécessairement condamnée à fermer ses portes. Mais pour retrouver le chemin de la rentabilité, un plan de redressement s’impose. Voici nos conseils pour réussir.

Quand l’entreprise Sécurité Kolossal a perdu deux contrats coup sur coup au milieu des années 2000, son propriétaire Serge Dumont ne donnait pas cher de sa peau. « Je me voyais presque rendu sur un banc au centre-ville, avec mon verre pour ramasser de l’argent », raconte avec humour cet ancien lutteur professionnel.

Pourtant, quelques mois auparavant, tout souriait à l’entrepreneur. Fondée à Montréal en 1980, son entreprise de sécurité privée employait 3 100 personnes et son chiffre d’affaires annuel frisait les 80 millions de dollars.

En 2004, Sécurité Kolossal a cependant perdu d’importants contrats la liant à deux organismes gouvernementaux. Cette perte a fait chuter de l’entreprise et entraîné le licenciement de 800 employés.

Sans ces contrats, l’entreprise fonctionnait à perte. Avec les factures qui s’accumulaient – y compris une somme de 1,5 million de dollars à payer à la CSST–, l’entreprise s’est rapidement retrouvée « dans le rouge ».

Ces revers ont aussi mis en lumière un mode de gestion déficient.

Votre banquier : un allié

Comme beaucoup d’entrepreneurs, Serge Dumont n’avait pas l’étoffe d’un gestionnaire. Les membres de l’équipe qui l’entourait n’étaient pas davantage outillés pour diriger une grande entreprise. Quand le navire a commencé à prendre l’eau, l’entrepreneur a mis du temps avant de réagir. « Je suis quelqu’un qui fait facilement confiance et qui en devient quasiment aveugle, admet ce grand gaillard. J’ai fait confiance à des gens et je n’aurais pas dû. J’ai fait l’erreur de mêler affaires et amitiés. »

Sa mésaventure souligne l’importance de mettre son banquier dans le coup dès les premiers signes d’une détérioration financière. C’est lui qui est en première ligne pour vous aider à surmonter ce défi. Il les bases d’un plan de redressement pour votre entreprise, sans pour autant vous suggérer de vendre ou de liquider celle-ci. Si vous venez de perdre un contrat lucratif ou si votre chiffre d’affaires a diminué de façon importante, il faut agir rapidement. Plus vite vous aborderez le problème avec votre banquier, meilleures seront vos chances de

Ce n’est toutefois pas l’option qu’a privilégiée Serge Dumont. En 2006, il a préféré collaborer avec un conseiller financier, ce qui lui a permis de garder temporairement la tête hors de l’eau. Deux ans plus tard, il plaçait sa PME sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Rétablir l’équilibre

C’est à ce moment que le dossier de Sécurité Kolossal a atterri chez Banque Nationale. Cette dernière a élaboré un plan de redressement d’entreprise en posant d’abord un diagnostic, puis en détaillant toutes les actions appropriées pour rétablir une saine situation financière. Ce plan comprenait également une évaluation des forces et des faiblesses de l’entreprise qui tenait compte du marché dans lequel elle évoluait.

Dans le cas de Serge Dumont, la Banque Nationale s’est appuyée sur l’expertise de son administrateur agréé pour maîtriser la situation et faire un suivi serré du crédit utilisé. À cette étape, il est d’ailleurs essentiel de suivre l’encaisse de l’entreprise au moyen d’un tableau de bord permettant de révéler toute situation anormale. Pour ce faire, il faut pouvoir compter sur les services d’un bon contrôleur à l’intérieur de son entreprise.

Sauvetage d’entreprise : une question d’expertise!

Dès que l’équipe de la banque conclut que l’entreprise peut surmonter ses difficultés, elle agit en collaboration avec ses administrateurs pour déterminer les solutions appropriées. Elle devient en quelque sorte le chien de garde des intérêts de son client auprès des partenaires appelés à participer au redressement.

Par exemple, elle peut consentir à un moratoire de paiement – c’est-à-dire un délai accordé pour le paiement d’une dette – pour alléger la pression sur l’encaisse. Dans certaines situations, la banque peut négocier avec ses partenaires financiers pour trouver de nouvelles sources de financement. Elle peut aussi aider son client à négocier de nouvelles modalités de paiement avec ses fournisseurs. Si nécessaire, la banque peut aussi faire appel à un consultant externe pour épauler l’entreprise dans son redressement.

L’opération de redressement d’entreprise dure habituellement de 18 à 24 mois. Cet engagement envers la réussite de l’entreprise doit s’appuyer sur une grande confiance entre la banque et son client, un élément clé du succès de l’opération. Tout au long du processus, le client doit faire preuve de transparence et respecter ses engagements. Cette approche basée sur la confiance, l’écoute et la patience permet à de nombreuses entreprises de retrouver le chemin de la prospérité.

Une relation de confiance

Serge Dumont croit d’ailleurs que la relation de confiance qu’il a établie avec la Banque Nationale a largement contribué à remettre sa PME sur les rails. Sa démarche lui a d’ailleurs permis de vendre son entreprise à la société Garda en février 2011. Au moment de l’entente, Sécurité Kolossal avait renoué avec la rentabilité. Son chiffre d’affaires annuel dépassait les 65 millions de dollars et elle employait 2 600 personnes.

« Tout le succès, dans cette histoire, c’est qu’il y avait un plan, une compréhension mutuelle du plan, de l’honnêteté et de la franchise entre les gens », affirme à la Banque Nationale.

Serge Dumont – qui savoure depuis la vente une retraite paisible – conseille d’ailleurs aux entrepreneurs dans l’impasse de jouer cartes sur table avec leur banquier, leur meilleur allié, selon lui. « Votre banquier, ce n’est pas votre ennemi, dit-il. C’est un ami, un conseiller qui est là pour vous aider à passer à travers des situations difficiles. Il ne faut pas s’imaginer qu’en cachant des choses à votre banquier ou à votre créancier, vous allez vous en sortir. »

D’autres astuces pour bien s’en sortir

Si vous devez faire face à un redressement d’entreprise, vous pouvez également suivre ces conseils qui s’appliquent à toutes les situations :

    • Rappelez toujours votre banquier lorsqu’il vous contacte.

    • Soyez toujours transparent avec lui et fournissez-lui le plus d’informations possible.

    • Avertissez-le dès que vous constatez que vous n’aurez pas les liquidités requises.

    • N’émettez pas un chèque sans savoir si vous avez les fonds requis.

    • Surtout, si vous dites que vous allez faire quelque chose, faites-le.

    En prenant ces diverses mesures, vous vous éviterez des ennuis et mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir le sauvetage votre entreprise!

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    Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

    Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

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