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7 actions à prendre à la suite de la perte d’un emploi

15 janvier 2019 par Banque Nationale
7 actions à prendre à la suite de la perte d’un emploi

La perte d’un emploi peut susciter de l’incompréhension, du stress et de l’incertitude face à l’avenir, en plus d’avoir des répercussions financières. D’où l’importance d’agir rapidement. Voici des solutions pour minimiser les impacts.

1. Déterminez les dépenses fixes affectées par la perte de votre emploi

Puisque la perte d’emploi entraîne nécessairement l’arrêt des versements salariaux, une entrée d’argent souvent stable et périodique, voici des éléments financiers à évaluer.

Le loyer ou l’hypothèque

Si vous êtes locataire, il vous faudra continuer de verser votre loyer en entier et à la date prévue à votre propriétaire. Vous pouvez essayer de prendre un arrangement avec ce dernier, en marge des clauses de votre bail, afin de planifier vos prochains loyers.

Si vous êtes propriétaire et que vous possédez un prêt ou une marge hypothécaires, vous demeurez responsable et vous devrez continuer à effectuer vos remboursements, car les défauts de paiement peuvent avoir des conséquences sur votre dossier de crédit et le renouvellement de votre hypothèque. Contactez votre conseiller hypothécaire si vous avez besoin d’un avis à ce sujet.

Les prêts et les autres engagements

Si vous détenez un ou plusieurs prêts (personnel, REER, auto, etc.), et/ou une marge de crédit, vous devrez aussi assurer leur remboursement selon les modalités prévues.

Quant à vos autres engagements, comme le remboursement d’impôt au gouvernement ou l’adhésion à un plan de financement pour l’achat de meubles, voyez avec vos créanciers s’il est possible de prendre un arrangement afin de revoir vos modalités de remboursement.

Les placements et les investissements

Si vous possédez un compte épargne ou des régimes d’épargne, comme un REER, un CELI ou un REEE, dans lesquels vous effectuez des versements, il est possible d’arrêter les versements (certaines conditions peuvent s’appliquer selon le type d’investissement) ou de réduire les montants versés (le montant minimal est de 25 $ par cycle).

Parlez à votre conseiller en investissement pour dresser un portrait de votre situation et des conséquences possibles de votre perte d’emploi sur celle-ci.

2. Planifiez un budget et réduisez les dépenses non essentielles

Il vous sera utile, voire nécessaire, de planifier un budget pour le prochain mois et les trois suivants.

Détaillez vos revenus réels, hormis votre ancien salaire, comme les prestations gouvernementales, les allocations familiales, le revenu de votre conjoint(e), etc. Songez aussi à d’autres sources qui pourraient générer un revenu (voir la section ci-dessous).

Comptabilisez vos dépenses fixes : elles comprennent notamment le loyer ou l’hypothèque, les prêts et les intérêts à rembourser, les paiements sur les cartes de crédit, les assurances, les services de téléphonie et de câblodistribution, les frais de garde, etc.

Puis, listez vos dépenses variables comme l’épicerie, l’essence, les loisirs et les soins personnels.

Du poste des revenus, déduisez vos dépenses fixes et vos dépenses variables afin de déterminer le budget résiduel dont vous disposez. Listez les dépenses non essentielles qu’il vous sera possible de réduire, et notez vos dépenses quotidiennement afin de garder le cap.

3. Identifiez les projets où des dépenses sont déjà engagées

Identifiez les projets et les dépenses que vous aviez déjà engagées ou prévues, comme l’achat de billets d’avion pour un voyage ou les rénovations du sous-sol de la maison. Puisque vous connaîtrez le montant à votre disposition après avoir fait votre budget, il vous sera plus facile de déterminer si vous devez annuler ces dépenses, les reporter ou les absorber.

4. Stabilisez et protégez vos dettes

Vous voudrez stabiliser et protéger vos dettes actuelles pour éviter le surendettement. Dans la mesure du possible, cessez d’utiliser votre marge de crédit ou vos cartes de crédit, sauf en cas d’urgence.

Certaines assurances permettent aussi de protéger vos dettes. Si vous possédez une assurance prêt hypothécaire, voyez si elle offre une protection contre la perte d’emploi qui prend en charge les paiements durant votre chômage. Même chose si vous possédez une assurance prêt ou une assurance perte d’emploi : informez-vous si elle offre une protection contre la perte d’emploi.

Enfin, il se pourrait que votre carte de crédit offre un plan de protection en cas de perte d’emploi involontaire. Certaines couvertures assurent un paiement mensuel pouvant aller jusqu’à 10 % de votre solde de carte de crédit, ce qui permet de souffler un peu chaque mois.

5. Discutez avec un conseiller en investissement

Prenez rendez-vous avec un expert qui pourra vous aider à faire le portrait de votre situation financière et trouver avec vous des solutions concrètes, comme le redressement de vos finances, la mise sur pause des paiements, etc.

6. Accumulez un fond d’urgence

Accumuler un fond d’urgence vous permettra à la fois de vous offrir une tranquillité d’esprit et de pallier les imprévus sans devoir vous endetter ou avoir recours à des prêts à intérêts élevés. Le fond d’urgence devrait représenter environ la somme de vos dépenses pour une durée de trois à six mois.

Épargner un montant réaliste de façon régulière, comme l’épargne systématique, est un bon moyen d’y arriver.

7. Envisagez d’autres sources de revenus

Trouvez d’autres sources de revenus en attendant d’obtenir un nouvel emploi. Celles-ci peuvent différer selon la façon dont s’est terminé votre emploi – mise à pied, licenciement, congédiement, etc.

  • Vous avez généralement droit à une indemnité de départ, soit une somme que doit vous verser votre employeur si vous perdez votre emploi de manière involontaire après qu’il vous ait remis votre avis de cessation d’emploi.
  • Si l’employeur ne vous remet pas d’avis de cessation d’emploi avant de mettre fin à votre emploi, il devra obligatoirement vous verser une indemnité compensatoire calculée en fonction de votre ancienneté et des jours qui auraient dû s’écouler entre la date de remise de l'avis et la date de fin de votre emploi.
  • Vous devriez aussi toucher une indemnité de vacances (paye de vacances). Elle représente de 4 à 6 % de votre salaire gagné pendant une année et elle est calculée en fonction de la durée de votre service en continu pour l’employeur.
  • Si vous avez perdu votre emploi sans en être responsable, vous pourriez recevoir des prestations d’assurance-emploi. Le montant versé pourrait représenter jusqu’à 55 % de votre rémunération hebdomadaire moyenne assurable. Notez que depuis le 1er janvier 2018, le montant maximal annuel pouvant être versé est de 51 700 $, soit 547 $ par semaine.
  • Dans le cas où votre employeur aurait fait faillite ou serait mis sous séquestre, vous pourriez bénéficier d’une indemnité du Programme de protection des salariés.
  • Enfin, il est également possible de trouver un emploi temporaire ou à temps partiel, ou des contrats à la pige. Cela altèrera toutefois le montant des prestations d’assurance-emploi que vous recevez.

Surtout, accordez-vous du temps pour prendre du recul. Rappelez-vous qu’en mettant en place un plan d’action concret, vous vous sentirez à nouveau en contrôle de votre situation financière et vous aurez la tranquillité d’esprit pour continuer la recherche d’un nouvel emploi stimulant.

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