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Pratiquez-vous la finance pleine conscience?

01 septembre 2016 par Banque Nationale
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On craque pour le téléphone dernier cri qui sera dépassé dans six mois. On visite les nouveaux restaurants hors de prix aux plats trop souvent décevants. On achète des vêtements qu’on oublie rapidement dans le fond de la penderie. Garde-t-on vraiment le fil de ce qu’on dépense ? Après la méditation pleine conscience, si on tombait dans la finance pleine conscience?

Sylvie Ross mène la belle vie dans son charmant appartement situé au cœur d’un quartier prisé de Montréal. Elle travaille un minimum de trois jours par semaine, mais elle se permet souvent des vendredis de congé. Célibataire sans enfant, elle sort fréquemment avec ses amies. Elle ne se prive pas de boire des verres, ni même de payer des tournées! Elle ne refuse jamais d’ailleurs une invitation pour aller visiter sa meilleure amie à Québec, où elle essaye toujours de bons restaurants. Coquette, elle aime les vêtements de designers québécois et passe chez son coiffeur et son esthéticienne chaque mois.

Pour se permettre ce train de vie, elle doit gagner très cher l’heure, pensez-vous. Ou, trainer de lourdes dettes. Détrompez-vous! Sylvie gagne moins de 40 000$ par année et elle ne doit pas un sou à personne ni à aucune institution financière d’ailleurs. Comment y arrive-t-elle?

«Je ne suis pas une grande consommatrice et surtout, je sais où va mon argent», raconte-t-elle en entrevue, étonnée qu’on s’intéresse à ses finances personnelles à ses yeux sans histoire.

Or, en cette ère où on veut tout maintenant, sa relation avec l’argent est presque extraordinaire.

Mais où passe mon argent ?

Savoir où va son argent : c’est la base de la finance pleine conscience. Et ce, peu importe ce que l’on gagne. Le budget est, hélas, incontournable pour y arriver. Du moins, pour un temps. Il faut s’astreindre à l’exercice quelques mois, voire une année, pour vraiment voir ce qu’on alloue à ses différents besoins. Parce que c’est si facile d’oublier la nourriture du chien, ses nombreux sauts au dépanneur, ses cadeaux de Noël, ou encore, de sous-estimer ses dépenses à la pharmacie. Il faut aussi économiser pour les imprévus.

«Les gens qui ne le font pas voient généralement leur situation financière dégénérer lorsqu’une grosse dépense non planifiée arrive», remarque Josiane Cadotte, animatrice du programme pour les jeunes Mes finances, mes choix, à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Est de Montréal.

Et, idéalement, on prévoit aussi des sommes pour la réalisation de projets. On peut y aller de façon très structurée, ou plus librement si on est rendu doué comme Sylvie qui a tout de même traversé des périodes de vache maigre où elle a dû s’en tenir à un budget très serré.

«Je m’assure maintenant d’avoir toujours suffisamment d’argent dans mon compte courant au cas où il m’arrive un imprévu et lorsque je me retrouve avec un trop gros montant, je l’investis, explique-t-elle. L’an dernier, j’ai mis 5000$ dans mon CELI, cette année, 1000$ dans mon REER.»

La deuxième étape est d’inscrire dans son calendrier les différents paiements à faire et s’assurer d’avoir les sommes nécessaires en les prévoyant sur ses entrées d’argent du mois.

Parfois, c’est lorsqu’on a ces chiffres en main qu’on réalise que c’est impossible d’y arriver avec ses revenus. C’est là que l’exercice peut se compliquer.

Nécessaire ou pas ?

Alors qu’on baigne dans l’abondance, les besoins qu’on se crée se multiplient.

«On veut tout maintenant, le beurre et l’argent du beurre, affirme Josiane Cadotte. Souvent, ça remonte à l’éducation qu’on a eue dès l’enfance. Plusieurs n’apprennent pas comment gérer leur argent. Et, bien des parents veulent tout donner à leurs enfants. C’est dangereux, parce qu’une fois qu’ils sont rendus adultes, ils continuent de vouloir tout. Même s’ils n’en ont pas les moyens.»

Elle se souvient d’une jeune fille parmi ses clientes qui se payait un frappé aux fruits chaque matin en se rendant au travail. À trois dollars le petit bonheur, au bout du mois, la facture montait à plus de 60$.

«La fille travaillait au salaire minimum, précise Josiane Cadotte. Ça n’avait pas d’allure ! Après avoir fait le calcul, elle a arrêté ça.»

«Est-ce que c’est vraiment nécessaire?» La phrase qui tue. Sylvie Ross a tellement entendu souvent son père poser cette question que c’est maintenant pour elle un automatisme.

C’est ainsi qu’elle a fait le choix de ne pas avoir de voiture. Pour ses visites à Québec, elle opte pour un service de covoiturage. Chaque voyage lui coute 15 ou 20 $. Elle habite seule dans un coquet appartement, mais il est très abordable.

«Probablement parce qu’il est bruyant en raison de la caserne de pompiers voisine, dit-elle. Mais, j’adore y habiter et mes voisins sont devenus mes amis. On est comme une petite famille. On s’entraide.»

Elle partage d’ailleurs une connexion internet haute vitesse avec son voisin, pour une fraction du prix. Elle a choisi son coiffeur et son esthéticienne avec soins pour s’assurer d’avoir un tarif avantageux. Pour ses vêtements, elle magasine longtemps pour faire de bons choix et elle essaye de profiter des soldes. Pour son cellulaire, elle a opté pour un forfait sans données : «pas vraiment nécessaire» !

Petites folies, dures économies

Des économies de bouts de chandelle, pensez-vous ? En réalité, peu de gens savent ce qu’ils ont réellement dans leurs poches une fois qu’ils ont assumé les frais de tous leurs besoins chaque mois. Lorsqu’on fait le calcul, il reste en fait souvent que des miettes.

Disons qu’on est plutôt chanceux – ou doué - et qu’on a 200$ par mois pour une folie. Opterait-on vraiment pour des souliers à 300$... sachant qu’il faut travailler un mois et demi pour se les payer ? Ou, pour une soirée au restaurant à 100$ alors qu’elle représente deux semaines de travail ?

Bien sûr, on peut opter pour la carte de crédit lorsqu’on a envie d’une folie sans avoir les fonds nécessaires. C’est ce qu’a fait Jessica le printemps dernier, pour se joindre à des amies pour un voyage dans le Sud. Le coût : 1000$. Combien lui coutera réellement cette folie imprévue ?

Si elle s’en tient à faire chaque mois le paiement minimum requis, il lui prendra presque 11 ans pour payer son voyage. La facture totale montera à près de 2000$ avec des intérêts annuels de 19,99%. C’est ni plus ni moins qu’un deuxième tout-inclus qu’elle aurait pu se payer avec cette somme.

Par contre, si elle avait remboursé le voyage en quatre mois, à raison de 265$ le paiement, elle aurait déboursé seulement une quarantaine de dollars d’intérêts.

Des choix en pleine conscience

Savoir où va son argent et établir ce qui est nécessaire pour soi est quelque chose de bien personnel. Mais, en faisant cet exercice de pleine conscience, on constate que de petites économies réalisées chaque semaine font une grosse différence au bout de l’année. Pourquoi donc est-ce si difficile de s’y astreindre ?

«Beaucoup de gens ne veulent même pas vraiment savoir où va leur argent parce que ça leur fait peur, constate Josiane Cadotte. Regarder ses dépenses, les remettre en question et décider d’en réduire quelques-unes, c’est menaçant parce que ça touche à tout ce qu’on fait chaque jour. Questionner son style de vie, c’est confrontant. Mais, c’est la seule façon de prendre le contrôle de ses finances.»

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