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GSOFT et Your Bar Factory misent sur le bonheur au travail

16 mars 2017 par Banque Nationale
augmentation-salaire-bonheur

Une augmentation de salaire, c’est bien, mais le bonheur au travail, c’est encore mieux. Des trucs simples peuvent faire toute une différence.

Votre patron vous permet de prendre des vacances de façon illimitée. Il vous donne pleine latitude pour bâtir votre horaire de travail. Il vous fournit vos cafés et vos déjeuners. Il vous rembourse votre carte mensuelle de transport en commun, en plus d’organiser le party de Noël dans le Sud et de multiplier les efforts pour créer un environnement de travail confortable et agréable. Un rêve? Pas nécessairement. C’est ce qui se passe notamment chez GSOFT, une entreprise de développement de logiciels.

Et si c’était ainsi à votre travail, attendriez-vous votre augmentation salariale annuelle de pied ferme, prêt à claquer la porte si elle n’est pas à la hauteur de vos attentes?

Simon De Baene, président et cofondateur de GSOFT, fait le pari que non.

« Le chèque de paye est important, parce que tout le monde veut s’acheter une maison et voyager, dit-il. Mais, au-delà du système de rémunération qui peut toujours être amélioré, nous avons décidé de miser beaucoup sur la création d’un environnement de travail agréable qui permet à nos employés de s’accomplir. »

Gsoft - Bonheur au travail

Petites stratégies, gros impacts

Simon De Baene, 31 ans, n’est pas le seul à penser ainsi. Dans un tout autre contexte d’affaires, Martin Joyal, président de l’entreprise manufacturière de barres de céréales Your Bar Factory, travaille aussi à améliorer le bonheur de ses employés.

L’entreprise offre de la formation, de même que des cours de francisation, bâtit des plans de carrière, permet à ses employés d’apprendre différents postes dans l’usine et les encourage même à réaliser leurs rêves en discutant avec eux de stratégies pour les atteindre. Chaque vendredi, le patron sort la bière, les chips et la table de babyfoot.

« Nous offrons majoritairement des emplois d’usine avec des tâches répétitives : ce n’est pas ce qui a de plus stimulant ni de plus payant, alors il faut se démarquer ailleurs », affirme Martin Joyal qui a racheté l’entreprise alors qu’elle était presque en faillite en 2001 et qui réalise maintenant environ 30 % de croissance par année.

L’argent ne fait pas le bonheur, sauf que…

Le salaire, ce n’est donc pas tout. Jusqu’à un certain point, tout de même. Le plafond à atteindre pour une famille afin d’augmenter ses chances d’être heureuse serait en fait de 75 000 $ par année. Gagner davantage n’influencerait pas du tout le sentiment de bien-être au quotidien.

C’est ce qu’a révélé en 2010 une grande étude réalisée auprès de 450 000 Américains dirigée par le psychologue gagnant d’un prix Nobel d’économie Daniel Kahneman.

Encore plus important que le montant inscrit sur le chèque de paye : les employés doivent sentir qu’ils ont un salaire juste et équitable. C’est ce qu’affirme Jacques Forest, professeur au département d’organisation et de ressources humaines de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (ESG UQAM).

« Les humains peuvent tolérer certaines inégalités dans les salaires, mais elles doivent être justifiées, explique-t-il. L’enjeu de la transparence en matière de rémunération est très important. C’est le sentiment d’être traité équitablement qui augmente la performance, le sentiment de bien-être et le désir de s’impliquer dans l’entreprise. Ce n’est pas la grosseur du chèque de paye.»

Chez GSOFT d’ailleurs, par souci d’équité, il n’y a plus de banque de temps et le salaire est maintenant fixe pour l’année.

« La banque de temps pénalisait finalement les gens qui faisaient leur travail efficacement dans une semaine de travail raisonnable et ceux qui étaient moins productifs accumulaient des heures, explique Simon De Baene. De toute façon, les meilleurs qui se donnent vraiment dans leur travail se font remarquer et sont récompensés autrement parce qu’ils gravissent les échelons plus rapidement que les autres. »

Le piège des bonis

Et des bonis à la performance? C’est une fausse bonne idée, d’après Jacques Forest. Ils peuvent mener les employés à s‘engager dans une course aux bonis qui risque de les amener vers l’épuisement. Puis, cette quête peut aussi les inciter à prendre différents détours discutables pour le bien de l’entreprise afin de recevoir davantage. « Et surtout, les bonis risquent d’augmenter les inégalités dans le système de rémunération de l’entreprise », affirme M. Forest.

Par contre, permettre aux employés de donner un boni à un collègue particulièrement méritant peut avoir un effet positif. « Parce qu’on ajoute un volet social au boni qui a soudainement beaucoup plus de sens », explique Jacques Forest.

Agir sur trois fronts

Lorsque le patron de GSOFT décide de faire confiance au jugement de ses employés pour gérer leurs vacances, ou que celui de Your Bar Factory permet à son personnel d’assister à des cours de francisation sur leurs heures de travail, ce n’est pas seulement pour être gentils. Des raisons expliquent pourquoi ces stratégies ont de bonnes chances de venir jouer sur le bonheur.

Il y a en fait trois besoins qu’il faut chercher à combler chez ses employés pour augmenter leur bonheur, d’après Jacques Forest, également psychologue organisationnel et conseiller en ressources humaines agréé (CRHA). Il s’agit de l’autonomie, de la compétence et de l’affiliation sociale.

« L’embauche de notre barista par exemple n’a pas seulement comme objectif de faire de bons cafés à nos employés, explique Simon De Baene. C’est aussi beaucoup pour rapprocher les gens. Nous sommes en grande croissance, nos bureaux occupaient avant un étage de l’immeuble, c’est maintenant deux et bientôt, ce sera trois. Il faut créer des lieux pour que les gens restent connectés, socialisent, échangent des idées. »

Vous imaginez mal votre employeur ouvrir un café au bureau? Rassurez-vous, il n’y a pas une solution miracle à appliquer à tout le monde. Comme patron, la meilleure stratégie demeure d’ailleurs de consulter ses employés pour aller vers des solutions qui auront vraiment un impact. Puis, comme employé, pourquoi ne pas faire directement des propositions à votre patron?

« C’est le fun de se faire proposer des choses par les employés, affirme Simon De Baene. Puis, il faut avoir tendance à dire oui comme employeur. Ça encourage les gens à continuer à faire des propositions. C’est ça, avoir une culture d’innovation.

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