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Comment négocier son salaire

08 décembre 2013 par Banque Nationale
how to negotiate your salary

Pour mener à bien la négociation de votre salaire, il est essentiel de construire une argumentation solide et appuyée par des faits. Voici quelques pistes pour vous aider préparer une négociation salariale avec un potentiel employeur ou avec votre patron actuel.

1. Évaluez votre valeur

Commencez par évaluer les salaires généralement accordés pour des postes ou pour des fonctions semblables aux vôtres, dans le même secteur d’activité. Cela dit, vu l’opacité qui entoure la rémunération, particulièrement dans le secteur privé, la comparaison salariale est loin d’être une science exacte. Certains outils peuvent vous fournir quelques indices : c’est le cas des sites d’Emploi Québec, de l’Institut de la statistique du Québec et de Statistique Canada. Le gouvernement canadien diffuse également des données ouvertes concernant les salaires. Si vous exercez une profession, votre ordre ou votre association professionnelle peut vous renseigner sur les salaires moyens dans votre domaine. Enfin, interrogez vos amis et vos réseaux sociaux, ou invitez des collègues ou des partenaires à prendre un café pour discuter et en apprendre un peu plus quant aux pratiques salariales en vigueur chez les concurrents.

2. Faites l’inventaire de vos bons coups

Pour être prises au sérieux, vos attentes salariales doivent être basées sur des faits et non sur des désirs personnels. Recensez vos bons coups récents pour ensuite les faire valoir auprès de votre employeur actuel ou potentiel : une présentation qui a permis à votre agence de décrocher un contrat de publicité, une négociation fructueuse avec un fournisseur, un client récupéré in extremis grâce à votre intervention, etc. Si possible, chiffrez les retombées ou les économies que vos décisions ou vos actions ont entraînées.

3. Démontrez votre valeur ajoutée

Au-delà des bons coups, réfléchissez également à votre constance en matière de dépassement des attentes. Songez à ce que vos compétences ou vos habiletés personnelles apportent à l’organisation au quotidien : vous êtes énergique et pertinent lors des réunions d’équipe, vous vous démarquez par votre capacité d’écoute face aux demandes des clients, vous excellez dans la résolution de conflit, votre patience exemplaire fait de vous un bon formateur, etc. C’est votre valeur ajoutée, et elle est loin d’être dénuée d’intérêt.

4. Préparez votre argumentaire

Mettez-vous dans les souliers de votre patron ou de l’employeur potentiel. Quelles sont les contraintes de l’industrie ou de l’organisation? Le carnet de commandes est-il rempli ou pas? L’entreprise a-t-elle fait des acquisitions récentes ou, au contraire, a-t-elle procédé à une restructuration financière? Pour éclairer votre lanterne, épluchez les derniers rapports annuels ou le plan stratégique de l’organisation. Demandez-vous quels atouts vous possédez pour la faire progresser dans le sens souhaité par ses gestionnaires ou par ses actionnaires.

5. Connaissez la structure salariale

Avant la négociation, assurez-vous de comprendre le système de rémunération de l’organisation. Quel est l’écart entre les différentes échelles salariales? Existe-t-il un système de bonis? Pour évaluer la marge de manœuvre de l’employeur, tentez de découvrir le montant de l’enveloppe prévue pour les hausses salariales, en vous adressant par exemple aux ressources humaines. Sinon, référez-vous aux prévisions générales des spécialistes, comme les firmes de services-conseils en ressources humaines, qui établissent annuellement des prévisions en matière d’ajustements salariaux.

6. Considérez les à-côtés

À défaut d’obtenir une augmentation à la hauteur de vos attentes, réfléchissez à tous les extras que vous pourriez demander. Quelques exemples : des vacances ou des congés supplémentaires, un horaire flexible, des actions dans l’entreprise, une participation accrue de l’employeur à votre REER, un remboursement de frais d’études ou de perfectionnement professionnel, une compensation financière pour votre cellulaire ou pour vos déplacements, le remboursement du stationnement ou des titres de transport, une prime au rendement, le paiement de votre cotisation annuelle à un ordre professionnel, un abonnement au gym, etc. Sachez-le : une augmentation de salaire n’est pas l’unique facteur de bonheur au travail!

7. Choisissez le bon moment

Au jour J, si votre entretien avec l’employeur n’était pas prévu à l’agenda, il est possible que l’on soit moins réceptif à vos demandes. Un patron qui sort d’une réunion houleuse ou qui est préoccupé par un dossier chaud ne vous accordera peut-être pas toute son attention lors de la rencontre.

8. Écoutez et observez

Laissez d’abord parler l’interlocuteur. Si c’est votre patron, demandez-lui ses impressions sur votre rendement, par exemple. S’il s’agit d’un potentiel employeur, n’abordez pas la question salariale d’entrée de jeu, tentez de cerner ses besoins. Sachez écouter et démontrez votre compréhension du contexte. Soyez attentif au langage corporel de votre interlocuteur ainsi qu’à ses propos. Vous pourrez ainsi présenter vos demandes de façon stratégique et avec assurance.

9. Permettez-vous un pas de recul

N’acceptez pas la première offre venue, demandez plutôt un temps de réflexion. Prenez quelques jours pour consulter votre entourage. Si l’offre salariale ne vous convient pas, proposez une contre-offre en ne négligeant pas les à-côtés. Autre truc : vous pouvez aussi demander que l’on évalue votre rendement après une courte période d’essai à l’issue de laquelle votre rémunération pourrait être majorée.

10. Consignez l’offre par écrit

Assurez-vous que l’offre écrite ou que l’évaluation annuelle avec révision salariale contient tous les détails discutés lors de l’entretien.

En fin de compte, assurez-vous de présenter des demandes justes et légitimes avec respect et confiance. Gardez en tête que les candidats qui jouent le jeu de la négociation – sans pour autant demander la lune – inspirent souvent le respect des patrons. Satisfait d’une bonne négociation, votre employeur vous prendra d’autant plus au sérieux lorsque vous occuperez vos nouvelles fonctions!

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