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Immobilier: lorsque les enfants quittent la maison...

16 octobre 2016 par Banque Nationale
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« Une fois les enfants partis, à nous la dolce vita: on vend tout et on s’achète son petit paradis en Floride! » Vraiment? En réalité, ce n’est pas tout à fait ainsi que ça se passe. Faisons un tour d’horizon d’expériences d’experts sur le terrain.

Le statu quo d’abord

Les courtiers interrogés sont unanimes: les empty-nesters sont conscients que même si les enfants partent… ils reviennent bien souvent!

« Les études les amènent à quitter la résidence familiale, mais il n’est pas rare qu’ils y retournent pour gonfler leurs coffres avant d’acheter leur première maison », dit Suzanne Grisé, courtière immobilière dans le secteur de Saint-Bruno.

Shawn Zigelstein, dont les activités immobilières sont spécialisées dans York, en banlieue de Toronto, remarque aussi que les enfants trentenaires s’arrêtent souvent chez papa et maman pendant quelques années : « C'est extrêmement dispendieux d’acheter dans le secteur », explique-t-il. De ce fait, le statu quo — qu’on observe dans les statistiques de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) — est donc le comportement le plus généralisé chez les empty-nesters, au moins au cours de la première décennie.

Outre le départ peut-être temporaire des héritiers, aucun changement majeur dans leur vie ne les motive de toute façon à la bousculer. « Ils occupent toujours leur emploi et ont leurs petites habitudes dans un quartier qu’ils aiment, alors ils ne projettent pas de déménager », dit Robert Delorme, courtier immobilier dans l'ouest de Montréal.

Enfin, et surtout, le prix des propriétés a tellement grimpé depuis l’acquisition de leur maison qu’ils se rendent bien compte qu’ils ne se rempliraient pas les poches en choisissant plus petit…« Une maison en rangée à York leur coûterait plus cher que leur résidence actuelle, qui a bien souvent besoin de rénovations », donne en exemple Shawn Zigelstein.

L’attrait de la résidence secondaire

On ne s'en étonnera pas, ce sont chez les empty-nesters les plus fortunés que les transactions sont les plus nombreuses.

« Ils réalisent alors le projet d’avoir une maison un peu plus éloignée, par exemple dans les Cantons-de-l’Est pour les gens de la région de Saint-Bruno, dit Suzanne Grisé. Ce n’est pas un chalet: ils perçoivent cette propriété comme leur nouvelle résidence principale et souhaitent y vivre à temps plein à la retraite. »

Le week-end n’arrive jamais assez vite pour ces derniers! Pour combler leurs besoins d’habitation en semaine d’ici la fin de leur vie active, il n’est pas rare qu’ils troquent l’ancienne maison pour une résidence plus du style « pied-à-terre ».

Et les condos ?

« Plus petit, peut-être, mais certainement pas moins luxueux. Les empty-nesters veulent se faire plaisir », décrit Suzanne Grisé comme choix de « pied-à-terre ». Ce dernier est bien souvent localisé tout près de leur ancienne résidence, par fidélité à leurs habitudes.

« L’offre de condominums en banlieue ou même en région n’a jamais été aussi grande », explique la courtière.

Le choix d’aller vivre en condo se fait plus tardivement pour la grande majorité des empty-nesters, selon Robert Delorme et Shawn Zigelstein. Le déclencheur: la détérioration de leur santé et le besoin d’alléger leurs responsabilités. « C’est à 70 ans environ que l’on voit ce genre de déménagement », dit Robert Delorme. Et il n’est pas question pour sa clientèle ouest-montréalaise de quitter son coin de l’île.

Le courtier de York, Shawn Zigelstein, remarque cette même tendance casanière, avec quelques exceptions d’empty-nesters de plus 65 ans qui choisissent de s’établir au centre-ville de Toronto « afin de pouvoir “marcher partout” et vivre cette vie qu’ils n’ont pas encore connue ». Ils sont cependant un segment marginal, ce qui s’explique d’ailleurs facilement par le prix élevé des propriétés au coeur de la métropole.

« Il faut toutefois être capable de se le permettre et d'être prêt à faire un compromis, inévitable sur l’espace habitable », dit Shawn Zigelstein.

« Une chose est certaine: les empty-nesters d’aujourd’hui ne se perçoivent pas comme ceux de la génération précédente, dit Suzanne Grisé. Avant, on s’éteignait autour de 50-55 ans. Maintenant, on se réveille et on se lance dans des projets qui nous font plaisir! »

Bien entendu, les moyens financiers demeurent un frein principal. Comme quoi certaines choses ne changent pas…

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