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3 nouveaux incitatifs pour l’achat d’une première maison

31 mai 2019 par Banque Nationale
Incitatifs gouvernementaux

Le budget fédéral de 2019 n’est pas passé inaperçu pour quiconque rêve d’acheter une première maison. Alors que le prix des résidences atteint des sommets au Canada, à Montréal, mais particulièrement dans la région de Toronto et de Vancouver, voici les trois nouveaux incitatifs mis en place par le gouvernement canadien pour faciliter l’accès à la propriété.

1- Un prêt de la SCHL pour réduire les mensualités

Le gouvernement canadien s’est engagé à aider les premiers acheteurs qui sont souvent en début de carrière et parents de jeunes enfants. Ces derniers sont généralement refroidis par la mise de fonds et les importantes mensualités hypothécaires associées à l’achat d’une première maison.

Les premiers acheteurs devront toujours fournir une mise de fonds minimale de 5 % du prix d’achat de leur propriété. Mais, ils pourront demander à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) un prêt hypothécaire sans intérêt de 5 % de la valeur de leur propriété si elle est existante et de 10 % si elle est neuve. Ce prêt sera à rembourser seulement lors de la revente de la propriété.

« Cette mesure a un double objectif : améliorer l’accessibilité à la propriété pour les premiers acheteurs, mais aussi, inciter les constructeurs à bâtir plus de maisons et de condominiums au Canada pour s’assurer que ce nouveau financement disponible ne vienne pas créer un effet de rareté, donc une pression à la hausse sur les prix », explique Louis-François Ethier, directeur de produits, solutions crédit hypothécaire à la Banque Nationale.

Ce programme sera offert aux ménages dont le revenu ne dépasse pas 120 000 $ par année. De plus, l’hypothèque assurée et le montant de l’incitatif ne pourront pas représenter plus de quatre fois le revenu annuel du ménage. L’initiative doit être mise en place dans les environs du mois de septembre 2019.

Un exemple pour bien comprendre

Prenons l’exemple d’un couple qui souhaite se procurer un condominium neuf à 400 000 $. Ils ont amassé une mise de fonds de 20 000 $ (5 %). Grâce à l’incitatif de la SCHL pour l’achat d’une première propriété, ils reçoivent en financement 40 000 $ (10 %). Leur hypothèque assurée est donc de 340 000 $. Avec un taux hypothécaire de 3,5 % et une période d’amortissement de 25 ans, cela signifie une mensualité à payer de 1 745 $. Sans ce nouvel incitatif, elle aurait été de 1 973 $, soit une différence de près de 230 $ par mois.

Louis-François Ethier est convaincu que l’effet sera assez immédiat sur les marchés. « Cette mesure a été pensée d’abord pour les villes comme Toronto et Vancouver, où les condos sont souvent autour de 600 000 et 700 000 $, donc difficilement accessibles pour les premiers acheteurs, précise Louis-François Ethier. Mais, c’est certain qu’elle aidera aussi les premiers acheteurs montréalais, même si les prix sont plus abordables ici. »

2- Le montant maximal du RAP passe de 25 000 à 35 000 $

Grâce au régime d’accession à la propriété (RAP), un acheteur canadien d’une première propriété peut retirer des sommes de son régime enregistré d’épargne-retraite (REER) pour verser une mise de fonds. Le budget fédéral de 2019 a fait passer le plafond des retraits de 25 000 $ à 35 000 $. Pour un couple, c’est donc 70 000 $ qui peuvent être retirés des REER et utilisés comme mise de fonds pour l’achat d’une propriété. Les utilisateurs du RAP ont toujours 15 ans pour rembourser le montant retiré de leur REER. Le remboursement doit débuter dès la deuxième année suivant le retrait.

« Le RAP est apprécié par les premiers acheteurs, qui sont nombreux à en profiter », constate Louis-François Ethier.

Par contre, les premiers acheteurs arriveront-ils vraiment à économiser 35 000 $ dans leur REER pour pouvoir utiliser cette somme comme mise de fond? « C’est une question que l’on se pose, avoue Louis-François Ethier. Déjà, économiser 25 000 $ dans un REER est un exploit pour un premier acheteur. Plusieurs sortent de l’école et ont des prêts étudiants à rembourser. Ce sera à voir. »

3- Le RAP maintenant accessible aux gens qui se séparent

Si les premiers acheteurs sont visés par le RAP, le programme est aussi accessible aux gens qui ne sont pas demeurés depuis quatre ans dans une habitation de laquelle ils étaient propriétaires ou leur conjoint l’était.

Dès janvier 2020, les personnes divorcées ou séparées pourront elles aussi profiter du RAP même si elles ne satisfont pas à l’exigence d’être des premiers acheteurs.

Le RAP pourra donc être utilisé une deuxième fois – si le premier retrait dans le REER a été complètement remboursé – par les gens qui se séparent ou qui divorcent pour acheter une nouvelle propriété ou pour racheter la part de l’ex-conjoint.

« Je suis convaincu que ça pourra vraiment aider quelqu’un qui se sépare pour racheter une propriété plus rapidement, parce que le REER, où les sommes profitent à l’abri de l’impôt, est, pour plusieurs, l’outil à privilégier pour économiser de l’argent », indique Louis-François Ethier.

Avec le RAP bonifié et étendu aux gens qui se séparent, en plus du prêt sans intérêt de la SCHL pour les premiers acheteurs, c’est le moment idéal pour envisager l’achat d’une première résidence. Et si vous pensez acheter, suivez le guide d’achat d’une première maison.

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