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Pourquoi et comment aborder le sujet du patrimoine familial?

27 février 2020 par Banque Nationale

Hériter une petite fortune d’un vieil oncle dont vous n’avez plus de nouvelles depuis 15 ans ? C’est plutôt rare. Par contre, les familles où l’on fait tout pour éviter de parler d’argent et d’héritage sont encore très fréquentes. Et c’est souvent la meilleure façon de créer des conflits familiaux. Sophie Ducharme, vice-présidente associée chez Banque Nationale Gestion privée 1859, vous livre ses conseils.

Des frères fortunés qui se battent pour obtenir le service de vaisselle de Noël de leur mère, à la famille qui s’attend à hériter d’un bon montant et qui se retrouve plutôt avec une tonne de dettes, en passant par l’enfant déshérité sans explications : Sophie Ducharme en a vu de toutes les couleurs. Voici les conseils de la notaire et experte en gestion de patrimoine familial pour briser le tabou de l’argent.

Pourquoi est-il important d’éviter les secrets de famille?

« On peut prévenir bien des conflits en se parlant! avoue d’emblée Sophie Ducharme. Même si on est un jeune couple, on ne veut pas apprendre, lorsqu’on est rendu à s’acheter une maison pour faire vie commune, que son conjoint est super endetté, qu’il a un crédit épouvantable et qu’il ne peut pas emprunter. On se sentirait floué! » Les couples où l’un des deux s’occupe seul des finances doivent également faire preuve de vigilance. Vous pourriez avoir de mauvaises surprises plus tard en regardant votre budget conjoint. Aussi, réfléchissez à votre succession le plus tôt possible pour éviter d’ajouter au tabou de l’argent celui de la peur de mourir. « Bien des familles ne parlent jamais de ça, mais les surprises, ce n’est pas une bonne idée », avertit Sophie Ducharme.

De quels éléments du patrimoine familial faudrait-il discuter, au juste?

« De tout, autant des montants que de la façon dont ils seront partagés. Plusieurs se disent que les enfants s’arrangeront avec le testament après le décès, mais ce n’est pas toujours facile. Surtout lorsqu’ils ne comprennent pas les choix qui ont été faits. » Prendre le temps de se parler aide à préserver le noyau familial.

Les cas de famille recomposée sont particulièrement délicats pour le partage des biens entre le nouveau conjoint et les enfants. Quels sont les pires scénarios?

« Le pire scénario serait de tout léguer au nouveau conjoint et ne rien laisser à ses enfants, mais c’est rare! Ce qu’on voit souvent, c’est un homme fortuné qui refait sa vie avec une conjointe qui a peu de différence d’âge avec ses enfants. S’il crée une fiducie et remet les revenus à sa conjointe et le capital à ses enfants au décès de la conjointe, ça prendra probablement de nombreuses années avant que les enfants puissent avoir leur argent. Puis, souvent, la conjointe a la possibilité d’empiéter sur le capital pour maintenir son train de vie, ce qui peut être très subjectif », explique Sophie Ducharme.

Il faut donc éviter les clauses qui portent à interprétation. Il y a plusieurs solutions possibles selon sa situation, comme léguer une partie de ses biens à ses enfants de son vivant, ou séparer ses actifs entre sa conjointe et ses enfants.

Avez-vous un exemple de famille qui réussit à parler de ces sujets difficiles?

« Oui, un entrepreneur et ses trois filles. Il a toujours discuté ouvertement de ses finances avec elles, souligne Sophie Ducharme. Lorsqu’il a voulu vendre son entreprise, il leur a demandé si elles voulaient la racheter. Ce n’était pas le cas. Il leur a fait des dons déjà, puis il a fait son testament et elles savent exactement ce qui se passera au décès. Cela diminue énormément les risques de conflit. Cette famille est encore un cas d’exception. »

Quel est le bon moment pour parler de gestion de patrimoine familial ?

Sophie Ducharme recommande d’éviter Noël et les fêtes de famille, idéalement. « C’est le temps de célébrer, pas de parler d’argent! On se prévoit plutôt un moment pour le faire, comme un petit souper. Souvent, les familles vont choisir de faire ça sans les conjoints. On peut aussi faire cette rencontre avec son notaire. »

Quel est le rôle du conseiller dans tout ça?

Le conseiller est en mesure de vous fournir des recommandations personnalisées pour vous aider à gérer sainement votre argent, en lien avec vos objectifs. En mettant sur pied une bonne stratégie d’épargne et d’investissement, il vous aidera à planifier vos projets, allant même jusqu’à évaluer les scénarios de décaissement avec vous, le cas échéant. « Enfin, si votre conseiller évalue que les besoins financiers de votre famille sont plus complexes, il n’hésitera pas à vous diriger vers un expert en gestion de patrimoine », conclut Sophie Ducharme.

Besoin d’accompagnement? 

Rencontrez d’abord un conseiller, il vous guidera dans les prochaines étapes, selon vos besoins.

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Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

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