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Comment payer moins d’impôt: 7 astuces incontournables

04 mars 2019 par Banque Nationale
Astuces incontournables pour payer moins d'impôt

Personne n’aime payer de l’impôt. Heureusement, il y a moyen d’alléger votre fardeau fiscal en tirant profit des déductions auxquelles vous avez droit… parfois sans le savoir.

Pour arriver à payer moins d’impôt, Natalia Sandjian, planificatrice financière à la Banque Nationale, recommande d’y penser tout au long de l’année et non pas seulement durant la période des impôts. Sinon, « on est placé devant le fait accompli et les stratégies fiscales sont limitées, faute de temps, explique-t-elle. Même s’il ne s’agit pas d’une réflexion des plus agréables, elle peut s’avérer payante. »

Calculer les déductions fiscales auxquelles on a droit peut même révéler d’agréables surprises.

1. Étudiants : peu d’impôt à payer et tout de même des déductions fiscales

Aux études, votre taux d’imposition est comme votre revenu : normalement assez bas. Et vous bénéficiez en plus de déductions. Avez-vous payé des intérêts sur un prêt pour vos études postsecondaires? Si oui, vous pourriez réduire davantage votre revenu imposable.

Avez-vous un ou des produits d’épargne, comme un CELI? Nous vous conseillons d’investir vos économies dans ce compte d’épargne libre d’impôt. Faites fructifier jusqu’à 5 500 $ en 2018 et jusqu’à 6 000 $ en 2019. Retirez les sommes investies pour réaliser vos projets, sans être imposé. Puisque vous l’aurez déjà été.

REER ou CELI? Le CELI devrait mieux vous convenir. Le régime enregistré d’épargne-retraite permet surtout de diminuer un revenu imposable à fort taux d’imposition. Ce qui n’est normalement pas le cas des étudiants.

Bon coup à faire! Parents, déduisez les frais de vos étudiants à charge.

Vous pouvez réclamer certaines dépenses liées aux études de vos enfants. S’ils habitent encore chez vous. Les frais de scolarité en font partie. Puisque ces derniers représentent parfois plusieurs milliers de dollars par année, vous vous en mordrez les doigts d’oublier de les déduire.

2. Célibataires : réduire votre revenu imposable en planifiant la retraite

Que vous soyez seul ou en couple, nous vous recommandons fortement d’investir en prévision de vos vieux jours. Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est une solution de placement à cette fin. Chaque année, vous pouvez cotiser jusqu’à 18 % de votre revenu dans un REER, ou jusqu’à un maximum d’environ 25 000 $.

L’argent déposé dans votre REER est déduit de votre revenu imposable lorsque vous produisez votre déclaration de revenus. Comme vous êtes imposé sur un revenu moins élevé, vous en devez moins au fisc. Dans certains cas, vous pourriez même toucher un remboursement d’impôt!

La stratégie du REER est tellement rentable qu’elle vaut parfois même la peine de vous endetter temporairement pour y cotiser. Natalia Sandjian : « Comme les taux d’intérêt sont bas, il peut être avantageux d’emprunter pour bonifier la cotisation qu’on aurait pu se permettre selon ses liquidités, puis de rembourser dans les douze mois un prêt REER grâce à son remboursement d’impôt. Finalement, les quelques dollars payés en intérêts auront permis une bien meilleure cotisation à son REER, en plus de réduire l’impôt à débourser. Un investissement payant! »

3. Conjoints avec ou sans enfants : bénéficier de votre couple, de votre propriété et de l’allocation pour enfants

Vos avantages se multiplient lorsque vous partagez votre vie. Par exemple, le REER. Vous pouvez cotiser au régime de votre partenaire afin de maximiser vos cotisations de planification de la retraite.

Vous avez acheté une « maison »?

Le Québec propose un crédit d'impôt aux premiers acheteurs. Demandez jusqu’à 750 $ au cours de l’année où vous êtes devenu propriétaire. Cette occasion fiscale est toutefois non remboursable.

Toujours du côté provincial, le crédit d’impôt Réno Vert admet jusqu’à 10 000 $ de dépenses en rénovations écoresponsables. La période d’admissibilité a été prolongée jusqu’au 31 mars 2019. Elle permet d’encourager plus de rénovations écologiques.

Vous avez une famille?

Après la maison vient souvent le projet de fonder une famille, un projet que nous vous conseillons de planifier financièrement.

Les dépenses sont importantes, mais des déductions fiscales sont offertes aux parents, comme le crédit d’impôt pour les frais de garde d’enfants. Au fédéral, la prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) a été remplacée par l’allocation canadienne pour enfants. Celle-ci varie en fonction du revenu familial, mais peut vous permettre de recevoir plusieurs milliers de dollars par année, par enfant.

Nous vous rappelons aussi que vous pouvez déduire les frais de scolarité postsecondaires de vos enfants à charge.

4. Travailleurs autonomes et professionnels : pouvoir déduire ce qui vous est nécessaire pour le travail

En tant que travailleur autonome, vous êtes considéré comme votre propre employeur. Vous avez donc droit à beaucoup plus de déductions fiscales. Vous pouvez déduire le coût de votre bureau, même si celui-ci se trouve dans votre résidence. Ainsi que le chauffage, votre matériel de travail, vos transports, vos frais de communication, le coût de votre adhésion à des associations ou à un ordre professionnel, vos formations et même vos repas d’affaires.

Les personnes salariées ont aussi droit à certaines déductions, comme la déduction pour travailleurs. Elle correspond à 6 % du revenu d’emploi, jusqu’à concurrence de 1 130 $.

Vous pouvez demander une déduction pour achats d’outils si vous devez vous équiper dans le cadre de votre travail. C’est souvent le cas des plombiers ou des mécaniciens, par exemple. Vous pouvez aussi déduire les frais afférents à votre véhicule si vos déplacements pour le travail sont fréquents.

5. Investisseurs et entrepreneurs : bénéficier de mesures provinciales qui encouragent l’entrepreneurship

En tant qu’investisseurs ou entrepreneurs, vous avez droit à une panoplie de différents crédits d’impôt. Ils varient selon la province.

La déduction pour petite entreprise (DPE) est toutefois disponible partout au pays. Elle fait en sorte que les premiers 500 000 $ de revenus d’une société sont imposés à un taux réduit combiné de 19 %, au lieu de 26,9 %. Si vous faites de la recherche et du développement, vous pouvez déduire jusqu’à 35 % de vos dépenses à ces fins.

Enfin, vous pouvez aussi utiliser ses pertes en capital pour réduire l’impôt à payer sur vos gains cette même année.

6. Retraités : profiter de crédits bien-être payants

Ce n’est pas parce que vous êtes à la retraite que vous n’avez plus à vous soucier d’épargner. Vous pouvez cotiser à votre REER jusqu’à l’âge de 71 ans. Après quoi, vous devrez transformer votre REER en fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Et ce, au plus tard à la fin de l’année où vous atteindrez 71 ans. Autrement, vous paierez de l’impôt sur la totalité de la somme épargnée. Toute une dépense! Ce FERR vous fournira un revenu de retraite chaque année.

En outre, les personnes autonomes de 70 ans ou plus ont droit au crédit d’impôt québécois pour le maintien des aînés à domicile. Celui-ci aide à couvrir les soins comme les services d’une infirmière, les soins d’hygiène, de préparation des repas et autres tâches domestiques.

Un crédit d’impôt pour frais médicaux est également disponible si vous avez dépensé plus de 3 % de votre revenu en frais médicaux. Soit pour vous, soit pour votre conjoint ou une personne à charge. À surveiller également : le crédit d’impôt pour personnes handicapées.

Parce que la retraite est aussi faite de loisirs, vous avez aussi droit au crédit d’impôt pour activités des aînés. Il permet de couvrir les dépenses du type culturelles ou sportives.

7. Quoi savoir à propos de votre succession?

Vous gagnerez également à bien planifier votre succession. Sinon, cette étape pourrait devenir un casse-tête pour vos proches après votre décès.

Aux yeux du fisc, lors d’une succession, tous les biens légués à vos héritiers sont réputés être vendus à leur valeur marchande. La différence entre le prix à l’acquisition et celui à la vente devra donc être déclarée. Évidemment, si vous avez des dettes, vos créanciers seront remboursés en premier.

Avoir fait l’inventaire de vos biens permettra au planificateur financier d’en estimer la valeur. Ainsi que l’impôt à payer sur vos avoirs. Quelques stratégies fiscales tout à fait légales existent pour diminuer l’impact financier d’une succession sur vos héritiers. Elles doivent être consignées dans votre testament. Par exemple : léguer votre résidence secondaire à votre conjoint. Ce dernier n’aura pas à payer d’impôt jusqu’à ce que la propriété soit donnée ou vendue, ou qu’il décède lui-même. Si votre résidence secondaire est léguée à vos enfants, ceux-ci devront payer de l’impôt.

La même stratégie s’applique pour les REER. Le conjoint survivant ne paie pas d’impôt sur le REER tant qu’il n’en retire pas. Notez que vous devrez par contre convertir votre investissement en FERR à partir de 71 ans.

Une bonne planification fiscale permettra de tirer le maximum de vos revenus chaque année. Et de vous assurer une belle retraite et un legs sans tracas…

Les 4 règles d’or de la fiscalité

• Penser impôt, tout au long de l’année. Évitez d’attendre la déclaration de revenus pour penser à des stratégies.

• La fiscalité est une façon parmi d’autres d’optimiser votre argent. Vouloir « sauver de l’impôt » est un probablement un faux-pas. D’autres occasions peuvent être payantes, ou mieux correspondre à vos projets de vie.

• Le REER est payant. Surtout quand le taux d’imposition auquel vous êtes assujetti est élevé. Emprunter pour profiter des déductions reliées aux cotisations au REER peut même par moments s’avérer une décision financière judicieuse.

• Épargner est un début, pas une finalité. Nous vous recommandons de tenir compte de la fiscalité afin de retirer le plus d’argent de chaque dollar mis de côté.

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