Nos capsules : Impact économique 

Les actualités économiques de l’heure, démystifiées. C’est le rendez-vous que proposent nos experts Stéfane Marion et Martin Gagnon.

Départ canon avec des surprises de taille

9 janvier 2023        Transcription

Dans cette capsule : Les prévisionnistes prédisent-ils une récession? | Les marchés boursiers démarrent l'année en force | La chaîne d'approvisionnement mondiale gagne en fluidité | Décélération de l'inflation pour plusieurs secteurs

2022 : une année difficile

12 décembre 2022        Transcription

Dans cette capsule : Retour sur 2022 : performance des actifs et hausses de taux | Prévisions 2023 : impact du cycle économique sur l'inflation et portrait du risque de récession

Rebond boursier à confirmer

7 novembre 2022        Transcription

Dans cette capsule : Stabilisation du dollar américain | La confiance des consommateurs, dans un creux historique | Marché de l'emploi, cycle de resserrement et démographie : état de la situation canadienne

La Fed fait monter les enjeux

11 octobre 2022        Transcription

Dans cette capsule : Les effets de la remontée du dollar américain sur l’économie mondiale | Taux d'intérêt et récession | Masse monétaire en perte de vitesse : qu’est-ce que ça veut dire? | Le ralentissement de l'activité immobilière

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Les petits détails pour tout savoir

Bonjour tout le monde est bienvenu à cette capsule économique du 9 janvier 2023. J'en profite pour souhaiter nos meilleurs vœux à tous les clients et amis de la grande famille de la Banque Nationale. Bonjour Stéfane.

Bonne année Martin.

Merci à toi aussi, alors Stéfane, on a parlé il y a quelques semaines d'une année 2022 qui a été difficile à tous les niveaux. Peut-être une dernière statistique là-dessus, ça a été en fait la pire année depuis très longtemps.

Pour un portefeuille équilibré Martin, ça fait plus de 150 ans qu'on n'avait pas connu une DG, donc une baisse importante à la fois des actions, baisse de 18%, et au niveau des obligations, 15% là pour un portefeuille équilibré. C'était une très mauvaise année, puis enfin Martin c'était la première fois seulement depuis 1958-1959 que les obligations baissaient pour 2 années de suite.

Et les obligations n’ont jamais baissé 3 années de suite?

Ah ça Martin, oui, c'est un bon point. Puis je doute que ce soit le cas en 2023. D'autant plus que si on regarde la prochaine diapo, on constate que la récession c'est la plus anticipée de tous les temps. Donc présentement, si on fait un sondage auprès des prévisionnistes dont je fais partie, c'est à peu près 50/50, à peu près où gens se situe au niveau de la récession, donc jamais une récession n'a été anticipée autant que ce qu'on voit présentement en ce début d'année.

Donc ça a été très médiatisé ça Stéfane. Beaucoup, beaucoup de négatif dans les prévisions, mais le marché part en feu en 2023.

Oui, il ne faut pas toujours se fier aux économistes puis aux prévisionnistes, puis aux stratèges, parce que la réalité Martin, c'est qu’on débute ce départ canon pour les actifs risqués. Au niveau obligataire, dans un contexte d'arrondissement économique, fallait s'attendre à ce que le marché obligataire fasse bien en début d'année, mais ce qui est surprenant, c'est la vigueur des marchés boursiers. En fait, c'est généralisé, Martin. C'est à la fois les pays émergents et aussi les pays producteurs de commodités, les États-Unis, tout le monde fait bien en ce début 2023 pour toutes les classes d'actifs dont les actions.

Et peut-être qu'on peut pour expliquer ça, on peut regarder du côté des chaînes d'approvisionnement.

Ah oui, les attentes sont que l'inflation va décélérer en 2023, puis peut-être réduire fortement le risque de récession. Ce que l'on constate Martin, c'est qu’avec tous les indicateurs qui sont publiés dans les dernières semaines montrent qu'il y a une fluidité beaucoup plus grande au niveau de la chaîne d'approvisionnement mondial, puis dans le secteur manufacturier, que ce soit les nouvelles commandes, les prix des intrants, les délais de livraison, tout est en baisse. Donc ça laisse présager une inflation au niveau des biens de consommation qui soit moins grande au cours des prochains mois. Puis ça on avait déjà commencé à le constater récemment, mais ça se confirme de plus en plus.

Oui, et Stéfane, ce qui est surtout surprenant, c'est que cette fois-ci, ça ne se limite pas au secteur manufacturier.

Oui, ça Martin, c'est la grande surprise parce que jusqu'à présent, les banques centrales ont nié la capacité de l'inflation des services à ralentir. Or, ce que l'on constate, c'est qu'à la lumière des plus récentes données, c'est que l'industrie des services aux États-Unis est déjà en très forte décélération. En fait, la baisse mensuelle était la 2e plus grande en une génération, donc ça laisse présager moins d'activité économique dans les services, mais Martin, surtout moins d'inflation dans les services au cours de l'année 2023.

Stéfane, tout le monde parle d'inflation, de récession - pardon, d'inflation aussi, mais la grande question encore une fois, c'est le marché de l'emploi qui pour l'instant demeure très, très fort. Qu'est-ce que t'en penses?

Martin, je veux démystifier la tout ce que j'en dis. Ce n’est pas 2 trimestres de PIB qui constituent une récession, ça c'est une fausseté ne vous fiez pas à ça. Ce qui définit une récession, c'est ce qui se passe au niveau du marché de l'emploi. Or jusqu'à présent, tant aux États-Unis qu'au Canada, les emplois temps plein font bien. Aux États-Unis, l'emploi surprend. Par contre, ce qu'on constate Martin, c'est que ça manque de vigueur aux États-Unis, ce n’est pas une baisse, il y a du surplace au niveau des emplois temps plein. Et ça, c'est important à surveiller, ce que l'on veut voir aux États-Unis c'est un certain surplace au niveau de l'emploi. On ne veut surtout pas assister à des baisses d'emploi dramatiques qui viendraient saper le pouvoir d'achat des ménages américains et amener à une baisse des profits des entreprises beaucoup plus grandes que ce qui est anticipé présentement. Donc, au niveau du marché de l'emploi, Martin, ça laisse encore présager une possibilité d'atterrissage en douceur de l'économie.

Et c'est ça qui est intéressant, Stéfane, parce qu'on a essentiellement la Fed qui nous dit qu'ils vont continuer d'augmenter les taux et peut-être à cause de l'emploi, le marché ne croit pas là Fed.

Ah Martin, pour avoir une possibilité d'atterrissage en douceur, encore faut-il que les banques centrales cessent de monter les taux. Donc on a parlé que l'inflation semble être sur la bonne voie de décélération. L'emploi aussi est beaucoup moins vigoureux et ce qu'on voit Martin présentement, c'est que le marché des obligataires ne croit pas au scénario de la Réserve fédérale, qui continuent de clamer haut et fort qu'elle va continuer à monter les taux à 5.5% s'il le faut. Or, pour la première fois du cycle et les taux du Trésor à 2 ans sont en deçà des taux fédéraux, donc, historiquement, Martin, ce n'est jamais arrivé que la Réserve fédérale monte ses taux après que le marché obligataire a donné le signal que non, on ne croit plus à ce scénario-là, l'inflation sur la bonne voie, plus besoin de monter les taux.

Stéfane, un des thèmes importants de l'année 2022, aurait été la force du dollar américain. Peut-être qu'on voit des signes d'essoufflement.

Ça c'est important, Martin, parce que beaucoup de gens sont pessimistes par rapport au prix des commodités en disant que quand la Réserve fédérale va continuer de monter les taux, le dollar américain va continuer de s'emballer. Mais si la Réserve fédérale prend une pause, bien on voit déjà, on constate déjà que le dollar américain perd de sa vigueur et ça, c'est important. Ça fait beaucoup moins de stress pour les pays émergents, donc ça permet une croissance plus robuste dans le reste du monde, la capacité de payer leurs dettes en dollars américains par exemple, Martin. Et la bonne nouvelle Martin, c'est que le dollar américain faiblit, donc c'est cohérent avec la diapo précédente qui montre que le marché ne croit pas vraiment au niveau de la prévision de la Banque centrale. Donc encore faut-il que tout ça se confirme. Et la bonne nouvelle pour 2023? Martin, je pense que pour un dollar américain plus faible, c'est qu'il y a une divergence de politique monétaire qui s'annonce entre la Chine et les États-Unis. La plus grosse nouvelle, je pense des dernières semaines Martin, depuis la dernière fois qu'on s'est vu, c'est cette décision de la Chine d'ouvrir subitement son économie, ce qui amène une capacité de compenser le ralentissement américain pour 2023.

Alors Stéfane, en conclusion, oui, un ralentissement économique en 2023. L'ampleur, selon l'inflation et le marché du travail, il y a des éléments compensatoires à tout ce qu'on voit, qui est négatif. Mais nous on demeure défensif, mais on ne voit pas d'un scénario catastrophique en 2023.

Pour le moment, Martin, du moment que les banques centrales effectuent le pivot, cessent de monter les taux, peut-être même baisser les taux comme nous on pense en 2023 serait une excellente nouvelle pour l'économie et pour les marchés. Mais pour le moment, Martin, encore faut-il confirmer ce pivot des banques centrales. Donc le message en ce début d'année oui, départ canon pour les actifs risqués dont la bourse par contre, soyez prudents, encore faut-il confirmer cette décélération de l'inflation et ça, ça va venir dans les prochaines semaines. Donc j'attendrai un petit peu plus longtemps avant de déployer des sommes dans les actifs risqués, donc une répartition d'actifs qui demeure défensive pour le moment de notre côté, Martin.

Excellent, merci beaucoup Stéfane, Merci tout le monde d'être à l'écoute. Et encore une fois, nos meilleurs vœux à tout le monde pour 2023. Au revoir.

Bonjour tout le monde et bienvenue à cette dernière capsule Impact économique de l'année 2022. Mon nom est Martin Gagnon et comme toujours, je suis accompagné de notre économiste en chef, Stéfane Marion. Bonjour Stéfane.

Bonjour Martin.

Alors cette fois-ci, on va faire une petite révision de l'année 2022 qu'on peut certainement qualifier d'un mauvais millésime, bien qu'on a eu un bon dernier trimestre, Stéfane.

Oui Martin, si on regarde le graphique, les bâtonnets en bleu démontrent que jusqu'à présent au 4e trimestre, l'année presque fini, c'est plutôt bon, mais en demeure pas moins que ça a été un rattrapage partiel par rapport à un millésime, comme tu laisses entendre, qui a été douteux. Toutes les classes d'actifs, en fait, ont performé de façon négative en 2022, ce qui est très rare, Martin. Il n'y a que les encaisses qui donnaient une protection en 2022, donc une année frustrante.

Bon justement, alors on va regarder certaines classes d'actifs qui auraient pu être valeur refuge mais qui ne l'ont pas été bien qu'ils l'aient été traditionnellement.

Oui donc dans un contexte comme on le voit présentement, un petit peu plus d'inflation évidemment, des taux d'intérêt plus élevés. On aurait pu penser que d'autres classes d'actifs auraient pu compenser des actifs financiers qui ont moins bien fait, mais depuis quelques mois Martin, on voit que même au niveau du prix des actifs résidentiels, tant aux États-Unis qu'au Canada, puis en fait Martin, je vais extrapoler, partout au sein de l'OCDE, les propriétaires de maisons voient le prix de leurs actifs immobiliers baisser au moment où on se parle.

Et puis il y avait quelque chose qui devrait être, devait être une 7e merveille du monde, qui n'a pas été une valeur refuge non plus.

Oui. Le Bitcoin aussi qui a une appellation de tulipe digitale dans certains, dans certains cercles, baisse de 63%, Martin. Donc un problème de gouvernance, je pense qui a émané et dans ce contexte-là, oui, même les actifs alternatifs qui se disaient alternatifs ont très mal fait.

Bon. Alors revenons au thème de l'année, Stéfane, il faut parler un petit peu des taux d'intérêt, quelle année on a vécu.

Oui donc, Martin, hausse de taux spectaculaires. En date de la semaine passée, les taux directeurs de la Banque du Canada passent au-dessus du 4% pour la première fois, Mon Dieu, en plus de 15 ans, mais c'est pas juste le niveau, Martin, c'est la vitesse à laquelle on a majoré ces taux-là, donc dans la même année, 400 points de base c'est du jamais vu donc on peut comprendre la difficulté qu'ont eu à performer les actifs financiers et les autres actifs tels l'immobilier.

Bon évidemment, on a fait ça pour parer à des hausses d'inflation, mais on en a souvent parlé Stéfane, et là on commence à voir des signes un petit peu encourageants.

Bon Martin, la hausse des taux, c'est troublant parce que si à partir de maintenant elle se poursuit, on peut entraîner des enjeux économiques beaucoup plus importants que ce qu'on a vu jusqu'à présent. Je me console à l'idée de voir que depuis 3 mois, l'inflation décélère. Donc oui, sur une base annualisée, elle est encore autour de 7% mais au cours des 3 derniers mois, on fonctionne une cadence de 3.5% pour plusieurs des indicateurs qui sont surveillés par la Banque du Canada. Donc Martin, avec le taux directeur à 4.25%, l'inflation à une cadence de 3.5% je pense qu'on est clairement en territoire restrictif pour la Banque du Canada, donc il y a lieu de penser à partir de maintenant que la Banque du Canada va prendre une pause pour évaluer la situation.

Bon, et ils doivent aussi, les Banques centrales doivent aussi regarder un petit peu vers la Chine en ce moment.

Martin on voit encore les banques centrales dire qu'on comprend mal le phénomène d'inflation en 2022, mais faut pas oublier qu’avec la politique de COVID 0, qui vient d'être presque abandonné au cours des dernières semaines ou des derniers jours devrais-je dire, la Chine connaît une contraction de son économie, donc ce qui impacte la chaîne d'approvisionnement mondiale. Donc je pense que, à mesure que ces choses-là se normalisent, l'inflation pourrait être à des niveaux beaucoup plus acceptables pour les banques centrales au cours de l'année 2023.

Puis en parlant de 2023, il y a des nuages gris à l'horizon quand on regarde les courbes de taux d'intérêt qui est un signal assez puissant.

Martin, il y a des indicateurs économiques qui laissent présager un ralentissement important, donc n'oubliez pas après les hausses de taux vient maintenant un ralentissement important de l'économie. On le voit au niveau des indicateurs avancés, on le voit aussi au niveau de l'inversion des courbes de taux d'intérêt comme tu mentionnais, et elle est inversé de façon très prononcée présentement aux États-Unis et au Canada cette courbes de taux d'intérêt, Martin, il n'y a qu'un seul précédent pour une inversion de courbe qui ne soit pas suivie de récession accompagnée de licenciement important au niveau du marché du travail. C'est le milieu des années 60, donc tout ce qu'on peut dire, c'est qu'à la lumière de ces indicateurs-là, faut se préparer à un ralentissement économique important pour 2023.

Et Stéfane, quand on parle de récession, la vraie définition d'une récession, c'est qu'est-ce qui arrive à l'emploi. Est-ce que les gens perdent leur emploi? Et il faut regarder ça de plus près pour 2023, et peut-être qu'on a un éclairage différent.

Martin, à la lumière du graphique sur les courbes de taux d'intérêt les gens vont me poser souvent la question, mais à ce moment-là pourquoi ne prédis-tu pas une récession hors de tout doute? La différence cette fois-ci Martin, est comme ce que tu laisses entendre, c'est un licenciement ou pas. Or, pour la première fois de l'histoire, si on regarde au Canada, j'ai plus de gens qui partent à la retraite par année, on parle de près de 280 000 individus, alors que la population en âge de travailler, croit autour d'une cadence de 240 000. Ce que ça veut dire Martin, c'est que donc les entrepreneurs, les propriétaires d'entreprises ont une capacité de réduire leurs effectifs via l'attrition plutôt que des mises à pied importantes qui viendraient accélérer une récession économique. Donc encore une fois, étant donné la démographie que l'on connaît présentement, en fait, qui est sans précédent, on verra quel sera le comportement des employeurs. Si les banques centrales prennent une pause au niveau des hausses de taux, peut-être qu'il y a une lueur d'espoir que j'ai un ralentissement économique qui ne soit pas accompagné avec des licenciements trop importants au niveau des travailleurs.

Donc pour conclure 3 questions, Stéfane. Est-ce qu'on est en récession?

Pas encore, Martin. Étant donné la bonne tenue du marché du travail et au Canada et aux États-Unis, non, nous ne sommes pas récession présentement, mais les indicateurs avancés laissent présager un ralentissement, ça c'est évident.

Donc on est toujours dans le coin de 50/50 pour 2023.

Je pense que oui, Martin.

2e question, est-ce que l'inflation va avoir un gros impact sur le cycle économique en 2023?

Oh mon Dieu, ça demeure l'enjeu principal pour les banques centrales, Martin. Donc le type de cycle économique qu'on connaîtra en 2023, savoir un ralentissement ou une récession avec plein de licenciements va dépendre de la trajectoire de l'inflation. Je me console du fait qu’au cours des derniers mois, au moins des dernières semaines ça va dans la bonne direction pour une pause au niveau des hausses de taux d'intérêt.

Et dernière question, qu'est-ce qu'on recommande à nos clients en termes d'allocation d'actifs ?

Martin, moi je pense que les banques centrales vont devoir prendre une pause. Je pense qu'au niveau de la Banque du Canada, a déjà annoncé nos couleurs, mais faut encore que la Banque centrale aux États-Unis annonce aussi ses couleurs qu'elle est prête à faire un pivot et se mettre en mode repose donc demeurons défensifs jusqu'à ce que nous puissions confirmer ce certain pivot des banques centrales, qui s'étend ailleurs qu'au Canada.

Merci beaucoup Stéfane. Merci d'avoir été à l'écoute. Soyez prudents et joyeuses fêtes à tout le monde. Au revoir.

 

Bonjour tout le monde et bienvenue à cette capsule économique du 7 novembre 2022. Merci d'être à l'écoute, la grande famille de la Banque Nationale. Comme à l'habitude, je suis avec notre économiste en chef, monsieur Stéfane Marion, bonjour Stéfane.

Bonjour Martin.

Alors Stéfane, on a quand même des marchés boursiers qui ont été assez porteurs depuis le début du trimestre.

Oui, surprenamment Martin, on parle beaucoup de craintes de récession au niveau mondial. Or, depuis le début du trimestre en date du 4 novembre, on remarque que les actions ont la côte au niveau mondial et en particulier le S&P TSX.

Puis évidemment, un petit peu d'accalmie du côté de la Fed. On le voit du côté de la devise américaine.

Oui. Ce qui explique cette remontée des actions, Martin, c'est des attentes à l'effet que les banques centrales deviendront, de façon imminente, moins agressive, mais "imminent" est difficile à définir en ces temps. Encore faut-il le voir, des meilleures nouvelles au niveau de l'inflation. Mais je pense que pour le moment, la remontée des actions est accompagnée d'une accalmie au niveau du dollar américain, parce qu'on sait qu'un dollar américain qui s'emballe, en général, est associé avec divisions beaucoup plus dures pour l'économie mondiale. Donc dollar américain se stabilise, Martin, pourquoi? Des attentes de Réserve fédérale moins agressives dans un contexte où l'économie mondiale au secteur de la fabrication est déjà en contraction. Donc ça démontre quand même que les banques centrales doivent être aussi agressives dans un contexte où l'économie mondiale décélère ou peut-être même est en contraction.

On a dans le passé beaucoup parlé des entreprises Stéfane, mais là, il y a des signes, peut-être un petit peu plus inquiétants du côté du consommateur.

Oui est ça c'est une nuance importante, Martin, parce qu'on parle beaucoup de l'industrie, la fabrication. Mais ce qu'on constate, c'est que la décélération est accompagnée d'une baisse de confiance, d'une chute, on devrait dire, importante, alors que la confiance des consommateurs dans l'ensemble des pays de l'OCDE atteint un creux historique. Martin, la remontée des taux combinée avec l'augmentation du prix de la nourriture et de l'énergie, vient saper le moral des consommateurs.

Définitivement, puis ils doivent puiser dans leurs économies.

Oui, puis aux États-Unis, ce qui est intéressant de remarquer c'est bien qu'au 3e trimestre, il y a une remontée, un rebond du PIB aux États-Unis qui était au-delà des attentes. Il n'en demeure pas moins que ça s'est fait sur le dos des consommateurs qui ont puisé dans leur épargne, une épargne qui atteint son plus bas niveau depuis 2007. Donc il y a peu de potentiel haussier au niveau de la consommation, au niveau d'un rebond important au cours des prochains trimestres dans un tel contexte. Puis l'autre chose qui vient saper le moral des consommateurs, Martin, c'est la fameuse baisse de prix des maisons, donc il y a un effet richesse négatif. On la remarque au Canada, comme vous pouvez le constater dans la diapo. Mais aux États-Unis aussi ça commence à baisser. Puis en passant, Martin, le prix des maisons a augmenté de beaucoup plus qu'au Canada pendant la pandémie, 56% versus 48%, donc là baisse qui va venir aux États-Unis est peut-être même plus importante qu'au Canada parce qu'ils n’ont pas la même démographie que nous avons ici.

Quand même un mot sur nos entreprises, non seulement comment elles vont, mais les anticipations des bénéfices. C'est peut-être un peu inquiétant ça ?

En fait, la Réserve fédérale cherche à freiner l'ardeur du phénomène d'embauche aux États-Unis. Puis Martin, je pense qu'on peut constater qu'avec seulement 20% des entreprises du S&P 500 qui ont des visions de croissance plus importantes au niveau de leur bénéfice dans la prochaine année, et bien c'est la pire diffusion depuis un bon moment-là, depuis la pandémie. Ce qui laisse présager, Martin, un environnement où les entreprises seront moins agressives dans leurs activités d'augmentation de leurs effectifs. Donc une embauche, un phénomène, une croissance. Le cycle d'embauche est appelé à décélérer.

Mais le, le Canada résisté, hein ?

Oui donc Martin, malgré la remontée du 4e trimestre, on peut voir qu'on est un peu en attente. Parce que la réalité, la conclusion, c'est même si la bourse avait bien fait. On demeure dans un territoire de marché baissier où à la marge, on peut voir que tout le monde est en territoire de marché baissier. Le Canada résiste mieux, Martin, encore une fois, ça reflète le fait qu'on est une économie qui est moins impactée négativement par cette remontée du prix de la nourriture et de l'énergie. Nous en produisons, donc le S&P TXS au niveau de la profitabilité, résiste mieux.

Puis pour revenir à ce que tu disais donc, le marché de l'emploi est fort, et continue de nous surprendre.

Oui, donc avec des indices boursiers qui sont en territoire baissier, pour la plupart, les entreprises deviennent beaucoup moins agressives. Puis même si l'emploi a surpris à la hausse aux États-Unis, au Canada, au total Martin, il n'en demeure pas moins que depuis plusieurs mois, on est au beau fixe par rapport à l'emploi à temps plein. Puis ça, c'est ça démontre les inquiétudes des entreprises par rapport au prochain trimestre. Mais l'excellente nouvelle Martin, c'est qu'il semble, on y va avec des gels d'embauche dans l'emploi à temps plein plutôt que des mises à pied, puis ça, ça aide. C'est beaucoup moins néfaste pour l'économie, bien évidemment.

Alors si on continue avec le Canada, quand même un peu de répit là pour les hausses de taux.

Bon. La Banque du Canada a procédé encore avec des hausses de taux salées, même si c'était 50 points de base plutôt que 75 points de base, tel qu'attendu Martin, mais on peut expliquer pourquoi la Banque du Canada est un peu moins agressive cette fois-ci. Parce que l'inflation va du bon côté au Canada. Décélérations importantes par rapport à des indices qui sont suivis par la Banque du Canada, donc excellente nouvelle de ce côté-là, ce qui laisse présager peut-être la fin du cycle de resserrement au Canada, ou du moins une pause à partir des prochaines semaines.

Et puis Stéfane, si on revient là sur le revenu disponible des Canadiens, il y a des différences importantes avec les États-Unis.

Martin, moi je te dirais une des raisons pour laquelle l'inflation décélère plus vite au Canada qu’aux États-Unis, c'est le reflet aussi que les Canadiens sont beaucoup moins impactés négativement par l'augmentation du prix de l'électricité. On sait qu'on entre dans une période de chauffage, c'est l'hiver qui arrive bientôt. Puis, contrairement aux Américains et aux Européens, les Canadiens dans l'ensemble ont subi une augmentation du prix électricité à peu près 5% depuis 2019. Alors qu'aux États-Unis, c'est près de 30%, donc ça aide à supporter une épargne au niveau des particuliers qui est plus élevé au Canada qu'aux États-Unis, donc une résilience plus grande pour l'économie canadienne au moment où on se parle.

Puis si on terminait en regardant quelque chose de très important, très fondamental, un petit aperçu de la démographie au Canada là.

Je pense que l'annonce était importante, Martin, la semaine passée du gouvernement fédéral, où on annonce qu'on est prêts à accueillir 500,000 immigrants par année. Cette là elle existe nulle part ailleurs au G7. Lorsqu'on constate la croissance ou les perspectives de croissance de la démographie entre le Canada et les autres pays du G7, il y a une différence très très très importante. Donc ce que ça va faire, c'est que ça limite le potentiel baissier du prix de l'immobilier au Canada. Puis en même temps, Martin, ça fait en sorte que ça nous amène un bassin de payeur de taxes important, donc moins d'incertitude à moyen terme sur la capacité du gouvernement d'offrir justement le filet de sécurité sociale auquel on s'est habitué.

Donc, en conclusion, Stéfane, je pense qu'on n’est toujours pas dans le camp de la récession. On est dans le camp d'un ralentissement économique, mais pas de contraction.

Je pense que Martin, jusqu'à présent ce que l'Amérique du Nord démontre, c'est qu'il y a une certaine résilience au niveau des ménages, des consommateurs, dans le cas canadien, de la démographie aussi. Tout ça pour dire Martin, il ne faut peut-être pas ambitionner. Là ce qu'on a vu jusqu'à présent de la remontée des bourses au 4e trimestre, ce sont des anticipations que l'inflation va décélérer, surtout aux États-Unis. Encore faut-il le confirmer. On a encore plusieurs semaines d'incertitude qui nous guettent.

Donc de la volatilité. On demeure défensif. D'autres hausses modestes de taux et on surveille l'inflation.

Je pense et tout ça est tributaire de l'inflation à venir.

Excellent. Merci beaucoup Stéfane.

Merci.

Merci d'avoir été à l'écoute, restez avec nous et on se revoit dans environ un mois. Au revoir.

 

Bonjour tout le monde et bienvenue à cette capsule économique de la grande famille de la Banque Nationale. Nous sommes aujourd'hui le 11 octobre 2022, mon nom est Martin Gagnon et comme d'habitude, je suis accompagné de notre économiste en chef, Stéfane Marion. Bonjour Stéfane,

Bonjour Martin.

Alors Stéfane, la dernière fois qu'on s'est parlé à la mi-septembre, on parlait d'être relativement prudent et environ une semaine plus tard, les banques centrales ont adopté une approche encore plus agressive. Alors, on en est où aujourd'hui à la mi-octobre ?

Martin, c'est la Banque centrale américaine qui a parti le bal des banques centrales depuis la fin du mois de septembre. Tu sais, contrairement à la Banque du Canada, la Banque aux États-Unis, la Banque centrale, elle, elle publie son sentier de resserrement monétaire et ce qu'on a constaté c'est qu’il y a un durcissement important qui a été provoqué au mois de septembre, le 21 septembre, pour être plus précis, Martin. Avec une Banque centrale américaine qui promet de continuer à hausser les taux, mais encore plus important, Martin, c'est qu’elle se dit que je vais les monter et je pourrais les garder à des niveaux élevés toute l'année 2023. Donc, lorsqu'on parle durcissement de ton de la Banque centrale, ça a été important à la fin du mois de septembre.

Et il y a eu tout un impact sur les devises, Stéfane, l'appréciation du dollar américain.

Puis, c'est un point important, Martin, parce que la remontée du dollar américain, elle impacte tout le monde sur la planète et avec 1$ américain qui s'apprécie en fait, qui atteint des sommets inégalés. On surpasse maintenant, le pire, la lecture la plus élevée qui avait été observée pendant la pandémie. Ce que ça fait, il y a un effet d'entraînement, Martin, ça force les autres banques centrales à protéger leurs devises et donc de monter les taux aussi rapidement que la Réserve fédérale ou même plus rapidement. Donc, au total, ce que ça veut dire, la conclusion, c'est que ça nous amène à un durcissement du stress financier beaucoup plus important, une remontée du stress financier, que l'on constate, qui est maintenant bien au-dessus de sa moyenne. La bonne nouvelle ? Martin, dans la diapo par contre, c'est que on n'a pas atteint des sommets aussi durs, aussi pénibles, peut-être pour l'économie, que ceux qui avaient observé pendant la pandémie, mais clairement, on parle d'un stress financier qui est bien au-delà de la moyenne historique.

Oui, c'est sûr que ça fait des marchés financiers plutôt hostiles, mais il y a aussi des impacts collatéraux à tout ça là.

Là on le voit, puis on le constate très certainement au niveau du secteur manufacturier où au niveau mondial, Martin, on voit une baisse ou même une contraction de l'activité manufacturière. Ce n’est évidemment pas toutes les régions du monde qui sont en contraction présentement. L'Amérique du Nord demeure en expansion, légère expansion, je devrais préciser, mais d'autres régions du monde sont impactées très négativement. Encore une fois, c'est l'effet d'entraînement du durcissement de la politique monétaire qui impacte l'économie mondiale. Donc clairement, on fait face à plusieurs trimestres de croissance faible au cours des prochains mois.

Et les marchés, bien évidemment réagissent fortement, mais avec des disparités assez importantes.

On est en train de mettre énormément d'incertitude au niveau de la prévision des perspectives de croissance pour les bénéfices et après le rebond intéressant que les bourses mondiales avaient enregistrées au mois de juillet dernier, Martin, là on a une rechute. Pourquoi? Durcissement de politique monétaire, appréciation du dollar américain, ralentissement de l'économie mondiale, donc des bourses qui atteignent de nouveaux bas cycliques pour les pays émergents. On parle des contractions des indices boursiers qui sont en baisse de plus de 30% depuis le sommet. Le message, Martin, que c'est presque toutes les grandes régions du monde sont en territoire de marché baissier au niveau des actions présentement.

Et encore une fois, le Canada résiste à tout ça. On en a amplement parlé, un mot là-dessus, Stéfane?

Oui, on est en baisse, Martin, malheureusement. Par contre, lorsqu'on se compare, on se console. La bourse canadienne fait quand même bonne figure par rapport aux autres indices mondiaux. Les raisons pour ça, Martin, on n'a qu'à penser à l'incertitude au niveau des prix de l'énergie, choc d'offre important, le conflit ukrainien qui semble s'envenimer et qui fait en sorte que le prix de la nourriture demeure élevé. Donc, le Canada étant un producteur de denrées énergétiques et de denrées agroalimentaire, on se tire quand même passablement bien d'affaires dans les circonstances.

Stéfane, parlons de la question qui est, dans leur lutte contre l'inflation, est-ce que les banques centrales vont créer, aller aussi loin que créer une récession ? Comment on surveille ça ?

Bon, 2 choses Martin, la courbe des taux d'intérêt, la courbe de rendement, le différentiel de l'obligation de 10 ans moins 3 mois, lorsqu'il y a une inversion, lorsqu'on tombe en territoire négatif, historiquement, c'est associé à des probabilités de récession accrue. En fait, c'est presque toujours un signal probant de récession à venir. La bonne nouvelle, Martin, pour l'instant, c'est que la courbe des taux d'intérêt aux États-Unis, elle n'est pas inversée, elle est très aplatie, ce qui suggère une croissance faible. Croissance faible est aussi synonyme de moins d'inflation, ce qui serait une bonne nouvelle. Mais pour l'instant, on n'a pas un signal hors de tout doute à l'effet qu'on fait face à une contraction de l'économie, récession avec des pertes d'emplois importantes. Donc, tout va dépendre de l'inflation, de la lecture de l'inflation au cours des prochaines semaines.

Et là, on va parler de quelque chose qu'on n'a pas souvent discuté, on retourne un peu dans nos livres d'économie, la masse monétaire. Qu'est-ce qui se passe ?

Martin, tu sais ? La masse monétaire avait été ignorée pendant la pandémie. On se disait qu'on pouvait faire exploser la masse monétaire sans jamais voir l'inflation monter. Or, on a prouvé le contraire, l'explosion de la masse monétaire a amené une augmentation substantielle de l'inflation, mais avec le resserrement des conditions au niveau planétaire des derniers mois, au niveau des resserrements des conditions financières monétaires, on constate Martin que la croissance de la masse monétaire est en perte de vitesse et ça, c'est une excellente nouvelle parce que ça laisse suggérer des biens meilleures lectures au niveau de l'inflation, une décélération importante. Et c'est ça qui va faire en sorte qu'on tombe en récession ou pas. Si l'inflation baisse de façon substantielle au cours des prochains mois où les banques centrales vont être en mesure de prendre une pause au niveau du resserrement monétaire.

D'ailleurs, on va avoir des nouvelles importantes cette semaine. Stéfane, Tu t'attends à quoi ?

Moi, je pense qu'on entre dans une fenêtre où finalement, les nouvelles sur l'inflation devraient être meilleures, Martin. Ce qui pourrait justement permettre de prendre une pause au niveau de la Banque centrale, donc les prochaines lectures d'inflation sont très, très importantes pour les banques centrales.

Terminons en parlant un petit peu du Canada, du côté de la croissance économique, on fait un peu de surplace.

Martin en fait, comme le marché boursier, on résiste au Canada, puis on constate que le PIB canadien, sans afficher des lectures importantes de croissance économique, c'est une décélération de la cadence. Ça demeure légèrement positif, mais on constate qu'au niveau de l'économie réelle, Martin, c'est un peu du surplace. Et du surplace, Martin, c'est mieux qu'une contraction dans le contexte actuel et c'est ce qui amène peut-être une capacité pour la Banque centrale canadienne, la Banque du Canada, à prendre une pause après une hausse de taux qui semble être annoncée pour le mois d'octobre, d'ici les prochaines semaines.

Et puis un mot sur le ralentissement immobilier?

Bon, Martin, la Banque du Canada voulait freiner la surchauffe dans le secteur immobilier et elle a réussi, la revente de maisons est en forte baisse depuis quelques mois. Heureusement, la croissance de la population canadienne milite en faveur d'une stabilisation des reventes de maisons, mais on a atteint des niveaux de reventes de maisons qui, historiquement, sont associés à moins de croissance au niveau du prix des maisons. Et ça, on le voit, Martin, avec le prix. L'activité immobilière qui baisse le prix des maisons au Canada est en baisse présentement. On parle d'une baisse de 4% depuis le sommet du printemps dernier. Avec les taux d'intérêt où ils sont maintenant, Martin, il y a fort à parier que le prix d'une maison va continuer à baisser. Dans notre scénario à nous, on parle d'une baisse totale autour de 15% au niveau national, ce qui nous ramènerait Martin près des niveaux des prix qui étaient observés au début 2021.

Excellent, alors Stéfane, en conclusion, on s'attend évidemment à des hausses télégraphiées dans les prochaines semaines, mais on reste dans le camp, qu'on devrait voir une pause ensuite à cause d'un ralentissement de l'inflation, n'est-ce pas ?

Beaucoup de volatilité Martin, oui à entrevoir. Nous avons besoin de meilleures données pour l'inflation, pour stopper les banques, leur faire prendre une pause. La bonne nouvelle, Martin, on continue de penser dans notre scénario à nous en tout cas, que l'inflation, il y aura des meilleures nouvelles et que la hausse des taux, une stabilisation, le sommet pour les taux d'intérêt, est à entrevoir au cours des prochaines semaines.

Donc, peut-être un peu plus d'intérêt pour les obligations.

Martin, ça commence à être plus intéressant là, soudainement, si l'inflation se stabilise, ce n’est peut-être pas un mauvais point d'entrée pour recommencer à penser aux obligations qui ont été durement touchées depuis le début de l'année.

Excellent, merci beaucoup, Stéfane. Merci de nous écouter et on vous revient dans un mois. Entre-temps, restez prudents. Merci, au revoir.

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