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Travailler au Québec en tant que Français

24 septembre 2015 par Banque Nationale

Des milliers de Français tentent l’aventure du travail au Québec chaque année. Une bonne préparation est toutefois nécessaire pour couronner de succès cette grande traversée !

Contenu

Anicée Lejeune a fait le grand saut en 2009. À 27 ans, elle part seule, PVT en poche. Elle réalisait un rêve de gamine. « J’ai toujours voulu vivre au Québec », raconte la jeune femme.

Grâce à l’entente-cadre signée en 2008 entre la France et le Québec, stipulant la reconnaissance de toutes les formations reçues de part et d’autre, ses diplômes universitaires et expériences de travail en tant que journaliste étaient valables. Il lui aura fallu 3 mois pour décrocher un emploi dans un média montréalais.

Le Québec est souvent perçu par plusieurs Français comme un eldorado pour le travail. « Il est encore possible de faire de magnifiques carrières au Québec, alors que c’est bouché dans tous les secteurs en France », affirme pour sa part Chloé Vaea, conseillère périnatale qui habite et travaille à Montréal depuis 2008.

Malgré cela, le quart des Français venus s’installer au Québec rentrent finalement en France. Le facteur famille semble déterminant pour ces derniers : « retrouver ses amis et fonder une famille auprès des siens est souvent une raison qui m’est rapportée pour retourner en France, raconte Chloé Vaea. L’hiver est aussi une raison classique. Il peut être très rude à supporter en fonction de la région d’où on vient. »

« Une immigration, c’est très personnel, renchérit Anicée Lejeune. Les expériences varient d’une personne à l’autre, en fonction de leurs rencontres et de leurs histoires. »

Et une histoire d’immigration peut être comparable à des montagnes russes. Des hauts et des bas, des moments de découragement et de grands bonheurs, des dédales administratifs et de belles surprises… Pour éviter que le manège donne mal au cœur, voici un petit guide pour les Français qui envisagent de travailler au Québec.

La paperasse et la poutine

Il faut s’y attendre, l’étape de la paperasse est incontournable. Il est tout d’abord nécessaire d’obtenir le permis ou le statut approprié. Choisissant l’option la plus simple pour elle à l’époque, Anicée Lejeune obtient au départ un PVT valide pendant 24 mois. « Les quotas se sont resserrés, c’est plus difficile d’en obtenir un aujourd’hui. Cela se fait par tirage au sort et l’on a seulement une chance sur deux », affirme-t-elle. Il faut donc être bien informé quant aux dates et aux procédures de demande.

Ceux qui ont un emploi qui les attend au Québec peuvent demander un permis de travail. « C’est l’employeur qui doit en faire la demande », précise Anicée Lejeune, qui a obtenu un visa jeune professionnel, puis un visa de travail fermé après l’échéance de son PVT. Elle a ensuite obtenu sa résidence permanente en septembre 2012, puis sa citoyenneté canadienne tout récemment.

Il est aussi possible de faire une demande de résidence permanente depuis la France. Le fait d’habiter et de travailler au préalable au Québec facilite par ailleurs son obtention grâce au programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Cela dit, au-delà des visas ou des permis de travail à obtenir, il est aussi conseillé de procéder le plus tôt possible à l’ouverture d’un compte bancaire canadien afin d’avoir facilement accès à vos fonds et de vous faciliter la vie au Canada.

Les conditions des travailleurs au Québec

Alors que le marché du travail est considéré comme difficile dans l’Hexagone, c’est plutôt son dynamisme qui le caractérise au Québec. Le taux de chômage y est premièrement plus bas.

Mais surtout, les possibilités de carrière et d’avancement sont grandes. « Au Québec, on te laisse la chance de prouver ce que tu vaux, fait valoir Anicée Lejeune. Si tu es motivé, tu trouveras ta place. À toi de la saisir et de faire tes preuves. »

Côté salaires, ceux-ci peuvent paraître plus bas au Québec qu’en France au premier abord. Toutefois, le coût de la vie est moindre au Québec, selon Montréal International. Pratiquement tous les postes budgétaires y sont moins élevés, incluant le loyer, le transport, les loisirs et les services.

Il faut par ailleurs savoir qu’on y travaille généralement plus d’heures. Alors que la semaine de 35 heures est coutume en France, la semaine de 40 heures est plus fréquente au Québec. Habituellement, les normes du travail obligent l’employeur à fournir au moins deux semaines de vacances contre cinq semaines en France. La durée des vacances est établie en fonction de la période de service continu du salarié.

Anicée Lejeune ainsi que la plupart des Français sur les forums semblent toutefois trouver le rythme de travail et de vie plus agréable au Québec. « C’est un rythme tout à fait différent, affirme-t-elle. Ici, les 5 à 7 et la sortie du jeudi soir sont courants, alors que ça ne se fait pas chez nous. »

Bref, de belles perspectives. « Je suis très heureuse ici », soutient Anicée Lejeune. Elle doute que son niveau de vie ait été similaire si elle était restée en France. Et malgré tous les défis, paperasses et dédales administratifs que cela a demandés, elle referait exactement la même chose aujourd’hui si c’était à recommencer.

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