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Travailler au Canada : culture du milieu de travail et secteurs en demande

05 juin 2020 par Banque Nationale
Travailler au Canada

Tous les pays ont leurs particularités en ce qui a trait à la culture en milieu de travail et le Canada n’est pas une exception. Si vous songez à venir travailler au Canada (et à vous y établir), voici des conseils pour faciliter votre recherche d’emploi, bien vous acclimater à votre nouvel environnement de travail et des pistes sur les secteurs d’emploi en forte demande. 

Quelles sont les premières démarches à entamer?

Danielle Staraci, conseillère en emploi et intégration professionnelle, a pour vocation de guider les nouveaux arrivants grâce à ses connaissances du marché du travail, des procédures administratives, des dispositifs d’immigration professionnelle. « J’accompagne les gens qui sont légalement autorisés à travailler au Canada, que ce soit comme résident au statut temporaire ou permanent. Les critères de délivrance d’un permis de travail ou d’une résidence permanente sont détaillés sur le site officiel du ministère de l’Immigration. Avant d’entamer votre recherche d’emploi, il faut vous assurer de votre admissibilité et du visa qui vous sera délivré. »

À quoi s’attendre quand on commence sa recherche d’emploi?

En premier lieu, prenez le temps de bien vous renseigner sur le marché du travail propre à votre secteur d’activité. Cet exercice doit être fait selon la province où vous souhaitez vous établir.
« Le marché peut être bien différent d’une province à l’autre, et même d’une ville à l’autre. Vous devez aussi comprendre que la recherche d’emploi est une responsabilité individuelle qui peut s’avérer exigeante. Le fait que votre demande d’immigration ait été acceptée n’équivaut pas à une garantie que vous trouverez un emploi. Il est possible que la formation et l’expérience acquises dans votre pays d’origine ne soient pas équivalentes aux normes établies au Canada. Certaines démarches peuvent être effectuées à partir de votre pays d’origine. Il peut être judicieux, par exemple, de faire évaluer vos diplômes et vos titres de compétences professionnels acquis à l’étranger. Entamez donc les démarches bien avant votre départ. Les sites des ministères de l’Immigration, aussi bien au niveau fédéral que provincial, auront certainement réponse à beaucoup de vos questions sur le marché de l’emploi. »

« Une fois que vous serez installé au pays, vous pourrez commencer à bâtir votre réseau. Pour cela, faites-vous de nouveaux contacts, développez des relations de qualité avec des gens de tous horizons confondus. Par exemple, vous pourriez vous trouver un petit travail, sans que ce dernier ait nécessairement un lien avec le poste que vous convoitez. Ainsi vous vous sensibiliserez à la culture du pays, vous développerez des relations de qualité, et vous vous familiariserez avec de nouveaux codes culturels, ce qui facilitera votre recherche d’emploi, insiste Danielle Staraci. Cela vous aidera à comprendre les particularités de la culture d’entreprise nord-américaine. Votre objectif principal est de vous adapter. » Faire du bénévolat est aussi une excellente façon d’acquérir de l’expérience et d’établir des liens avec votre nouvelle communauté. Le fait de donner de votre temps démontrera votre volonté d’intégration et vous valorisera aux yeux de vos futurs employeurs.

Quelles sont les particularités de la culture en milieu de travail canadien?

Les codes culturels

« Avant d’être passé en entretien, vous devez vous adapter à de nouveaux codes culturels. Cela vous évitera des erreurs de perception et d’interprétation. Par exemple, dans certaines cultures, on évite de regarder l’autre dans les yeux par signe de respect. Au Québec, cela peut être interprété comme de la distance ou comme un manque d’authenticité. »

Vous devrez aussi rédiger un curriculum vitæ et une lettre de présentation adaptés spécifiquement au Canada et au type de poste que vous convoitez. Apprenez-en plus en consultant notre article sur la recherche d’emploi en tant qu’expatrié.

Une autre réalité avec laquelle les nouveaux arrivants doivent composer est la notion de
« bulle ». « Au Canada, on a tendance à garder nos distances physiques, surtout dans un cadre professionnel. On évite les rapprochements, les accolades et les démonstrations affectives, qui risquent de créer un certain malaise, la poignée de main est ferme, la posture corporelle ‘’libérée’’. On évite d’être trop formel dans ses relations », avertit Danielle Staraci. Encore une fois, rien ne vaut les conseils d’un expert en intégration professionnelle pour éviter les faux pas.

Le bilinguisme

Le bilinguisme est un important prérequis à ne pas oublier. Si vous souhaitez travailler au Canada en étant Français, même dans une ville francophone du Québec comme Montréal, parler couramment l’anglais est un réel atout. Ailleurs au Canada, dans les provinces à majorité anglophone, le fait d’être bilingue peut faciliter votre recherche d’emploi.

La vie en dehors du travail

Les travailleurs se plaisent à fraterniser autour d’un verre à la fin de leur journée de travail. Ce moment est appelé le « 5 à 7 ». L’initiative de se rassembler peut autant venir de la part des employés que des employeurs.

« Le week-end, les collègues ont moins tendance à se fréquenter. Pour certains, c’est dû à la tendance qu’ont les Canadiens à compartimenter leur vie sociale. La famille, les amis et les collègues restent des cercles distincts qui se mélangent peu. »

La hiérarchie et les diplômes

Les relations professionnelles sont plus familières et les rapports hiérarchiques moins marqués au Canada que dans certains autres pays. Vous pouvez fraterniser avec votre patron et le tutoyer. La culture d’élite, où l’on privilégie ceux qui ont fréquenté les grandes écoles, est plutôt rare.

« Quant aux diplômes, vous remarquerez que les employeurs d’ici accordent souvent plus d’importance à l’expérience qu’à l’éducation. Il est exceptionnel qu’on demande aux employés de fournir leur diplôme si cela fait plusieurs années qu’ils sont sur le marché du travail », affirme l’experte.

Soyez tout de même prêts à fournir vos diplômes et regroupez-les. Certaines grandes entreprises les demandent encore. Pour plusieurs professions spécialisées ou très techniques, vous aurez à démontrer que vous avez la formation nécessaire et il est de votre devoir de vérifier que vos attestations d’études sont reconnues au Canada.

Si vous immigrez dans le cadre du programme Entrée express du Canada, vous aurez besoin d’un rapport d’évaluation des diplômes d’études (EDE). Par contre, si vous comptez travailler dans une profession réglementée (architecte, plombier, ingénieur, etc.) vous devez obtenir un certificat de qualification dans la province où vous prévoyez pratiquer.

L’horaire de travail

En général, les travailleurs canadiens passent hebdomadairement 35 à 40 heures au travail. Les journées commencent habituellement à 9 h pour se terminer à 17 h. Bien sûr, les horaires de travail varient selon l’industrie dans laquelle vous travaillez ou encore, si vous êtes un entrepreneur.

« Ailleurs dans le monde, le fait de quitter le bureau vers 17 h peut sembler être un manque de motivation. Ici, c’est tout le contraire. Un employé qui n’arrive pas à boucler sa journée de travail dans les temps peut donner l’impression de ne pas être efficace », relève Danielle Staraci.

La spécialisation

Une excellente façon de se démarquer sur le marché du travail est de spécialiser son champ de compétences. Les employeurs sont souvent à la recherche de candidats aux expertises pointues.

Quelles sont les industries qui connaissent une forte demande de main-d’œuvre?

Le ministère de l’Immigration québécois publie annuellement une liste des professions en demande. Cette liste recense les domaines dans lesquels il y a un fort besoin de main-d’œuvre à travers la province. La demande est la plus forte au sein des entreprises qui cherchent à pourvoir des postes hautement spécialisés en informatique. Il y a notamment une grande demande pour les métiers suivants :

  • Gestionnaires de systèmes informatiques
  • Ingénieurs informaticiens
  • Analystes et consultants en informatique
  • Analystes de bases de données et administrateurs de données
  • Ingénieurs et concepteurs de logiciels
  • Programmeurs et développeurs de médias interactifs
  • Développeurs Web
  • Techniciens de réseau
  • Évaluateurs de systèmes informatiques

« On note aussi une forte demande dans l’industrie des effets visuels, des jeux vidéo et des médias numériques, particulièrement en ce qui a trait à l’animation audiovisuelle et aux effets spéciaux. Dans les années à venir, je pense qu’il risque d’y avoir une pénurie de main-d’œuvre dans beaucoup d’industries. Les employeurs seront de plus en plus à la recherche de bras, et pas forcément de cerveaux. Ils voudront pourvoir des postes dans des secteurs spécialisés. Journaliers, soudeurs, conducteurs, électriciens et mécaniciens, vous serez de plus en plus sollicités au Canada. »

En Ontario, le processus d’immigration est simplifié pour les infirmières et les infirmiers ainsi que pour les travailleurs du domaine de l’agriculture, du transport et de la construction.

« Je remarque une forte demande dans le domaine du soutien technique et de la gestion des relations clients. Les candidats qui possèdent une spécialisation en numérique, en référencement et en analytique Web auront plus de facilité à se trouver un emploi. Les emplois en vente et marketing ont pris le virage numérique au Canada », ajoute l’experte.

« En terminant, le meilleur conseil que je puisse donner à une personne qui songe à s’établir ici : allez chercher de l’aide, et ce, peu importe votre niveau d’étude, votre ancienneté ou votre champ d’expertise. Cela vous permettra de gagner du temps en évitant de commettre des erreurs dans votre processus de recherche d’emploi », conclut Danielle Staraci.

Avant de préparer votre arrivée sur le marché du travail, renseignez-vous aussi sur les étapes administratives à suivre pour vous installer au Canada l’esprit en paix.

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