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Quelles sont les expressions québécoises les plus populaires?

29 juin 2016 par Banque Nationale

En débarquant au Québec, une province canadienne majoritairement francophone, on est tenté de se dire qu’il n’y aura pas la barrière de la langue. Si cela est vrai dans la plupart des cas, il convient tout de même de se munir d’un petit lexique du parler québécois. Il sera utile dans plusieurs circonstances!

Le b.a-ba du parler québécois

« Il n’y a pas personne », « barrer la porte » ou encore « se frencher » sont autant d’expressions québécoises que le nouvel arrivant mettra quelques semaines à maîtriser. Et il existe d’autres différences notables entre le français de l’Hexagone et le « français d’Amérique », qui donne d’ailleurs souvent lieu à de franches parties de rigolade.

Par exemple, ne demandez sous aucun prétexte à un Québécois comment vont ses « gosses ». En Amérique du Nord, il ne s’agit nullement des enfants, mais des testicules… Cela pourrait déboucher sur une « chicane », c’est-à-dire une dispute, ou dans le meilleur des cas, votre interlocuteur pourrait « vous niaiser » (se moquer).

Alors, tirez-vous une bûche (approchez-vous une chaise) et prenez note. Outre-Atlantique, « c’est écœurant » marque l’enthousiasme et vaut un « c’est chouette » ou un « vraiment délicieux ». « Apitchoumer » signifie éternuer, quand chandail vaut aussi bien pour un pull que pour un t-shirt. Ne dites plus que vous allez faire du shopping, car ici, on magasine. « Bonjour » s’emploie comme notre « Salut », c’est-à-dire qu’il sert également à dire au revoir. Et lorsque l’on vous invite à monter à bord d’un « char » pour vous secouer les plumes, ne pensez pas que vous avez affaire à un espion qui parle en langage codé; c’est seulement votre nouveau pite (pote) qui vous invite à monter en voiture pour aller prendre l’air.

Louer un 2 ½ ou un 3 ½?

Autre exemple, lors de la recherche d’un logement, il est utile de connaître quelques codes au moment de décortiquer les annonces immobilières. En effet, qu’est-ce qu’un 3 ½? Il s’agit d’un logement de trois pièces comprenant une chambre, un salon et une cuisine. Quant à la demi-pièce, elle correspond systématiquement à la salle de bain. Contrairement à la France, au Québec, on ne parle jamais ou presque en termes de mètres carrés pour définir la superficie d’une habitation. Les annonces parlent donc de « grands 3 ½ » comme de « condos semi-meublés », à savoir des logements en copropriété, équipés des électroménagers de base (réfrigérateur, cuisinière voire lave-linge). Et si, pour vous, vous installer au Québec, c’est prendre un risque, chez eux, c’est plutôt « prendre une chance ».

S’il faut s’adapter au langage du monde de l’immobilier québécois, le secteur bancaire au Québec a aussi ses expressions particulières. Ainsi, on ne retire pas de l’argent au distributeur d’une agence, mais bien au « guichet automatique ».

De quessé?

Parfois, les Québécois sont difficiles à comprendre non pas en raison des expressions ou des mots qu’ils utilisent, mais en raison d’un accent typiquement « américain », qui cherche à contracter le plus de mots possible dans une même phrase.

Plutôt que de dire: « Je ne sais pas », on dira « ché pas… »; « Je suis » devient « chu »; « tu sais » devient « tsé ». Les articles sautent aisément, comme dans « je r’tourne à maison », « j’m’assois à table » et ainsi de suite.

Alors, quand vous êtes « tannés » de ne pas nous comprendre, demandez que l’on répète plus lentement, en dé-ta-chant bien chaque mot!

C’est l’effort qui compte

N’ayez crainte, amis(es) français(es), on ne vous demandera pas d’abandonner votre accent franchouillard sur le tarmac de l’aéroport. On ne se fait plus d’idée à ce sujet: la plupart des expatriés parlent encore « pointu » plusieurs années après leur arrivée au Québec!

Ce qui fait chaud cœur, toutefois, c’est de vous entendre insérer un « tabarnouche » ou un « tabarouette » ici et là, au détour d’une phrase. C’est l’effort qui compte, après tout!

Petit glossaire pour bien comprendre ce texte:

Il n’y a pas personne: il n’y a personne

Barre la porte: ferme la porte

Frencher: s’embrasser

De quessé: que dis-tu?

Tanné: agacé ou fatigué

Tabarnouche et tabarouette sont des jurons québécois.

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