Particuliers
Accueil Comptes bancaires
Cartes de crédit
Emprunts
Hypothèque
Épargne et placements
Assurances
Conseils
Entreprises
Accueil Mon entreprise
Solutions bancaires
International
Financement
Placements
Conseils et outils
Gestion de patrimoine
Accueil
FERMER

L’impact du congé parental sur les REER

30 mai 2013 par Banque Nationale
Congé parental, retraite et REER: Des réponses à vos questions

Baisse de revenus, hausse des crédits d’impôt… Comment planifier un congé parental pour atteindre ses objectifs de retraite?

Contenu

L’arrivée d’un enfant comporte son lot d’adaptations. Outre l’apprentissage de la parentalité au quotidien, on doit prévoir les dépenses engendrées par la venue du nouveau-né tout en comptant bien souvent sur un salaire moins élevé.

À titre d’exemple, les prestations hebdomadaires versées dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) du 1er janvier au 31 août 2016 s’élevaient en moyenne à 518,49$ pour les prestations de maternité, à 634,04$ pour les prestations de paternité et à 493,14$ pour les prestations parentales.

Pour calculer les allocations auxquelles vous pourriez avoir droit, utilisez le calculateur sur le site du RQAP.

Ainsi, selon le régime d’assurance parentale choisi, c’est de 25 à 30% de son salaire qu’on devra se passer.

Difficile alors de continuer à contribuer au Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) à hauteur du montant maximal autorisé, c’est-à-dire 18% du revenu gagné, jusqu’au plafond annuel applicable pour l’année. Faute d’avoir fait une place pour ces cotisations dans leur budget, certains décident de les reporter à leur retour de congé parental.

Diminuer l’impact sur la retraite

Si on ne contribue pas du tout à son REER, la somme perdue peut représenter des milliers de dollars pour la mère ou le père, en plus d’affecter leur revenu de retraite, voire repousser l’âge de la retraite.

La meilleure stratégie consiste donc à diminuer les cotisations plutôt qu’à les suspendre. Si on ne croit pas y arriver avec un revenu moindre, il faut donc prévoir ce montant avant le début du congé.

Ceux qui bénéficient d’un régime de retraite collectif parrainé par leur employeur peuvent s’informer des conditions du régime durant leur période d’absence. Certaines entreprises permettent à leurs employés de continuer à verser leur part, mais ceux-ci doivent aussi payer la part de l’employeur. Un double montant dur à assumer quand on dispose déjà d’un budget aminci.

Par ailleurs, si on décide de continuer ses contributions au REER durant son congé, il peut être judicieux d’attendre de recevoir de nouveau son plein salaire pour profiter de plus grandes économies d’impôt.

Par exemple, si une mère gagne normalement un revenu de 80 000$ et que son salaire tombe à 56 000$ avec le RQAP durant son congé de maternité, elle peut contribuer à son REER quand même durant cette période, mais demander une déduction pour ces cotisations l’année suivante, soit lorsqu’elle retrouvera son salaire complet et qu’il sera alors plus avantageux de les utiliser pour réduire son revenu imposable.

Retirer des REER, une bonne idée?

Après la fin des prestations du RQAP, certaines personnes choisissent de prolonger d’un an leur congé parental. Les REER sont souvent les fonds vers lesquels on se tourne pour combler l’absence de revenu qu’engendre une telle décision.

Le retrait doit cependant être fait dans l’année d’imposition où les revenus ont été plus faibles pour éviter que les fonds soient grugés par les retenues d’impôt, lesquelles sont calculées en fonction du revenu total annuel. Les sommes reçues du RQAP au cours de cette période seront donc prises en compte.

Une telle stratégie présente bien sûr le désavantage de diminuer le capital à la retraite. Il ne faut pas non plus perdre de vue que les montants retirés ne s’ajouteront pas aux droits de cotisation futurs, de sorte qu’ils seront perdus à jamais.

Pour ces raisons, il vaut mieux consulter un conseiller financier pour s’assurer qu’il s’agit de la meilleure avenue dans sa situation.

Combler le manque à gagner

Certains crédits d’impôt de même que l’allocation pour enfants du fédéral pourraient atténuer la baisse de revenus qu’on subit durant son congé parental. C’est ainsi que pour une famille d’un enfant dont le revenu familial est de 85 000$, l’allocation reçue s’élève à 276$ par mois, soit 3 310$ par année – et elle est exempte d’impôt. Au Québec, il existe également le Paiement de soutien aux enfants, qui est géré par Retraite Québec.

On peut également être admissible à d’autres crédits d’impôt. Comme chaque situation est unique, il vaut mieux consulter un comptable pour s’assurer d’aller chercher toutes les déductions possibles.

Enfin, il est bon de rappeler que les prestations reçues du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) sont imposables, mais que la retenue à la source sur ces montants ne tient pas compte des autres revenus reçus durant l’année. Trop de personnes se font prendre l’année suivante et doivent rembourser des milliers de dollars de façon imprévue. Comme la retenue à la source risque d’être insuffisante, il est préférable de prévoir le coup et de demander une retenue plus importante à son employeur, ou encore de mettre de l’argent de côté avant le congé parental.

Pour d’autres astuces et conseils pour mieux gérer vos finances personnelles, inscrivez-vous à l’infolettre Banque Nationale.

Notes légales 

Toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans l’autorisation préalable écrite de la Banque Nationale du Canada.

Les articles et renseignements accessibles sur ce site Internet sont protégés par les lois sur le droit d'auteur en vigueur au Canada ou dans d'autres pays, le cas échéant. Les droits d’auteur dans ces articles et renseignements peuvent appartenir à la Banque Nationale du Canada ou à d'autres personnes. Toute reproduction, rediffusion, communication par télécommunication, incluant par référence via un hyperlien, ou toute autre utilisation non explicitement permise, de la totalité ou d’une partie de ces articles et renseignements, est interdite sans le consentement préalable et écrit de leur titulaire respectif.

Le contenu de ce site ne doit en aucune façon être interprété, considéré ou utilisé comme s’il constituait des conseils d’ordre financier, juridique, fiscal ou autre. La Banque Nationale et ses partenaires en contenu ne peuvent être tenus responsables des dommages que vous pourriez subir dans le cadre d’une telle utilisation.

Nous tenons à vous informer que l'information présentée sur ce site web, qu'elle soit d'ordre financier, fiscal ou réglementaire, pourrait ne pas être valable à l'extérieur de la province du Québec.

Cet article est offert par la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe à titre informatif seulement. Il ne crée aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale, ses filiales et les entités de son groupe et le contenu des programmes et des conditions qui y sont décrits est sujet à changement.

Les hyperliens contenus dans cet article pourraient rediriger vers un site externe qui n’est pas administré par la Banque Nationale. La Banque ne peut être tenue responsable du contenu de ce site externe ni des dommages résultant de son utilisation.

Les opinions présentées dans ce texte sont celles de la personne interviewée. Elles ne reflètent pas nécessairement les opinions de la Banque Nationale ou de ses filiales.

Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale, votre planificateur financier ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

Catégories

Catégories