Conseils pour bien préparer sa retraite


La retraite appartient à ceux qui épargnent tôt !

À l’origine, lorsque le ministère des Finances a établi les règles encadrant le REER, les calculs avaient prévu qu’un épargnant qui verse 18 % de son revenu pendant 35 ans pourrait accumuler un capital suffisant pour sa retraite. Ce capital, jumelé aux programmes sociaux associés à la retraite (ex. : programme de la Sécurité de la vieillesse et Régime de rentes du Québec), devait permettre à l’épargnant d’obtenir un revenu annuel de l’ordre de 70 % de son salaire brut avant la retraite.

Le graphique ci-dessous illustre l’accumulation d’une personne qui décide d’épargner 18 % de son salaire à compter de l’âge de 30 ans et ayant un revenu d’emploi de 50 000 $ depuis l’âge de 25 ans.

Contribution annuelle requise pour accumuler un montant cible à 65 ans

graph_VotreRetraite_Tot

Hypothèses : Contribution annuelle au REER d’une personne ayant un salaire de 50 000 $ qui augmente de 2,25 % par année. Les sommes épargnées génèrent un rendement annuel composé de 4,50 %.
 

Les courbes rouges représentent l’épargnant qui a commencé à mettre de l’argent de côté dès l’âge de 30 ans. Les courbes bleu foncé et bleu pâle montrent, quant à elles, l’impact de retarder son épargne dans les mêmes conditions.
 

La ligne en pointillés rouges illustre l’épargne annuelle (axe de gauche), alors que la ligne continue indique l’évolution du capital, qui atteint 1 137 593 $ à l’âge de la retraite. Ce chiffre est impressionnant comparativement au salaire actuel de 50 000 $, mais il faut savoir qu’à 65 ans, le salaire indexé aura atteint 121 759 $. En fait, cet épargnant aura une mise de côté équivalant à 9,3 fois son salaire annuel brut au moment de la retraite.
 

Si cette personne décide de prendre en main son plan de retraite à 40 ans plutôt qu’à 30 ans, pour atteindre le même objectif, elle devra épargner 28,43 % de son salaire (points bleu foncé). On estime que d’importants changements devront être apportés à son rythme de vie une telle cible d’épargne. Si elle trouve ce niveau d’épargne trop lourd, il deviendrait impératif de revoir à la baisse son revenu à la retraite. Par exemple, si épargner 18 % semble le maximum réalisable, le solde du REER ne sera alors que de 720 249 $, soit 63 % de l’objectif idéal. Cela entraine forcément de grandes remises en question pour ses projets de retraite.
 

Finalement, si c’est seulement à 50 ans, soit 15 ans avant la retraite, que l’épargnant décide de commencer à mettre des sommes de côté, il devra alors consacrer 53,25 % de son revenu à l’épargne (points bleu pâle). Si cette personne décide de n’épargner que 18 % de son salaire, le solde futur du REER n’atteindra que 384 539 $, soit 34 % de ce qui serait souhaitable.

 

Haut de la page

 

Les bénéfices de l’épargne dans le temps

Un avantage certain à épargner tôt est le fait d’exposer ses placements aux marchés pour une longue période. Dans notre exemple, le premier investisseur aura eu des sommes exposées aux marchés pendant 35 ans, alors que le troisième, pendant seulement 15 ans. Sachant que les marchés sont moins volatils à long terme, on devine que le premier investisseur pourra bénéficier de cet avantage lié à l’épargne périodique. On constate également que le plan financier est beaucoup plus réalisable si l’épargne est entreprise à un plus jeune âge.

Néanmoins, peu importe votre âge, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour mettre en place un plan d’épargne périodique. Que vous croyiez être sur la bonne voie ou non, un conseiller peut être une ressource extrêmement utile pour vous aider à optimiser votre stratégie. Passez nous voir en succursale! Nous nous ferons un plaisir d’évaluer votre plan et de vous aider à accomplir vos plus grands projets de retraite.

 

Haut de la page

 

Quel est votre degré de préparation?

Vous avez probablement bien des projets en tête pour votre retraite : rénover le domicile familial, voyager, faire l’achat d’une résidence secondaire, etc. Qu’ils soient ambitieux ou non, vos rêves de retraite pourraient se réaliser si vous les planifiez adéquatement, dès aujourd’hui.

Saviez-vous que, selon les statistiques de l’Institut canadien des actuaires, si vous êtes actuellement âgé de 65 ans, il y a 50 % de chances que vous ou votre conjoint viviez jusqu’à 90 ans ?

Même si nous avons la chance d’être appuyés par des régimes publics, pour maintenir votre niveau de vie une fois à la retraite, il faut souvent juxtaposer des revenus provenant d’autres sources. Plus tôt vous planifierez votre retraite, plus tôt vos efforts d’épargne profiteront du temps qui s’écoule. Il importe donc de s'interroger sur votre degré de préparation en vue de cette étape importante.

Pour mettre en œuvre une stratégie d’épargne qui vous aidera à vivre la retraite dont vous rêvez, vous devez non seulement prendre en considération vos actifs et vos objectifs, mais aussi tenir compte des répercussions fiscales de vos placements, de votre plan successoral, de vos sources de revenu et de tout autre facteur pouvant avoir une influence sur votre capacité d’épargne.

 

Haut de la page

 

Comprendre les 4 stades de la retraite

Tout au long de votre vie, vous traversez quatre stades distincts où il est essentiel de remettre en question vos stratégies d’épargne et de placements pour vous assurer que vous demeurez sur la bonne voie pour atteindre vos objectifs de retraite :

  • L’accumulation
    Ce stade s’adresse typiquement aux individus en début ou en progression de carrière. À cette étape, la plupart n’ont que très peu d’actifs accumulés et les dépenses sont relativement élevées. Par exemple, c’est généralement à cette tranche d’âge qu’on envisage l’achat d’une première résidence, le remboursement des dettes d’études, la création d’une famille, etc.

  • La préservation
    Ce stade vise plutôt les personnes ayant déjà accumulé des fonds pour la retraite. À cette étape, les dépenses s’atténuent, la carrière se stabilise et la vie familiale est bien enclenchée. Il faut donc voir à préserver votre patrimoine, tout en continuant de le faire croître en minimisant les risques.

  • Le décaissement
    Ce stade est celui de la retraite. Il concerne la bonne gestion de votre patrimoine accumulé par l’utilisation de méthodes de décaissement optimales pour vos revenus de pension.

  • Le transfert
    Ce stade réfère à la répartition de votre patrimoine au décès. Il concerne votre stratégie successorale quant à la disposition de vos biens.

Bien que chaque stade soit généralement associé à une tranche d’âge, votre cheminement peut différer. C’est pourquoi il est important d’envisager des solutions propres à votre situation unique. Pour ce faire, il faut évaluer vos options et vos avoirs, notamment :

  • Fonds de pension;
  • FERR (fonds enregistré de revenu de retraite);
  • FRV (fonds de revenu viager provincial ou fédéral);
  • CRI (compte de retraite immobilisé);
  • REER, CELI;
  • Régimes gouvernementaux;
  • Revenus de placement;
  • Rentes; et
  • Toutes autres stratégies pouvant avoir un effet sur vos revenus à la retraite.

Votre conseiller possède l’expertise nécessaire pour vous aider dans ce processus parfois très complexe. Avec son aide, vous serez en mesure d'établir vos objectifs et vos besoins à la retraite, pour ensuite déterminer les stratégies appropriées à mettre en place au moment opportun.

Il vous aidera entre autres à :

  • envisager les bonnes stratégies de placement pour votre situation;
  • simuler des projections de revenu de retraite à court, moyen et long termes;
  • évaluer vos liquidités à votre retraite; et
  • établir la priorité de décaissement de vos revenus de façon à minimiser l’impôt à payer.

Planifiez la réalisation de vos rêves dès aujourd’hui.

Consultez votre conseiller

 

Haut de la page

 

J’ai encore tout mon temps. Pourquoi devrais-je investir pour ma retraite maintenant ?

La retraite peut sembler bien lointaine. Et les préoccupations du quotidien ne manquent pas : gestion de la carrière, achat d’une propriété, remboursement des dettes... Pourquoi donc en rajouter en planifiant un événement qui ne surviendra que dans plusieurs années ?

Il est vrai qu’il est parfois difficile, avec toutes les nouvelles responsabilités financières auxquelles on doit faire face, de mettre de l’argent de côté. Pourtant, les experts sont unanimes : pour la retraite, il est plus facile de commencer à épargner tôt, même si c’est à coups de petits montants.

On entend souvent « Pourquoi ne pas attendre que ma situation financière soit complètement redressée pour investir dans ma retraite ? » C’est une question tout à fait légitime. Toutefois, mieux vaut profiter de la période où vous travaillerez, soit environ 30 à 40 ans, pour faire fructifier votre argent et tirer le maximum des intérêts composés, c’est-à-dire les intérêts générés sur la somme de votre capital et de ses intérêts.

Mettons donc cette théorie à l’épreuve à l’aide de la situation hypothétique suivante. Entre l’âge de 21 ans et de 65 ans, Philippe a investi un total de 54 000 $ à coups de 100 $ par mois dans un placement dont le rendement avant impôt est de 4 %1. Lorsqu’il aura 65 ans, son placement vaudra 150 947 $ avec la force des intérêts. Samuel effectue plutôt cet exercice de 31 ans à 65 ans, dans un placement à taux identique. Pour arriver au même montant que Philippe à 65 ans, il devra investir 165,20 $ par mois, soit 15 384 $ de plus au total que Philippe.

Investissement mensuel requis pour atteindre la même valeur totale de placement sur des périodes d’investissement de 35 et 45 ans2
Investissement mensuel Période d’investissement systématique mensuel Valeur totale du placement (rendement avant impôt de 4 %)

100,00 $

540 mois (45 ans)

150 947 $

165,20 $

420 mois (35 ans)

150 947 $

En adoptant rapidement l’habitude d’épargner, vous aurez effectivement moins besoin d’investir au bout du compte pour accumuler le montant désiré. Si vous craignez avoir de la difficulté à épargner avec discipline, sachez qu’il existe des programmes d’investissement systématique qui prélèvent régulièrement un montant prédéfini de votre compte. Peu importe la méthode adoptée, vous vous remercierez plus tard !

1. Calculs basés sur un rendement annuel de 4 %. Ce taux de rendement sert uniquement à illustrer les effets du taux de croissance composé et ne vise pas à refléter le rendement d’un placement dans le programme d’investissement systématique.
2. Les données présentées dans ce tableau ne créent aucune obligation légale ou contractuelle pour la Banque Nationale et les entités de son groupe.

 

Haut de la page

Les 5 principaux risques à la retraite

Une bonne planification à la retraite commence par la compréhension des différents enjeux auxquels vous devrez faire face à ce moment. Votre stratégie de placement et votre planification de la retraite doivent en effet tenir compte des facteurs susceptibles d’influencer l’atteinte de vos objectifs, soit :

  • Le temps
  • L’inflation
  • Les soins de santé
  • La cadence des retraits
  • La répartition de l’actif

Le temps
Au fil des ans, l’espérance de vie des Canadiens s’accroît. Résultat ? La retraite dure de plus en plus longtemps. Par conséquent, bon nombre de personnes sous-estiment leur espérance de vie et risquent ainsi de survivre à leur capital. En somme, on ne parle plus d’une retraite qui s’étend sur 10 ou 15 ans, mais bien d’une période qui peut durer jusqu’à 40 ans !

L’inflation
Ce phénomène représente l’augmentation générale des prix des biens et services au fil des ans. Le taux d’inflation varie avec les années et réduit votre pouvoir d’achat. À long terme, même un faible taux d’inflation entraîne une baisse considérable de votre pouvoir d’achat. Il faut donc envisager des augmentations régulières de votre revenu de retraite pour ainsi éviter de voir votre pouvoir d’achat diminuer.  

Les soins de la santé
Il est important de bien estimer vos besoins financiers à la retraite sur le plan de la santé, même si les facteurs à considérer demeurent difficiles à déterminer. Chaque cas est différent et votre situation pourrait changer en cours de route. Il faut donc voir à estimer vos futurs frais reliés à la santé en tenant compte de votre condition physique actuelle. Gardez toutefois en tête que votre état pourrait changer rapidement. En prenant ce risque en considération dès maintenant, vous pourriez éviter de mauvaises surprises compromettant la durée de votre capital.

La cadence des retraits
Manquer de revenu une fois à la retraite n’est pas une option ! À ce moment, la durée de votre épargne variera en fonction de divers facteurs dont la cadence des retraits effectués. Des retraits trop élevés pourraient sérieusement compromettre la durée de votre capital. À l’inverse, un investisseur qui maintiendrait une faible cadence de ses retraits pourrait voir son capital s’élever au-dessus des prévisions initiales et ainsi pouvoir ajuster le tir à son avantage. Mais simuler la durée de son capital en fonction de l’inflation et des retraits effectués est une opération complexe. Votre conseiller peut vous aider à y voir plus clair.

La répartition de l’actif
Vous connaissez sans doute l’expression « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». Il s’agit d’un excellent conseil en matière d’investissement, particulièrement lorsqu’on tient à faire durer son capital. Certains investisseurs préfèrent miser uniquement sur des rendements potentiels élevés mais volatils, d’autres, sur la sécurité des placements. Tout est question d’équilibre : une saine répartition de votre actif permet de réduire certains risques liés aux placements sélectionnés, soit le risque de marché et celui de l’épuisement prématuré du capital. De cette façon, si le rendement d’un des placements choisis s’avérait plus faible que souhaité, ses répercussions sur votre portefeuille pourraient être moindres.

 

Haut de la page

La retraite progressive

Le gouvernement du Québec a prévu une loi visant à encourager la retraite progressive. Cette possibilité est offerte aux travailleurs âgés de 55 ans ou plus, mais de moins de 70 ans souhaitant se retirer graduellement du marché du travail. Ceux-ci peuvent recevoir jusqu’à 60 % de leur rente de retraite tout en recevant des revenus de travail. En outre, ces revenus servent également à augmenter leurs prestations de retraite.

Avant de se prévaloir de ce droit, les travailleurs doivent d’abord conclure une entente avec leur employeur et consentir à une réduction d’au moins 20 % de leur salaire. Les travailleurs autonomes ne sont pas admissibles à ce programme. La retraite progressive ne compromet en rien les prestations de la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et du Supplément de revenu garanti (SRG). Quant aux régimes complémentaires de retraite (RCR), les conditions varient d’un régime à l’autre. Renseignez-vous auprès de l’administrateur de votre régime.

 

Haut de la page

Publications et outils

Info Retraite
Planifier sa retraite
Guide retraite

Mon idée Découvrez un outil convivial et efficace pour bâtir votre plan d’épargne pour vos projets ou votre retraite. Application iPad disponible dans l’App StoreMD.