Communiqués de presse

Perspectives économiques et financières - Été 2007 de la Banque Nationale : l’Asie émergente soutient l’économie mondiale et favorise également l’envolée de notre huard

Montréal, le 20 juin 2007 -

L’équipe d’économistes de la Banque Nationale a dévoilé aujourd’hui ses conclusions concernant les perspectives économiques et financières pour 2007 et 2008.

Grâce à l’industrialisation rapide des pays asiatiques en émergence, comme la Chine et l’Inde avec leur 2,3 milliards d’habitants, l’économie mondiale devrait afficher pour une quatrième année consécutive une croissance de son PIB avoisinant 5 %, soit la meilleure séquence en plus de 30 ans. Fait nouveau, les États-Unis ne seront pas le moteur de cette croissance puisque le pays de l’oncle Sam expliquera à peine 10 % de cette croissance mondiale.  Avec la hausse en cours des taux hypothécaires, la baisse du prix des maisons et le niveau record du prix de l’essence, les économistes de la Banque Nationale sont d’avis que l’on assisterait présentement à une détérioration du pouvoir d’achat des ménages américains. Ce fait, combiné au stock excédentaire de maisons invendues, devrait conduire à une croissance économique américaine modeste de 2 % à 2,5 % en 2007 et 2008, soit un rythme en deçà de son potentiel de long terme.

Selon Clément Gignac, économiste en chef de la Banque Nationale et premier vice-président et stratège à la Financière Banque Nationale, l’économie canadienne réussira à bien tirer son épingle du jeu d’ici la fin de la décennie grâce à l’appréciation des termes de l’échange et aux finances publiques les plus saines au sein du G7. De fait, avec une hausse du PIB de près de 3 % attendue pour l’an prochain, le Canada devrait se hisser en 2008 sur la première marche du podium des pays du G7 sur le plan de la croissance économique.

Reflétant cette vigueur relative de l’économie canadienne et ses excellents fondamentaux, le huard a poursuivi son envolée depuis le début de 2007 et, fait nouveau, s’est apprécié contre à peu près toutes les principales devises occidentales. Selon M. Gignac, qui, à pareille date l’an dernier, avait d’ailleurs été l’un des premiers économistes au pays à prédire un dollar canadien devant se transiger à parité au cours de 2008, cette hausse du niveau de vie des Canadiens prévaudra aussi longtemps que les pays asiatiques en émergence maintiendront leur demande pour nos matières premières et produits agricoles. Du même coup, le solde commercial canadien devrait rester largement excédentaire malgré les vents contraires, liés à cette appréciation du huard, devant continuer de dominer  dans le secteur manufacturier.

De ce fait, les disparités économiques régionales vont se poursuivre. Bien dotées en ressources naturelles, les provinces de l’Ouest vont demeurer les locomotives de la croissance, tandis que les provinces de l’Ontario et du Québec vont connaître en 2007 une autre année de croissance économique modérée ne devant pas dépasser 2 %.

Du côté des taux d’intérêt, la Banque du Canada devrait procéder bientôt à une hausse de son taux directeur en raison notamment des pressions sur les prix et les salaires prévalant dans les provinces de l’Ouest. Au total, cette hausse du taux directeur ne devrait pas dépasser 50 à 75 points de base d’ici 12 mois compte tenu des effets restrictifs reliés à la montée du dollar canadien. Du côté des taux hypothécaires, la hausse devrait être plus modeste et varier selon le type d’échéances dans la mesure où une majorité d’intervenants ont déjà relevé ceux-ci au cours des dernières semaines en réaction à une hausse correspondante des taux obligataires.

Du côté des marchés des capitaux, la majorité des indices boursiers nord-américains ont atteint de nouveaux sommets au cours du premier semestre de 2007 stimulés en cela par une vague sans précédent de fusions et acquisitions. Cependant, la hausse synchronisée en cours des taux directeurs de plusieurs banques centrales et la crainte d’un tarissement de l’épargne en provenance des pays asiatiques en émergence entraînent dans leur sillage une remontée des taux réels sur le marché obligataire et sont susceptibles d’entraîner une réévaluation à la baisse des multiples accordés à certaines classes d’actifs. Bref, selon les économistes et stratèges de la Banque Nationale, il faut s’attendre à un certain retour de la volatilité sur les marchés financiers au cours de la seconde moitié de 2007 après l’excellente séquence de rendements élevés enregistrés par plusieurs instruments financiers au cours des quatre dernières années. Comme toujours, la discipline et la diversification entre les différentes classes d’actifs resteront la clé du succès pour les investisseurs ayant un horizon de placement à moyen et long terme.

Tableau des prévisions économiques nord-américaines

  

2006

2007

2008

États-Unis (%)

 

 

 

P.I.B. réel

- moyenne annuelle

3,3

2,1

2,4

 

- T4/T4

3,1

2,2

2,4

Taux de chômage

4,6

4,6

5,0

Taux d'inflation

3,1

2,3

1,8

Taux cible des fonds fédéraux (fin d'année)

5,25

5,00

4,75

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

4,71

5,00

5,05

  

 

 

 

Canada (% sauf indication contraire)

 

 

 

P.I.B. réel

- moyenne annuelle

2,8

2,5

2,8

 

- T4/T4

1,9

3,0

2,9

Taux de chômage

6,3

6,1

6,1

Taux d'inflation

2,0

2,3

1,8

Mises en chantier (000)

227

208

196

Taux cible du financement à un jour (fin d'année)

4,25

4,75

4,75

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

4,08

4,84

4,96

Dollar canadien (en cents É.-U., moyenne annuelle)

88,2

93,0

100,0

 

 

 

 

P.I.B. réel par province (%)

 

 

 

Québec

1,7

2,0

2,5

Ontario

1,9

1,8

2,3

Terre-Neuve et Labrador

2,8

6,5

0,9

Île du Prince-Édouard

2,0

2,0

2,0

Nouvelle-Écosse

1,1

2,3

1,9

Nouveau-Brunswick

2,6

2,7

2,3

Manitoba

3,3

3,5

3,1

Saskatchewan

0,4

3,2

2,5

Alberta

6,8

4,5

4,6

Colombie-Britannique

3,6

3,2

3,0

La conférence webdiffusée des « Perspectives économiques et financières – Été 2007 » sera accessible à partir du site Internet de la Banque Nationale au www.bnc.ca/perspectiveseconomiques jusqu’à la fin du mois de juillet.

À propos de la Banque Nationale du Canada
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