Communiqués de presse

Banque Nationale : bénéfice net de 217 millions $ au premier trimestre 2006

Montréal, le 2 mars 2006 -

·  Bénéfice par action de 1,28 $;
· 
Rendement des capitaux propres de 19,9 %;
·  Hausse du revenu et du bénéfice net pour chacun des trois secteurs d’affaires de la Banque.

 

Pour le trimestre
terminé le 31 janvier

 

(en millions de dollars)

 2006

 2005

 %

Bénéfice net

 

 

 

Particuliers et entreprises

 114

 112

 +2

Gestion de patrimoine

 38

 26

 +46

Marchés financiers

 82

 76

 +8

Autres

 (17)

 -

 -

Total partiel

 217

 214

 +1

Gain à la cession de placements
en Amérique du Sud

 -

 25

 

Total

 217

 239

 -9

Bénéfice par action

Moins : gain à la cession de placements
en Amérique du Sud

 1,28 $

-

 1,39 $

(0,15)

 -8

Bénéfice par action excluant le
gain à la cession de placements

 1,28 $

 1,24 $

 +3

Rendement des capitaux propres
attribuables aux détenteurs d’actions ordinaires

 19,9 %

 23,6 %

 

MONTRÉAL, le 2 mars 2006 – La Banque Nationale annonce un bénéfice net de 217 millions de dollars au premier trimestre de l’exercice financier 2006, par rapport au bénéfice net de 239 millions pour la période correspondante de 2005. Le bénéfice par action atteint 1,28 $ au premier trimestre 2006, ce qui se compare à un bénéfice par action de 1,39 $ au premier trimestre 2005. En excluant le gain à la cession des placements en Amérique du Sud au premier trimestre 2005, le bénéfice par action aurait augmenté de 3 % par rapport au trimestre correspondant de 2005. Le rendement des capitaux propres attribuables aux détenteurs d’actions ordinaires s’établit pour sa part à 19,9 % au premier trimestre 2006, contre 23,6 % au trimestre correspondant de l’année antérieure ou 21,1 % en excluant le gain sur la cession de placements en Amérique du Sud.

La contribution des secteurs Gestion de patrimoine et Marchés financiers a été manifeste au cours du trimestre. « Le secteur Gestion de patrimoine affiche une forte croissance de son bénéfice net grâce à l’apport marqué de nos activités fiduciaires et des fonds communs de placement. Par ailleurs, la baisse du ratio de dépenses a permis au secteur Marchés financiers d’afficher une bonne croissance de sa rentabilité, cela dans un contexte de stabilité des revenus », a déclaré Réal Raymond, président et chef de la direction.

Résultats sectoriels

Le bénéfice net du secteur Particuliers et entreprises s’établit à 114 millions de dollars au premier trimestre 2006, soit une hausse de 2 % par rapport au bénéfice net de 112 millions de dollars réalisé au trimestre correspondant de 2005. Le revenu total du secteur a crû de manière soutenue, grâce à l’apport des activités d’assurance, de change, ainsi qu’à la croissance du revenu net d’intérêts surtout en raison de la croissance du volume de prêts. La croissance des charges d’exploitation est imputable notamment à la hausse des coûts des avantages sociaux et des salaires, ainsi qu’aux frais de développement technologique. La contribution avant dotations aux pertes sur créances et impôts du secteur a été de 203 millions de dollars pour le trimestre, en hausse de 3,6 % par rapport au trimestre correspondant de 2005. Cette croissance ne s’est toutefois pas reflétée pleinement dans le bénéfice net en raison de la hausse des dotations aux pertes sur créances.

Pour le secteur Gestion de patrimoine, le bénéfice net trimestriel atteint 38 millions de dollars, comparativement à 26 millions pour le trimestre correspondant de 2005. Il s’agit d’une croissance de 46 %. Le revenu total a progressé de 11 %, à la faveur d’une hausse d’activité dans chacun des segments d’affaires du secteur. Les charges d’exploitation ont crû faiblement, permettant d’abaisser le ratio des charges d’exploitation de 78,6 % au premier trimestre 2005 à 72,4 % ce trimestre.

Le secteur Marchés financiers affiche un bénéfice net de 82 millions de dollars au premier trimestre 2006 en comparaison à 76 millions au trimestre correspondant de 2005. Cette augmentation de 8 % est principalement attribuable à la baisse des charges d’exploitation, puisque le revenu du secteur au premier trimestre 2006 se situe sensiblement au même niveau que celui du trimestre correspondant de 2005.

« Une fois de plus, notre stratégie de diversification sectorielle montre toute sa force, a ajouté monsieur Réal Raymond. La contribution du secteur Particuliers et entreprises, toujours très vigoureuse, compose la moitié du bénéfice de la Banque, alors que la Gestion de patrimoine et les Marchés financiers sont à la source de l’autre partie. Il s’agit d’un équilibre porteur à long terme. »

Risque de crédit

Pour le premier trimestre 2006, la Banque a enregistré des dotations spécifiques aux pertes sur créances de 17 millions de dollars, soit un montant identique à celui du trimestre correspondant de 2005. Au 31 janvier 2006, les prêts douteux bruts s’établissaient à 259 millions de dollars, contre 260 millions à la fin de l’exercice financier 2005. Le ratio des prêts douteux bruts par rapport au total du capital ajusté et des provisions s’établit à seulement 6,7 %. Au 31 janvier 2006, les provisions pour pertes sur créances excèdent les prêts douteux bruts de 195 millions de dollars comparativement à 191 millions au 31 octobre 2005.

Capital réglementaire

Les ratios de capital réglementaire de base et total s’établissent à 9,5 % et 12,7 % au 31 janvier 2006, respectivement, en comparaison de 9,6 % et 12,8 % au 31 octobre 2005, en tenant compte de la débenture de 500 millions de dollars émise le 2 novembre 2005. Au cours du trimestre, la Banque a effectué le rachat de 1,8 million d’actions ordinaires, pour un montant de 107 millions de dollars, dans le cadre de deux offres publiques de rachat dans le cours normal des affaires. Afin de remplacer l’offre publique venue à échéance le 12 janvier 2006, un nouveau programme de rachat a été instauré le 23 janvier dernier. Ce programme vise le rachat de 8,3 millions d’actions ordinaires, alors que le programme précédent visait le rachat de 8,4 millions d’actions ordinaires.

Objectifs financiers





 

Objectifs

Résultats 1er trimestre 2006

Croissance du bénéfice par action excluant le gain à la cession de placements en 2005

   5 % - 10 %

3 %

Rendement des capitaux propres attribuables aux détenteurs d’actions ordinaires

  16 % - 18 %

19,9 %

Ratio de capital de base

Plus de 8,5 %

9,5 %

Ratio de versement des dividendes

35 % - 45 %

37 %

 

 

 

 

 

 

RAPPORT DE GESTION : ANALYSE PAR LA DIRECTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DES RÉSULTATS D’EXPLOITATION

En date du 2 mars 2006 — Le texte qui suit présente l’analyse par la direction de la situation financière et des résultats d’exploitation de la Banque. Cette analyse a été préparée conformément aux exigences prévues à la norme 51-102 sur les obligations d’information continue des Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Elle est basée sur les états financiers consolidés intermédiaires non vérifiés pour le premier trimestre 2006. On peut obtenir de l’information additionnelle sur la Banque Nationale du Canada, y compris la notice annuelle, sur le site Internet de SEDAR: www.sedar.com et sur celui de la Banque: www.bnc.ca.

Analyse des résultats

Résultats consolidés

La Banque Nationale affiche un bénéfice net de 217 millions de dollars au premier trimestre de l’exercice financier 2006, comparativement au bénéfice net de 239 millions à la période correspondante de 2005. En excluant le gain réalisé à la cession de placements en Amérique du Sud au premier trimestre 2005, le bénéfice net aurait augmenté de 1 % au cours de la même période de comparaison.

Le bénéfice par action atteint 1,28 $ au premier trimestre 2006, ce qui se compare à un bénéfice par action de 1,39 $ au premier trimestre 2005. En excluant le gain sur la cession des placements, le bénéfice par action aurait augmenté de 3 % par rapport au trimestre correspondant de 2005.

Revenu total
Le revenu total de la Banque est resté sensiblement le même au premier trimestre 2006, en s’établissant à 979 millions de dollars, contre 983 millions au premier trimestre 2005. En excluant le gain à la cession des placements en Amérique du Sud, qui était de 37 millions de dollars avant impôts, la croissance des revenus s’établit à 4 % pour la période.

Le revenu net d’intérêts du secteur Particuliers et entreprises a progressé de 14 millions de dollars ou 4,3 % pour s’établir à 337 millions de dollars pour le trimestre, en raison de la croissance du volume de prêts avec les particuliers et les entreprises. Le rétrécissement de la marge bénéficiaire des derniers trimestres a été stabilisé au premier trimestre 2006, en comparaison avec le quatrième trimestre 2005.

En tenant compte du revenu net d’intérêts et des revenus autres que d’intérêts, les revenus de négociation sont de 93 millions de dollars pour le premier trimestre 2006, en hausse de 11 millions, surtout en provenance des titres de participation. Les gains sur valeurs mobilières du compte de placement de 42 millions de dollars ont diminué de 35 millions en raison de l’enregistrement du gain à la cession de placements en Amérique du Sud au premier trimestre 2005.

Les revenus autres que d’intérêts des fonds communs de placement et des services fiduciaires, y compris la gestion privée de placement, augmentent de 16 millions de dollars par rapport au premier trimestre 2005, pour s’établir à 81 millions au premier trimestre 2006. Outre ces éléments, la hausse des revenus autres que d’intérêts provient des commissions sur prêts ainsi que des revenus de change qui augmentent de 4 millions et 5 millions de dollars respectivement. Par contre, les revenus de titrisation ont été de 40 millions de dollars ce trimestre, comparativement à 48 millions au premier trimestre 2005. Les commissions des marchés financiers ont totalisé 159 millions de dollars au premier trimestre 2006, contre 169 millions au premier trimestre 2005, en raison du niveau moins important de transactions de financement de sociétés.

Charges d’exploitation
Pour le premier trimestre 2006, les charges d’exploitation s’établissent à 644 millions de dollars comparativement à 613 millions pour le trimestre correspondant de 2005, soit une augmentation de 31 millions. Les salaires et avantages sociaux progressent de 12 millions de dollars pour un total de 379 millions au premier trimestre 2006, représentant 59 % des charges d’exploitation. L’augmentation est due à la croissance des salaires et au coût des avantages sociaux, en raison notamment de la montée du coût des régimes de retraite. Pour leur part, les charges de technologie augmentent de 9 millions de dollars pour s’établir à 93 millions au premier trimestre 2006. Cette hausse, ainsi que celle de 5 millions de dollars liée aux honoraires professionnels, s’explique par les programmes de développement en cours qui visent à soutenir la stratégie d’affaires. Enfin, les charges diverses augmentent de 4 millions de dollars au premier trimestre 2006 par rapport à la période correspondante de 2005, les dépenses publicitaires ayant été plus importantes.

Charge d’impôts
La charge d’impôts pour le premier trimestre 2006 est de 93 millions de dollars, représentant un taux effectif d’imposition de 29,2 %, en comparaison à une charge d’impôts de 107 millions pour le trimestre correspondant de 2005, pour un taux effectif d’imposition de 30,3 %.

Résultats sectoriels

Particuliers et entreprises
Le bénéfice net du secteur Particuliers et entreprises s’établit à 114 millions de dollars au premier trimestre 2006, soit une hausse de 2 % par rapport au bénéfice net de 112 millions de dollars réalisé au trimestre correspondant de 2005. Le revenu total du secteur a crû de 5,4 %, pour atteindre 529 millions de dollars. Le revenu total des Services aux particuliers a progressé de 18 millions de dollars ou 5,4 % en raison de la croissance de 3,2 milliards de dollars du volume de l’actif moyen, attribuable d’abord aux prêts à la consommation mais également aux prêts hypothécaires résidentiels et aux avances sur cartes de crédit. L’augmentation des revenus résultant de la hausse du volume des prêts a été en partie atténuée par une réduction de la marge bénéficiaire sur ces activités. On note toutefois une amélioration de la marge bénéficiaire sur les dépôts de transactions, une conséquence du relèvement des taux d’intérêt. Par ailleurs, le revenu tiré des activités d’assurance a crû de 12 % en rythme annuel. L’augmentation du revenu total des Services aux entreprises a été de 9 millions de dollars ou 5,3 %, grâce à la croissance du revenu net d’intérêts attribuable à la hausse des prêts et acceptations ainsi que des revenus de change. La marge bénéficiaire des Services aux entreprises est demeurée stable. Les charges d’exploitation du secteur Particuliers et entreprises ont atteint 326 millions de dollars pour le premier trimestre 2006 en comparaison à 306 millions de dollars pour la même période l’année dernière, soit une croissance de 6,5 %. Conséquemment, le ratio des charges d’exploitation sur le revenu s’est accru à 61,6 % pour le premier trimestre 2006 par rapport à 61,0 % pour la même période l’année dernière. Les dotations aux pertes sur créances du secteur sont en hausse de 4 millions de dollars pour un total de 31 millions. L’augmentation des dotations attribuables aux cartes de crédit explique plus de la moitié de cette hausse.

Gestion de patrimoine
Le bénéfice net du secteur Gestion de patrimoine s’établit à 38 millions de dollars pour le premier trimestre 2006, par rapport à 26 millions pour le trimestre correspondant de 2005, soit une augmentation de 46 %. Le revenu total du secteur est de 214 millions de dollars pour le trimestre, en hausse de 12 % par rapport au trimestre correspondant de 2005. Chaque segment d’affaires de ce secteur de la Banque a contribué à l’augmentation générale du revenu. Les charges d’exploitation sont en hausse de 4 millions de dollars ou 3 % pour un montant de 155 millions ce trimestre. Les frais technologiques et les honoraires professionnels sont à la source de cette hausse.

Marchés financiers
Le secteur des Marchés financiers obtient un bénéfice net de 82 millions de dollars pour le premier trimestre 2006 comparativement à 76 millions au trimestre correspondant de 2005. Le revenu total du trimestre de 277 millions de dollars est en hausse de 5 millions par rapport au trimestre correspondant de 2005. Un changement au mixte des revenus a été à la source de la forte croissance des revenus de négociation et des gains sur valeurs mobilières au premier trimestre 2006. Par contre, les commissions provenant des marchés financiers ainsi que de la prestation de services bancaires aux grandes entreprises ont fléchi. Les charges d’exploitation du trimestre sont de 151 millions de dollars, en baisse de 2 % par rapport à 154 millions pour le premier trimestre 2005. Les dotations aux pertes sur créances du trimestre se chiffrent à 1 million de dollars alors qu’elles étaient de 2 millions au trimestre correspondant de 2005. 

Revenus des Marchés financiers
(équivalent imposable (1))
(en millions de dollars)

1er T
2006

1er T
2005

Revenus de négociation

 

 

  Actions

           70

           58

  Taux d’intérêt

           13

           17

  Marchandises et devises

            7

             3

 

           90

           78

Commissions des marchés financiers

          65

          75

Gains sur valeurs mobilières

            42

            35

Services bancaires

            33

            43

Autres

          47

          41

Total

        277

        272

(1) L’équivalent imposable est une méthode de calcul qui consiste à ajuster certains revenus exempts d’impôt en les majorant de l’impôt qui aurait autrement été exigible. La présentation en équivalent imposable n’est pas conforme aux PCGR. Les organismes de réglementation du commerce des valeurs mobilières exigent que les entreprises préviennent les lecteurs que les mesures rajustées, en fonction de critères autres que les PCGR, n’ont pas une signification standard selon les PCGR et sont difficilement comparables avec des mesures similaires utilisées par d’autres entreprises. Consulter la note 10 des états financiers consolidés intermédiaires non vérifiés pour connaître l’incidence de l’ajustement pour équivalent imposable sur les résultats sectoriels.

Autres
Pour le premier trimestre 2006, la rubrique « Autres » des résultats sectoriels affiche un perte nette de 17 millions de dollars en comparaison d’un bénéfice net de 25 millions pour la même période l’année dernière. L’écart est principalement attribuable au gain de 37 millions de dollars (25 millions, déduction faite des impôts) à la cession de placements en Amérique du Sud au premier trimestre 2005. De plus, les gains de titrisation ont été inférieurs de 14 millions de dollars ce trimestre et les charges d’exploitation non allouées aux secteurs d’affaires sont en hausse.

Flux de trésorerie                                                 

En raison de la nature même des activités de la Banque, la majorité des éléments qui composent les revenus et les charges sont des liquidités. En outre, certaines activités, telles les activités de négociation, génèrent des mouvements importants de liquidité qui peuvent avoir une incidence sur plusieurs éléments d’actif ou de passif, tels les valeurs mobilières du compte de négociation, les titres vendus à découvert ou les valeurs mobilières vendues en vertu de conventions de rachat.

Pour le premier trimestre 2006, les espèces et quasi-espèces ont augmenté de 2,2 milliards de dollars comparativement à une hausse de 1,3 milliard de dollars pour le premier trimestre 2005. Au 31 janvier 2006, les espèces et quasi-espèces s’établissent à 8,5 milliards de dollars comparativement à 6,6 milliards l’année précédente.

Les activités d’exploitation ont procuré des fonds de 4,0 milliards de dollars, en raison de la diminution des valeurs mobilières du compte de négociation de 3,4 milliards de dollars.  Pour le trimestre correspondant de 2005, les fonds requis par les activités d’exploitation ont été de 0,9 milliard de dollars.

Les activités de financement ont requis 2,8 milliards de dollars de fonds en raison de la diminution des titres vendus à découvert et des valeurs mobilières vendues en vertu de conventions de rachat en partie compensées par une hausse des dépôts de 2,9 milliards. Pour le trimestre correspondant de 2005, l’apport de fonds de 4,1 milliards de dollars est principalement attribuable aux activités de dépôts et aux titres vendus à découvert.

Finalement, les fonds générés par les activités d’investissement ont été de 1,0 milliard pour le premier trimestre de 2006. Pour la période correspondante de 2005, les activités d’investissement ont requis la somme de 1,9 milliard de dollars de fonds.

Gestion des risques

Risque de crédit

Pour le premier trimestre 2006, la Banque a enregistré des dotations spécifiques aux pertes sur créances de 17 millions de dollars, soit un montant identique à celui du trimestre correspondant de 2005. Au 31 janvier 2006, les prêts douteux bruts s’établissaient à 259 millions de dollars, contre 260 millions à la fin de l’exercice financier 2005. Le ratio des prêts douteux bruts par rapport au total du capital ajusté et des provisions s’établit à seulement 6,7 %. Au 31 janvier 2006, les provisions pour pertes sur créances excèdent les prêts douteux bruts de 195 millions de dollars comparativement à 191 millions au 31 octobre 2005, une amélioration de 4 millions de dollars. La majeure partie de la baisse est attribuable au secteur immobilier. La hausse des prêts douteux commerciaux a cependant atténué cet impact positif.

Risque de marché – Activités de négociation

Le modèle de simulation de la VaR (Valeur à risque) est l’un des principaux outils de gestion du risque de marché relié aux activités de négociation. La VaR est calculée comme la valeur maximale des pertes quotidiennes à un niveau de confiance de 99 %, ce qui signifie que les pertes réelles ne la dépasseront vraisemblablement qu’une journée sur 100. Le modèle informatisé de calcul est fondé sur des données historiques sur deux ans. La gestion du risque de marché est décrite plus amplement à la page 61 du Rapport annuel 2005.

Le tableau ci-dessous, intitulé « Activités de négociation », illustre la distribution du risque de marché par type de risque, soit: taux d’intérêt, change et risque sur les prix des actions et des marchandises.

Activités de négociation (1)
(en millions de dollars)

VaR globale par catégorie de risques

Pour le trimestre terminé le 31 janvier 2006

Pour le trimestre terminé le 31 octobre 2005

 

À la fin

Haut

Moyenne

Bas

À la fin

Haut

Moyenne

Bas

Taux d’intérêt

(5,2)

(7,2)

(3,7)

(1,8)

(3,5)

  (7,5)

  (4,8)

(2,7)

Change

(1,9)

(2,8)

(1,8)

(0,6)

(0,9)

  (2,0)

  (0,9)

(0,2)

Actions

(6,1)

(6,2)

(4,7)

(3,0)

(5,1)

  (5,1)

  (4,3)

(2,8)

Marchandises

(1,6)

(2,3)

(1,2)

(0,5)

(0,6)

  (0,9)

  (0,6)

(0,5)

Effet de corrélation(2)

5,7

8,3

5,6

1,8

5,0

   7,6

   4,8

  2,1

VaR globale

(9,1)

 (10,2)

    (5,8)

(4,1)

(5,1)

  (7,9)

  (5,8)

(4,1)

(1) Les montants sont présentés avant impôts et représentent la VaR quotidienne.
(2) L’effet de corrélation est le résultat de la diversification des types de risques.

Bilan

Au 31 janvier 2006, la Banque avait un actif de 105,3 milliards de dollars en comparaison à 107,6 milliards de dollars au 31 octobre 2005. Les prêts et acceptations sont en hausse de 875 millions de dollars, soit 2 %. Par ailleurs, l’encaisse, les dépôts auprès d’institutions financières, les valeurs mobilières et les valeurs mobilières acquises en vertu de conventions de revente diminuent de 2,8 milliards de dollars. Les principaux portefeuilles sont présentés dans le tableau suivant.

Volumes moyens mensuels
(en millions de dollars)

Janvier
2006

Octobre
2005

Janvier
2005

Prêts et acceptations*

 

 

 

Hypothécaires résidentiels

20 917

20 728

19 846

Aux particuliers

8 537

8 283

6 748

Créances sur cartes de crédit

1 734

1 707

1 652

Aux petites et moyennes entreprises

14 568

14 182

13 405

Aux grandes sociétés

3 346

3 216

2 707

 

49 102

48 116

44 358

Dépôts

 

 

 

Particuliers (solde)

27 103

26 385

24 610

Épargne hors bilan des particuliers (solde)

66 993

63 262

59 527

Entreprises

10 978

11 103

10 485

*incluant les actifs titrisés

Les prêts hypothécaires résidentiels ont augmenté de manière soutenue au premier trimestre 2006, le volume moyen mensuel s’établissant à 20,9 milliards de dollars, contre 19,8 milliards au premier trimestre 2005. Les prêts aux particuliers de 8,5 milliards de dollars sont en forte hausse de 27 %, les ententes de partenariats ainsi que les marges de crédit garanties contribuant à soutenir la hausse des volumes. Les dépenses de consommation ont également favorisé l’augmentation du volume de créances sur cartes de crédit qui ont augmenté de 5,0 % depuis un an pour s’élever à 1,7 milliard de dollars au 31 janvier 2006. Les prêts aux entreprises ont poursuivi leur progression au premier trimestre 2006. Chez les petites et moyennes entreprises, ces prêts se sont accrus de 8,7 % en l’espace d’un an, le volume moyen s’établissant à 14,6 milliards de dollars au premier trimestre 2006. Les plus grandes sociétés, pour leur part, ont augmenté leur volume moyen de 23,6 % à 3,3 milliards de dollars.

Les dépôts de particuliers de 27,1 milliards de dollars au 31 janvier 2006 sont en hausse de 2,5 milliards ou 10,1 % par rapport au 31 janvier 2005, principalement en raison des dépôts distribués par la filiale Altamira. Au 31 janvier 2006, l’épargne des particuliers hors bilan administrée par la Banque se chiffrait à 67,0 milliards de dollars, en hausse de 7,5 milliards ou 13 % depuis un an. La hausse est attribuable à l’épargne administrée par les services de courtage, alors que le solde se répartit entre la gestion privée de placement et les fonds communs de placement.

Conventions comptables et estimations

Les états financiers consolidés intermédiaires ont été dressés conformément aux principes comptables généralement reconnus du Canada (« PCGR »). Il est recommandé de se reporter aux notes 1 et 2a des états financiers consolidés annuels de 2005 pour obtenir de plus amples renseignements sur les conventions comptables importantes utilisées pour la préparation des états financiers.

Aucun changement n’a été apporté aux conventions comptables importantes utilisées par la Banque pour ce trimestre.

Les détails concernant d’importants changements à venir de normes comptables sont présentés à la note 2 des états financiers consolidés intermédiaires.

Les principales hypothèses et les bases sur lesquelles reposent les estimations faites par la direction conformément aux PCGR de même que leur incidence sur les chiffres présentés dans les états financiers consolidés intermédiaires et les notes afférentes demeurent essentiellement les mêmes que celles décrites dans le Rapport annuel 2005.

Capital

Le ratio de capital de base et le ratio de capital total, selon les règles de la Banque des règlements internationaux, sont à 9,5 % et 12,7 % au 31 janvier 2006, respectivement, par rapport à 9,6 % et 12,8 % au 31 octobre 2005, comprenant l’émission d’une débenture de 500 millions de dollars le 2 novembre 2005. Au cours du trimestre, la Banque a effectué le rachat de 1771600 actions ordinaires dans le cadre du programme d’offre publique de rachat d’actions dans le cours normal de ses activités, qui venait à échéance le 12 janvier 2006, pour un montant de 106,1 millions de dollars.

Le 23 janvier 2006, la Banque a lancé une offre publique de rachat pour annulation dans le cours normal de ses activités, visant jusqu’à un maximum de 8278000 actions ordinaires, au cours de la période de 12 mois se terminant le 22 janvier 2007. Au 31 janvier 2006, 20500 actions ordinaires avaient été rachetées pour un montant de 1,3 million de dollars.

Par ailleurs, l’actif pondéré en fonction du risque a crû de 3,3 milliards de dollars ou 7,6 % en raison, notamment, de l’augmentation du volume de prêts.

Dividendes

Lors de la réunion du 2 mars 2006, le Conseil d’administration a déclaré les dividendes réguliers sur les diverses catégories et séries d’actions privilégiées, ainsi qu’un dividende de 48 cents par action ordinaire, payable le 1er mai 2006 aux actionnaires inscrits le 30 mars 2006.

Mise en garde à propos des énoncés prospectifs

À l’occasion, la Banque Nationale du Canada fait des énoncés prospectifs écrits et verbaux, notamment dans le présent rapport trimestriel, dans d’autres documents déposés auprès des organismes de réglementation canadiens ou de la Securities and Exchange Commission des États‑Unis, dans des rapports aux actionnaires, des communiqués de presse et d’autres communications. Tous ces énoncés sont faits aux termes des dispositions « d’exception » de la Private Securities Litigation Reform Act of 1995 des États‑Unis. Ces énoncés prospectifs comprennent, entre autres, des énoncés à l’égard de l’économie, de l’évolution des marchés, de l’atteinte d’objectifs stratégiques, de certains risques ainsi que des énoncés à l’égard de nos croyances, plans, attentes, estimations et intentions. Ces énoncés prospectifs sont habituellement marqués par l’usage du conditionnel ou annoncés par des verbes comme « prévoir », « croire », « estimer », « s’attendre à », « avoir l’intention de » et des mots et des expressions similaires.

De par leur nature, ces énoncés prospectifs supposent que nous élaborions des hypothèses et comportent nécessairement des risques et des incertitudes d’ordre général et spécifique. Il existe un risque important que les projections expresses ou implicites contenues dans ces énoncés ne se réalisent pas ou qu’elles se révèlent inexactes. Divers facteurs pourraient faire que les résultats, les conditions, les mesures ou les événements futurs varient sensiblement par rapport aux objectifs, aux attentes, aux estimations ou aux intentions figurant dans les présents énoncés prospectifs. Ces écarts peuvent être causés par des facteurs dont un grand nombre sont indépendants de la volonté de la Banque, notamment les changements dans la conjoncture économique et financière canadienne et mondiale (en particulier les fluctuations des taux d’intérêt, des taux de change et des cours des autres instruments financiers), la liquidité, les tendances du marché, les nouvelles dispositions réglementaires et la concurrence dans les régions géographiques où la Banque fait affaire, les changements technologiques, les regroupements dans le secteur canadien des services financiers, l’incidence éventuelle des conflits et des autres événements internationaux sur nos entreprises, notamment ceux liés à la guerre au terrorisme, et les prévisions de la Banque à l’égard des risques découlant de ces faits et sa capacité à les gérer efficacement.

Toutefois, la Banque avertit le lecteur que la liste de facteurs importants susmentionnés n’est pas exhaustive. Les investisseurs et les autres personnes qui se fondent sur les énoncés prospectifs de la Banque devraient soigneusement considérer les facteurs susmentionnés ainsi que les incertitudes et les risques qu’ils comportent. La Banque met aussi en garde le lecteur contre le fait de se fier indûment à ces énoncés prospectifs. La Banque ne s’engage pas à mettre à jour quelque énoncé prospectif que ce soit, écrit ou verbal, qu’elle pourrait faire ou qu’on pourrait faire pour son compte.

Renseignements pour les actionnaires et investisseurs

Relations investisseurs
Les analystes financiers et les investisseurs qui souhaitent obtenir des informations financières concernant la Banque sont priés de communiquer avec le service des Relations avec les investisseurs.

600, rue de La Gauchetière Ouest, 7e étage
Montréal (Québec)  H3B 4L2
Téléphone : (514) 394-0296
Télécopieur : (514) 394-6196
Courriel : relationsinvestisseurs@bnc.ca
Site web : www.bnc.ca/relationsinvestisseurs

Relations publiques
600, rue de La Gauchetière Ouest, 10e étage
Montréal  (Québec)  H3B 4L2
Téléphone : (514) 394-8644
Télécopieur : (514) 394-6258

Site Internet : www.bnc.ca
Informations générales : telnat@bnc.ca

Date de publication des prochains rapports trimestriels pour l’exercice 2005-2006
Deuxième trimestre : 25 mai 2006
Troisième trimestre : 31 août 2006
Quatrième trimestre : 30 novembre 2006

Divulgation des résultats du 1er trimestre 2006

Conférence téléphonique
·  Une conférence téléphonique pour les analystes et investisseurs institutionnels aura lieu le 2 mars 2006 à 13h00 HE
·  Accès par téléphone en mode écoute seulement : (416) 340-2216 ou 1-866-898-9626
·  L’enregistrement téléphonique archivé sera accessible jusqu’au 9 mars 2006 en composant le (416) 695-5800 ou le 1-800-408-3053.  Le code d’accès est le 3176654#.

Diffusion de l’appel sur le web :
·  La conférence téléphonique sur les résultats sera diffusée en direct via Internet au www.bnc.ca/relationsinvestisseurs
·  Une version archivée de l’événement diffusé sur le web sera disponible après la fin de l’appel.

Documents financiers
·  Les états financiers trimestriels sont en tout temps disponibles sur le site web de la Banque Nationale du Canada à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.
·  Le rapport aux actionnaires et les informations financières complémentaires, ainsi que les diapositives de présentation, se retrouveront sur le site de la Banque Nationale à la page des Relations avec les investisseurs, un peu avant le début de la conférence téléphonique.

Agent de transfert et registraire

Pour des renseignements relatifs aux transferts d’actions, aux changements d’adresse, aux dividendes, à la perte de certificat d’actions, aux formulaires d’impôts et aux transferts de succession, les actionnaires sont priés de communiquer avec l’agent de transfert Trust Banque Nationale Inc. dont l’adresse et les numéros de téléphone apparaissent ci-après.

Trust Banque Nationale Inc.
Service aux actionnaires
1100, rue University, 12e étage
Montréal (Québec)  H3B 2G7
Téléphone : (514) 871-7171
1-800-341-1419
Télécopieur : (514) 871-7442
Courriel : clientele@tbn.bnc.ca

Dépôt direct des dividendes

Au moyen d’un transfert électronique de fonds, les actionnaires peuvent faire déposer directement leurs dividendes au crédit de tout compte détenu auprès d’une institution membre de l’Association canadienne des paiements. Pour ce faire, il suffit d’en faire la demande par écrit à l’adresse de Trust Banque Nationale Inc., agent de transfert.

Régime de réinvestissement de dividendes

La Banque Nationale offre aux détenteurs de ses actions ordinaires un Régime de réinvestissement de dividendes et d’achat d’actions qui leur permet d’investir dans des actions sans payer de commission ni de frais d’administration. L’acquisition des actions par les participants s’effectue au moyen du réinvestissement des dividendes en espèces versés sur les actions qu’ils détiennent, ou bien en effectuant des versements en espèces facultatifs d’un montant minimal de 500 $ par versement, jusqu’à concurrence de 5 000 $ par trimestre. Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez communiquer avec le Registraire, Trust Banque Nationale Inc., aux numéros (514) 871-7171 ou 1-800-341-1419.

À propos de la Banque Nationale du Canada
La Banque Nationale du Canada est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris ceux destinés aux grandes sociétés, et tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif s’élève à plus de 105 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie 16 993 personnes. Ses titres sont cotés à la Bourse de Toronto (NA: TSX). Pour de plus amples renseignements, visitez le site de la Banque à www.bnc.ca.

Renseignements :

Pierre Fitzgibbon
Premier vice-président, Finances, technologie et affaires corporatives
(514) 394-8610

Denis Dubé
Directeur principal
Service des relations publiques
(514) 394-8644

Hélène Baril
Directrice principale
Relations investisseurs
(514) 394-0296

Premier trimestre 2006

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