Communiqués de presse

Perspectives économiques 2006 de la Banque Nationale : une économie nord-américaine sur le point de décélérer

Montréal, le 15 décembre 2005 -

L’équipe d’économistes de la Banque Nationale dévoile aujourd’hui ses conclusions concernant les perspectives économiques et financières pour l’année 2006.

Malgré un contexte économique moins favorable aux États-Unis, le Canada affichera une croissance économique encore assez respectable en 2006 (+2,7 %) en raison de la vigueur des investissements des entreprises dans le secteur de l’énergie et d’une politique budgétaire très expansionniste au niveau fédéral. Un tel environnement pourrait inciter la Banque du Canada à relever davantage son taux directeur (hausse de 50 points de base) pour ramener sa politique monétaire en territoire moins accommodant.

Compte tenu de la forte dotation du Canada en ressources naturelles et de finances publiques faisant l’envie des autres pays du G-7, la devise canadienne devrait rester dans la mire des investisseurs internationaux (fourchette prévue de 85 à 88 cents).  Plus sensibles à l’appréciation de la devise canadienne en raison de l’importance de leur secteur manufacturier, l’Ontario et le Québec devraient enregistrer une croissance économique inférieure à la moyenne nationale.

Économie mondiale
L’activité économique mondiale a de nouveau enregistré en 2005 une croissance du PIB (4,3 %) largement supérieure à sa tendance de long terme (autour de 3,5 %), la Chine et les États-Unis demeurant encore les deux principales locomotives de cette expansion.  Cependant, la stabilité de cette expansion rapide laisse songeur dans la mesure où elle est accompagnée par une détérioration marquée des déséquilibres extérieurs de ces deux pays.   À défaut de l’adoption rapide de politiques macroéconomiques destinées à réduire le taux élevé d’épargne en Asie, on pourrait assister à une décélération notable de l’activité économique mondiale d’ici 2007 avec une baisse de régime d’activité en provenance de l’économie américaine.

Aux États-Unis, le secteur de l’immobilier donne en effet de plus en plus de signes de fièvre spéculative avec une poussée du prix médian des maisons de plus de 55 % depuis cinq ans et plus du tiers des transactions sur le marché secondaire reliées à l’achat d’une seconde résidence ou pour des fins spéculatives. Fait nouveau en 2005, les acheteurs de première maison sont de plus en plus évincés du marché et le taux de propriété a commencé à plafonner, laissant poindre à l’horizon un important déséquilibre entre l’offre et la demande dans le secteur immobilier américain. La construction neuve et le marché de la revente pourraient donc se calmer dans un proche avenir, cette accalmie engendrant dans son sillage un tarissement de l’enrichissement immobilier. Un tel environnement devrait inciter les ménages américains à vouloir regarnir leurs épargnes au détriment des dépenses de consommation. Ces dernières devraient croître à un taux appréhendé inférieur à 2 %, soit le plus faible à être observé en 15 ans.

Heureusement, avec des attentes inflationnistes demeurant modestes, la Réserve fédérale pourra, le cas échéant, amorcer un virage de sa politique monétaire pour éviter un atterrissage trop brusque de l’économie américaine. Grâce à des investissements massifs publics et privés, l’économie devrait néanmoins être en mesure d’afficher un taux de croissance de l’ordre de 2,5 % à 3,0 %.

Marchés financiers
Une nouvelle détérioration anticipée de la situation budgétaire aux États-Unis en présence d’un déficit commercial record amènera une certaine volatilité du côté des marchés financiers. Une fois la campagne de resserrement monétaire de la Fed complétée, le billet vert américain devrait de nouveau être soumis à des pressions baissières. 

Compte tenu de la performance exceptionnelle du marché boursier canadien en 2005 liée à l’envolée des titres énergétiques, le stratège de la Financière Banque Nationale, monsieur Clément Gignac, est d’avis que le potentiel d’appréciation du marché boursier canadien est limité à court terme et que les marchés étrangers offrent à un meilleur rapport risque/rendement à ce stade-ci du cycle économique.

Tableau des prévisions économiques nord-américaines

La conférence webdiffusée des « Perspectives économiques et financières 2006 » est accessible à partir du site Internet de la Banque Nationale à l’adresse : www.bnc.ca/perspectiveseconomiques.

À propos de la Banque Nationale du Canada
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