Communiqués de presse

Perspectives économiques Été 2005 de la Banque Nationale : les provinces de l’Ouest sur les plus hautes marches du podium

Montréal, le 21 juin 2005 -

Malgré un contexte international moins favorable, le Canada devrait tirer son épingle du jeu avec une croissance d’au moins 3  % en 2005 et 2006. En effet, le faible niveau des taux d’intérêt et la politique budgétaire très expansionniste du gouvernement central continueront à stimuler la demande intérieure et à contrebalancer la faiblesse du secteur extérieur. Les provinces centrales, et particulièrement le Québec, qui ont été éprouvées par l’appréciation du dollar canadien devraient donc connaître un certain soulagement en 2006. Les provinces de l’Ouest enregistreront une performance supérieure à la moyenne canadienne grâce aux nombreux projets d’investissements dans les domaines de l’énergie et des infrastructures, indique l’économiste en chef de la Banque Nationale, M. Clément Gignac, également premier vice-président et stratège à la Financière Banque Nationale.

Économie mondiale
Après trois années d’expansion robuste, la croissance économique mondiale devrait ralentir à la suite de l’augmentation du prix du pétrole et du resserrement monétaire dans plusieurs pays. La croissance mondiale devrait passer de 4,3 % en 2005 à 3,6 % en 2006, soit sa moyenne des 30 dernières années.

Cependant, cette croissance mondiale est mal répartie avec deux pays comptant pour près de la moitié de la croissance économique mondiale, soit les États-Unis et la Chine. Aux États-Unis, la politique monétaire de la Réserve fédérale est contrariée par la baisse des taux d’intérêt de long terme, une situation qui laisse entrevoir une campagne de relèvement du taux directeur qui se poursuivra au-delà de cette année afin d’éviter une surchauffe dans le secteur de l’immobilier et une reprise potentielle de l’inflation. En Chine, l’impact des mesures administratives déjà en place pour restreindre une croissance effrénée dans certains secteurs sera amplifié par la diminution des liquidités aux États-Unis, un de ses principaux marchés d’exportation.

Du côté américain, la croissance économique alimentée par l’amélioration des conditions sur le marché du travail et un enrichissement sans précédent des ménages provenant de leurs actifs immobiliers mènera les autorités monétaires à faire passer le taux directeur de la Réserve fédérale de 3 % à 4 % d’ici la fin de l’année, pour augmenter d’un demi point de pourcentage en 2006. Au Canada, la réduction des capacités excédentaires mènera la Banque du Canada à reprendre sa campagne de majoration des taux d’intérêt selon monsieur Gignac. Même si une hausse de 100 points de base est à prévoir au cours de la prochaine année, la Banque du Canada demeurera moins agressive que la Réserve fédérale. Un écart de taux important sera maintenu avec les États-Unis.

Dollar canadien et mises en chantier
Dans ces conditions, la baisse de cadence de l’économie chinoise et la présence d’écarts négatifs entre le Canada et les États-Unis, qui iront en s’élargissant d’ici 12 mois, devraient limiter le potentiel d’appréciation du dollar canadien et contribuer à stabiliser le surplus commercial. Selon Clément Gignac, le dollar canadien pourrait retourner vers un niveau de 77-78 cents en 2006, c’est-à-dire près de sa valeur d’équilibre de long terme.

Malgré un recul par rapport à 2004, les mises en chantier de logements au Canada devraient dépasser 200 000 unités en 2005, et ce pour une quatrième année d’affilée. De l’avis de  Marc Pinsonneault, économiste principal à la Financière Banque Nationale, la modération des prix et l’environnement de faibles taux d’intérêt permettent à plusieurs ménages d’acquérir une propriété.

Marchés financiers
En ce qui a trait aux marchés financiers, il faudra composer avec un retrait additionnel de liquidités opéré par la Réserve fédérale. Du même coup, on pourrait assister à une plus grande volatilité sur les obligations et les actions. Suite à la poussée récente du marché boursier canadien et l’envolée des titres énergétiques, le stratège de la Financière est d’avis que le potentiel d’appréciation du marché boursier canadien devient limité et que le marché américain affiche à ce stade-ci un meilleur rapport risque rendement.

Tableau des prévisions économiques nord-américaines 

 

2004

2005

2006

Etats-Unis (%)

 

 

 

P.I.B. réel

4.4

3.6

3.4

Taux de chômage

5.5

5.1

5.0

Taux d'inflation

2.7

3.2

2.7

Bons du Trésor - 3 mois (fin d'année)

2.18

4.08

4.33

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

4.22

4.65

4.75

Canada (% sauf indication contraire)

 

 

 

P.I.B. réel

2.9

3.0

3.2

Taux de chômage

7.2

6.8

6.9

Taux d'inflation

1.8

2.1

2.2

Mises en chantier (000)

232

216

198

Bons du Trésor - 3 mois (fin d'année)

2.46

3.17

4.37

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

4.30

4.37

4.69

Dollar canadien (en cents É.-U., moyenne annuelle)

76.83

80.65

77.00

P.I.B. réel par province (%)

 

 

 

Québec

2.2

2.3

2.7

Ontario

2.6

2.7

2.9

Terre-Neuve-et-Labrador

(0.7)

2.0

5.5

Île-du -Prince-Édouard

1.7

1.9

1.9

Nouvelle-Écosse

1.3

2.0

2.3

Nouveau-Brunswick

2.6

2.3

2.3

Manitoba

2.3

3.2

3.1

Saskatchewan

3.5

3.5

3.2

Alberta

3.7

4.4

4.1

Colombie-Britannique

3.9

3.8

3.7

La conférence webdiffusée des « Perspectives économiques et financières 2005 » est accessible à partir du site Web de la Banque Nationale à l’adresse : www.bnc.ca/perspectiveseconomiques.

À propos de la Banque Nationale du Canada
La Banque Nationale du Canada est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris ceux destinés aux grandes sociétés, et tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif est de près de 100 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie près de 17 000 personnes. Ses titres sont cotés à la Bourse de Toronto (NA :TSX). Pour de plus amples renseignements, visitez le site de la Banque à www.bnc.ca.

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