Communiqués de presse

Les Perspectives économiques et financières – Hiver 2010 de Banque Nationale Groupe financier - Une reprise mondiale synchronisée

Montréal, le 17 décembre 2009 -

Après la pire récession en plus de 60 ans, l’économie mondiale semble avoir retrouvé le chemin de la croissance. Stéfane Marion, économiste et stratège en chef, Banque Nationale Groupe financier, déclarait récemment : « Des banques centrales et des États des quatre coins du monde ont tout mis en œuvre pour dégripper les marchés du crédit au cours de la dernière année. Les injections mondiales massives de liquidités portent aujourd’hui fruit. Les marchés du crédit se normalisent et la croissance économique est de nouveau au rendez-vous dans plusieurs régions. Cette évolution récente est d’autant plus encourageante que les indicateurs avancés continuent de se raffermir. Un rebond de 4 % de l’activité économique à l’échelle mondiale semble de plus en plus plausible pour l’année prochaine ».

Yanick Desnoyers, économiste en chef adjoint, précisait : « Contrairement aux cycles précédents, ce sont les pays émergents qui seront le fer de lance de la reprise économique mondiale en générant plus des deux tiers de la croissance économique mondiale prévue en 2010 ».

Économie américaine : les conditions d’une croissance économique soutenue sont réunies
Selon Paul-André Pinsonnault, économiste principal revenu fixe, il appert que : « aux États-Unis, les interventions musclées de la Réserve fédérale et du gouvernement ont permis une amélioration des conditions financières et un redressement du secteur immobilier, deux préalables à un retour de la croissance économique ». Avec un rebond impressionnant de la croissance des bénéfices et une certaine stabilisation du marché du travail, la croissance du PIB réel devrait atteindre 3,4 % en 2010. Cela dit, le désendettement des ménages demeure un des grands facteurs de ce cycle et une plus grande frugalité des consommateurs sera une des principales conséquences de la crise du crédit à moyen terme.

La reprise est en marche au Canada
En dépit d’un système bancaire parmi les mieux capitalisés de la planète, le Canada n’a pas échappé à la crise financière et aux contrecoups de la récession mondiale. Le PIB réel a enregistré son plus important repli depuis la récession de 1990-1991. L’ampleur exceptionnelle des difficultés financières et économiques aux États-Unis a frappé de plein fouet les exportations canadiennes, qui ont enregistré leur plus longue séquence de baisses en quatre décennies.

Le recul de l’activité a toutefois été moins profond au Canada que chez son voisin du Sud, le revers de conjoncture ayant été plus régional et plus sectoriel. Même si le Canada demeure encore arrimé aux États-Unis en raison de l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, notre économie semble être relativement mieux positionnée pour profiter de la reprise mondiale puisqu’elle est moins déséquilibrée. Les ménages possèdent une plus grande marge de manœuvre, qui s’explique par un taux d’épargne accru et un bilan financier beaucoup moins ébranlé par une déflation immobilière nettement plus limitée que celle des États-Unis.

La reprise est déjà en marche au Canada, avec un regain de vigueur du secteur du logement et de l’investissement des entreprises. Elle bénéficie aussi d’une stabilisation du marché du travail, susceptible de lui conférer un caractère durable. Le contexte de reprise mondiale qui se dessine en 2010 devrait engendrer une croissance économique respectable de 2,9 % au Canada.

Au niveau provincial, les principales provinces auront connu une récession en 2009, mais le Québec est celle qui s’en tire relativement le mieux. Selon Marc Pinsonneault, économiste principal, « la raison est l’importance moindre du secteur de l’automobile et des matières premières dans une économie relativement bien diversifiée, de même que les investissements des administrations publiques dans les infrastructures ».

Taux d’intérêt : majoration en 2010
Au chapitre des taux d’intérêt, les économistes de Banque Nationale Groupe financier sont d’avis que la reprise mondiale amènera la Banque du Canada à majorer son taux directeur au début de 2010. Cette campagne devrait se poursuivre tout au cours de l’année de sorte à ramener le taux de financement à un jour de 0,25 % à 1,50 % en fin d’année. Même à ce niveau, il faut souligner que la politique monétaire demeurera accommodante.

Selon Yanick Desnoyers, « le retour imminent de la création d’emplois aux États-Unis sera favorable au dollar américain, si bien que le huard pourrait se déprécier quelque peu au début de 2010. Toutefois, la reprise de l’économie mondiale provoquera ensuite une pression sur les prix des matières premières. Le huard reprendra alors de l’altitude pour terminer l’année, par rapport au dollar américain, sensiblement au même niveau qu’aujourd’hui.

Du côté des marchés financiers, l’espoir d’une reprise économique et d’un rebond des bénéfices des sociétés continue de galvaniser la confiance des investisseurs. Selon Stéfane Marion, « malgré l`important rebond des Bourses mondiales, les valorisations demeurent attrayantes. Nous entrevoyons une hausse de 10 % de la Bourse canadienne en 2010 ». Cependant, au fur et à mesure de l’accélération de la croissance économique, les banques centrales devront rééquilibrer leur politique monétaire. Ces hausses de taux d’intérêt se répercuteront sur l’ensemble de la courbe de rendement.

Tableau des prévisions économiques nord-américaines

 

 

2008

2009

2010

États-Unis (%)

 

 

 

P.I.B. réel

- moyenne annuelle

0,4

-2,5

3,4

Taux de chômage (fin d'année)

7,2

10,1

9,6

Taux d'inflation

3,8

-0,4

2,3

Taux cible des fonds fédéraux (fin d'année)

0,13

0,13

1,50

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

2,25

3,63

4,28

 

 

 

 

 

Canada (% sauf indication contraire)

 

 

 

P.I.B. réel

- moyenne annuelle

0,4

-2,4

2,9

Taux de chômage (fin d'année)

6,6

8,6

8,0

Taux d'inflation

2,4

0,3

1,6

Mises en chantier (000)

211

141

162

Taux cible du financement à un jour (fin d'année)

1,50

0,25

1,50

Taux des obligations du Trésor 10 ans (fin d'année)

2,69

3,60

4,24

Dollar canadien (en cents É.-U., fin d'année)

82,1

92,0

94,0

 

 

 

 

 

P.I.B. réel par province (%)

 

 

 

Québec

 

1,0

-1,5

2,4

Ontario

 

-0,5

-3,3

3,1

Terre-Neuve-et-Labrador

0,5

-2,5

2,0

Île-du-Prince-Édouard

0,5

1,0

1,7

Nouvelle-Écosse

2,2

0,5

1,8

Nouveau-Brunswick

0,0

0,5

1,9

Manitoba

 

2,0

0,0

2,3

Saskatchewan

4,2

-2,5

3,1

Alberta

 

0,0

-2,5

2,8

Colombie-Britannique

0,0

-2,0

3,4

Le document « Perspectives économiques et financières – Hiver 2009 » est accessible sur le   site de Banque Nationale Groupe financier au www.bnc.ca/perspectives

À propos de la Banque Nationaledu Canada
La Banque Nationaledu Canada, qui célèbre ses 150 ans en 2009, est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris ceux destinés aux grandes sociétés, et tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif s’élève à plus de 132 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie 17 747 personnes. Ses titres sont cotés à la Bourse de Toronto (NA: TSX). Pour de plus amples renseignements, visitez le site de la Banque à www.bnc.ca.

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