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Formation en entreprise: trouver chaussure à son pied

16 novembre 2016 par Banque Nationale
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Aujourd’hui, les outils ne manquent pas pour dispenser de la formation en entreprise. Formation en salle, classe virtuelle, cyberapprentissage (e-learning )… Oui, mais lequel choisir pour s’assurer d’atteindre son but?

Difficile de s’y retrouver dans toutes les offres de formations disponibles sur le marché. Ainsi, les entreprises peuvent choisir de former leurs employés en salle avec un formateur, en mode présentiel. Elles ont aussi l’option des classes virtuelles sous forme de webinaire par exemple, de façon synchrone, c’est-à-dire en temps réel. Il est aussi possible d’opter pour une formation à distance asynchrone, autrement dit effectuée par l’employé selon ses disponibilités (heure du dîner, etc.). Voici quelques conseils pour faire les bons choix.

Choisir les bonnes stratégies pédagogiques

Henri Boudreault, professeur au département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal, mentionne qu’il est important de se poser plusieurs questions afin d’identifier les outils les plus appropriés.

« Il faut se demander non seulement quel est l’objet de la formation, mais aussi qui est l’apprenant – leur âge, leur motivation, leur expérience de l’apprentissage – et quel est le niveau de formation attendue », dit-il.

Il précise que l’instrument doit être adapté au but recherché, et que dans ce sens, on doit éviter de choisir le moindre coût au détriment du résultat.

M. Boudreault prévient également contre le « mirage » des nouvelles technologies. En effet, ce n’est pas parce qu’il existe des outils innovateurs qu’il est indispensable d’y avoir recours. Ce sont plutôt les différents besoins et réalités des apprenants qui devraient guider les décisions. Rappelons-nous que la technologie est d’abord et avant tout un moyen permettant d’atteindre un but en matière de formation, chaque mode d’apprentissage offrant des avantages spécifiques.

« Le e-learning peut être très approprié, par exemple, lorsqu’il s’agit de faire l’apprentissage de connaissances. Pour apprendre à réfléchir et à mettre en action ce que l’on a appris, il faut qu’un formateur ou un accompagnateur soit là pour guider les apprenants. Car il est prouvé que si l’on tarde trop à appliquer les connaissances acquises, on les oublie et elles sont perdues », dit M. Boudreault.

Combiner les outils

L’approche de la formation hybride ou mixte, c’est-à-dire alliant plusieurs outils présentiels, à distance, etc., qui seront utilisés à tour de rôle, est de plus en plus privilégiée. Car il est préférable d’avoir plusieurs cordes à son arc, ou plusieurs flèches dans son carquois!

Mireille Naggar, directrice du département E-learning chez Technologia, qui offre des formations variées en salle et à distance, abonde dans le même sens. « La formation hybride permet de développer des parcours d’apprentissage particulièrement bien adaptés aux besoins de l’entreprise et de ses employés. On peut par exemple proposer d’apprendre des procédures de travail en ligne, et les appliquer concrètement sur le terrain avec un accompagnateur ou un coach pour assurer le transfert d’apprentissage », illustre-t-elle.

Selon Mme Naggar, la formation en salle n’est pas en voie de disparition et elle demeure un instrument efficace qui peut être complété avec d’autres outils. « Dans le présentiel, on retrouve la qualité de l’expérience humaine, et on a toute la réactivité nécessaire pour s’adapter en temps réel aux besoins des participants. Il faut toutefois mobiliser un formateur et les employés, et si ces derniers doivent se déplacer, cela génère des frais qui viennent s’ajouter au temps passé loin de son poste de travail », explique Mme Naggar.

Pour une entreprise, la conception et la production de formation sous forme de cyberapprentissage sont généralement plus chères que le présentiel, même si cela demeure plus abordable dans le cas d’un contenu qui a déjà été développé de façon générique. En revanche sa diffusion est moins coûteuse que le présentiel, si l’on calcule toutes les économies réaliséessur les coûts de déplacement et les heures durant lesquelles les employés ont été mobilisés. « Elle peut aussi être diffusée autant de fois que nécessaire et de façon uniformisée. La formation à distance est flexible, accessible en tout temps et en tous lieux, et peut être segmentée en petits modules que les apprenants intègrent plus facilement à leur horaire », souligne François Ronaï, consultant et président de Solutions Komuna, spécialisé en solutions d’apprentissage et de développement. Cette « granularisation » du contenu (ou micro-learning) peut être particulièrement appropriée lorsque les gens ont peu de temps pour se former.

Pour être efficace, ce type de formation doit toutefois être minutieusement préparé.

« L’apprenant se retrouve seul durant la session. Il faut donc anticiper les questions qu’il pourrait se poser, lesdifficultés auxquelles il pourrait éventuellement faire face, et prévoir le programme d’apprentissage en conséquence », souligne M. Ronaï.

Conditions du succès

Combiner cyberapprentissage et formation présentielle est une bonne façon d’avoir le meilleur des deux mondes. On pourrait par exemple débuter par une formation en cyberapprentissage, et ancrer les apprentissages par des mises en situation avec un accompagnateur-formateur. Ou encore, dispenser une formation en salle ou sous forme de webinaire, et la compléter par des capsules de cyberapprentissage afin que l’apprenant puisse rafraîchir régulièrement les connaissances acquises.

Il existe un large éventail de combinaisons possible. Mais quoi qu’il en soit, l’autre condition de succès dans ce domaine est l’implication de la direction et le soutien des gestionnaires. Il doit exister une véritable culture de la formation et l’entreprise doit voir celle-ci comme un investissement et non pas comme une dépense.

Lorsqu’une organisation veut atteindre ses objectifs d’affaires, elle doit nécessairement consacrer du temps à la formation de ses employés. Inversement, les employés devront disposer du temps nécessaire pour pouvoir effectuer leur apprentissage. C’est ainsi que l’on met en place des conditions gagnant-gagnant!

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