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Pensez-vous à votre start-up sous la douche?

06 octobre 2016 par Banque Nationale
start-up

Difficile de bien faire quelque chose si on n’y pense pas même sous la douche, bloguait en juillet 2010 Paul Graham, cofondateur du prestigieux incubateur californien Y Combinator. Trois entrepreneurs d’ici expliquent comment cette phrase s’applique à leur expérience dans l’univers des start-up.

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Paul Graham explique que les pensées qui nous viennent sous la douche sont celles qui forment le cœur de nos préoccupations. C’est vers elles que l’esprit tend à revenir dans les moments où il est libre d’errer.

Or, pour mener à bien une aventure aussi exigeante que le démarrage d’une entreprise, il faut plonger... pas seulement y tremper le gros orteil!

Être habité par son projet

Marc-André Roberge se reconnaît dans la phrase de Paul Graham. Pour le fondateur de Nectar, une entreprise qui élabore un outil informant les apiculteurs de l’état de leurs ruches et des gestes à poser pour les maintenir en santé, l’entrepreneuriat n’est pas une fin en soi. C’est plutôt un moyen au service de la cause qui lui tient à cœur: aider les apiculteurs à prendre soin de leurs abeilles.

« J’ai travaillé en entreprise, j’ai été travailleur autonome, mais je restais hanté par ce projet, raconte-t-il. J’y rêvais même la nuit. Au fil des rencontres et des discussions, l’idée de lancer une entreprise s’est imposée comme la meilleure façon de mettre cette solution entre les mains des apiculteurs. »

Et sa passion dévorante lui sert de moteur dans l’exigeant processus de développement de son produit, qu’il compte commercialiser l’été prochain.

Dominic Gagnon, cofondateur de Connect&Go, admet lui aussi que son entreprise de bracelets intelligents et de solutions RFID le suit partout:

« Je suis toujours à la recherche de la nouvelle idée qui va plaire aux clients. C’est ce qui est merveilleux quand on travaille en technologies: il y a tellement de possibilités! »

Les idées lui viennent autant sous la douche qu’en voiture ou pendant la nuit. Cet « entrepreneur en série », qui en est à sa cinquième entreprise, a d’ailleurs installé un tableau près de son lit pour les noter plus facilement.

Ces éclairs d’inspiration fortuits sont d’ailleurs essentiels à la croissance de Connect&Go. L’entreprise fondée en 2013 s’est d’abord fait connaître auprès du grand public lorsque ses bracelets ont été utilisés pour contrôler les accès au festival Osheaga. Mais Connect&Go a depuis diversifié sa clientèle: « À force de penser aux différentes opportunités, nous ne sommes plus limités aux festivals, dit Dominic Gagnon. Nous avons aussi comme clients des stades, des soirées VIP et des parcs d’attractions, comme le Centre d’amusement Les Lapins Crétins d’Ubisoft. »

Laurent Maisonnave se souvient lui aussi avoir été accaparé par ce qui deviendrait Seevibes, le fournisseur de données intelligentes pour le ciblage publicitaire en ligne qu’il a mis sur pied en 2011 et qu’il dirige depuis. Mais selon lui, un tel état d’esprit est surtout productif pendant la phase de démarrage de l’entreprise. À cette étape, une passion presque obsessive est même essentielle: « Il faut y croire à 200%, parce que si on a le moindre doute, on aura du mal à persuader les investisseurs, les employés et les clients de nous suivre dans l’aventure », explique-t-il.

Le défi de l’équilibre

Le PDG de Seevibes croit cependant qu’un certain détachement devient à long terme vital: « Si on a tout le temps la tête dans le bidon, on ne voit pas le portrait global. » Il ne s’agit donc pas seulement de préserver sa propre santé physique et mentale, mais aussi de prendre du recul pour mieux évaluer la marche de ses affaires. « C’est pour le bien de l’entreprise, pas juste pour soi », fait valoir Laurent Maisonnave.

L’entrepreneur a ainsi appris à insérer des temps d’arrêt dans son horaire chargé, que ce soit pour prendre des vacances ou pour passer du temps avec sa fille.

« Ensuite, je reviens au travail avec des idées fraîches et un meilleur état d’esprit pour continuer », explique-t-il.

De son côté, Dominic Gagnon est d’avis qu’il n’est pas mauvais d’accumuler les heures de travail quand on est passionné par ce qu’on fait – et c’est son cas. « Mais il faut quand même apprendre à décrocher de temps en temps », reconnaît celui qui trouve dans sa fille de 10 mois une alliée dans sa quête d’équilibre. « L’équilibre, c’est certainement le plus grand défi des entrepreneurs », dit-il.

Et ce défi s’impose aux dirigeants de start-up dès les premières étapes de leur projet, comme le constate Marc-André Roberge. Son produit est encore à l’étape de prototypage, mais déjà il se frotte à l’épineuse question du dosage entre sa passion pour Nectar et… tout le reste.

Sa philosophie à cet égard consiste à « trouver l’équilibre dans le déséquilibre ». « En tant qu’entrepreneur, ce n’est pas vrai que je vais mener une vie équilibrée, explique-t-il. Mes proches vont forcément en souffrir un peu. » Le fondateur de Nectar s’estime toutefois chanceux d’être entouré d’amis qui le soutiennent, autant pour lui prodiguer des encouragements que pour lui donner un coup de main à l’occasion, et d’avoir une amoureuse « ouverte et à l’écoute ».

À ses yeux, une bonne communication avec l’entourage est nécessaire pour définir sa propre version de l’équilibre, tout comme la discipline. « Ce n’était pas facile au début, mais j’arrive de plus en plus à trouver du temps pour moi et pour mes proches », assure-t-il. Pouvoir compter sur une équipe avec qui partager ses responsabilités l’aide également à sortir la tête de l’eau, même s’il ne compte pas arrêter de sitôt de rêver aux abeilles... même sous la douche.

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