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La Petite Bretonne : 50 ans d’innovation

08 août 2016 par Banque Nationale
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Serge Bohec est en affaires depuis 1966, mais il ne se repose pas sur ses lauriers pour autant. À La Petite Bretonne, l’innovation est bien plus qu’un terme à la mode; c’est un état d’esprit.

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Photo: courtoisie de La Petite Bretonne

Serge Bohec n’avait que 16 ans lorsqu’il a lancé sa première entreprise, spécialisée dans la confection de madeleines. Six mois après son arrivée au Québec, le jeune Breton produisait ce petit gâteau typiquement français dans le sous-sol de la maison familiale.

Cinquante ans plus tard, il est président-directeur général de La Petite Bretonne, une entreprise de 180 employés qui produit 1 200 000 « microcroissants » par jour. Vous avez bien lu : par jour ! Ses produits sont distribués dans 3 000 points de vente partout au Canada, aux États-Unis et même dans les Caraïbes. Un succès qu’il doit à sa grande capacité d’adaptation et d’innovation.

Innover pour survivre

Aux yeux de l’entrepreneur, innover est une « question de survie ». C’est en ces termes qu’il présente chaque décision importante qu’il a prise pour La Petite Bretonne au fil des ans. La robotisation de la production de microcroissants et de minichocolatines dans son usine de Blainville, notamment : « On a déjà gagné des prix parce qu’on avait beaucoup d’employés... Ce n’est pourtant pas un gage de réussite! Il fallait 40 personnes pour tourner les croissants à la main. Ça coûtait cher, les gestes répétitifs créaient des tendinites et nous avions un gros roulement de personnel. Aujourd’hui, avec 11 personnes, nous produisons 50 000 croissants à l’heure; même chose pour les

minichocolatines. » Pour en arriver à une telle productivité, Serge Bohec a conçu lui-même les machines de ses lignes de production, qu’il a ensuite fait construire en Europe. Il n’a pourtant aucune formation en ingénierie : « Je me suis débrouillé! »

La robotisation de ses usines permet en outre à La Petite Bretonne d’offrir des emplois plus stimulants, assure son PDG : « Être opérateur de machine, c’est plus intéressant que de travailler manuellement. On a des employés plus heureux dans ce type d’usine, en plus de pouvoir mieux les payer. C’est donc plus facile de trouver des employés, et les gens restent chez nous : on a des employés qui ont 35 ans de service! »

Il dit ne pas comprendre les entrepreneurs réticents à la mécanisation : « Ils ont peur des dettes, alors que ces achats sont des investissements! Les équipements se paient tout seuls quand ils sont justifiés. En production de masse, comme chez nous, la mécanisation est ce qui nous permet de survivre. »

Évolution et spécialisation

Le même instinct de survie a guidé Serge Bohec dans le développement du produit phare de La Petite Bretonne : les microcroissants. Opter pour une pâte briochée plutôt que pour le feuilletage à l’européenne s’accordait mieux aux goûts des Nord-Américains, a-t-il constaté. En prime, ces croissants se conservent plus longtemps.

Améliorer continuellement le produit est à son avis une clé du succès en entreprise : « Il faut suivre les tendances et s’adapter. C’est ce qu’on a fait quand les gras trans ont été bannis, par exemple. Il a fallu ajuster nos recettes. »

L’homme d’affaires a d’ailleurs choisi, il y a une douzaine d’années, de laisser tomber plusieurs produits pour miser sur ceux qui se vendaient le mieux : les croissants et les chocolatines à son usine de Blainville, les biscuits à l’usine de Joliette. « C’est impossible d’être le meilleur en tout, dit-il, mieux vaut se concentrer sur quelques produits et améliorer ceux-là. » Pour le PDG de La Petite Bretonne, l’innovation passe ainsi par la spécialisation.

Apprendre à déléguer

« C’est ma plus grande fierté », dit Serge Bohec à propos de l’autonomie de ses employés qui, de leur propre initiative, peaufinent les recettes et le fonctionnement des usines, achètent de l’équipement, planchent sur le marketing et implantent de nouveaux systèmes informatiques.

Cette capacité à distribuer les responsabilités, l’homme d’affaires l’a acquise à la dure, après la mort de sa femme, Michèle, en 1988. « J’avais deux enfants en bas âge et une entreprise à gérer. J’ai pris conscience de la mort et j’ai compris que je devais changer ma façon de travailler. J’ai appris à déléguer à des employés de confiance. »

Une confiance dont il se félicite, puisqu’elle profite à l’entreprise. « C’est facile de déléguer, constate-t-il en rétrospective. Il suffit d’accepter que les choses soient faites différemment, d’éponger les frais des erreurs sans dire quoi que ce soit. Accepter que les employés fassent des erreurs, c’est la partie difficile. Pourtant, on en fait comme entrepreneur! Pourquoi l’employé serait-il meilleur que nous? »

En affaires, il faut selon Serge Bohec foncer sans craindre l’échec : « On peut changer de direction, il faut s’adapter, mais jamais lâcher. Jamais. »

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