Préparer sa retraite : 6 conseils pour maximiser votre épargne

22 avril 2020 par Banque Nationale
Investir et épargner pour sa retraite

Pour s’organiser en vue de la retraite, on commence par payer ses dettes ou par investir? Quels produits d’épargne doit-on privilégier? Quelles sont les solutions d’investissements les plus intéressantes? Tour d’horizon des six questions les plus fréquemment posées en matière de planification de retraite. 

1. Doit-on éponger ses dettes avant d’épargner pour la retraite?

Il vaut toujours mieux rembourser ses dettes en premier. « Moins on a de dettes, plus on a de marge de manœuvre pour faire face aux imprévus et prévoir suffisamment d’épargne-retraite pour d’autres projets », explique Mohamed Wakkak, conseiller senior, investissement et planification financière, à la Banque Nationale.

Il faudrait plutôt vous demander si vous êtes capable de rembourser vos dettes, tout en épargnant sans ralentir vos projets de retraite. En gros, c’est une question d’équilibre. Vous pouvez songer à réduire les dettes qui vous coûtent plus cher en intérêts – les soldes sur vos cartes de crédit et les prêts personnels, par exemple – et investir un montant, aussi petit soit-il, dans de l’épargne. « Il faut commencer par rembourser les dettes qui coûtent cher et qui ne sont pas liées à un actif (comme l’hypothèque) avant de commencer avec une épargne “agressive”. Au lieu d’épargner 200 $ toutes les deux semaines, par exemple, vous pourriez commencer par 100 $ et rembourser vos dettes avec le solde », ajoute l’expert.

2. Pour son épargne-retraite, vaut-il mieux investir dans un REER ou dans un CELI? 

 « Si vous avez du rattrapage à faire dans votre épargne et que vous avez des revenus élevés, l’idéal est de prioriser le REER, qui vous permet de réduire vos impôts. Vous pouvez ensuite investir cette économie d’impôts dans votre CELI, en augmentant du même coup vos revenus à la retraite », indique Mohamed Wakkak. 

Bien que le REER soit le premier véhicule dans lequel vous devriez épargner, le CELI ne doit pas être laissé de côté. Considérez-le si vos revenus sont moins élevés, si vous avez moins d’impôts à payer ou si vous vous approchez de la retraite.

Il n’y a pas de pourcentage de vos revenus à y investir ni de montant à viser. Vous pouvez choisir d’investir dans l’un ou l’autre, ou les deux. « Ça dépend de votre situation financière, de la stratégie que vous voulez mettre sur pied et de la date prévue de votre retraite. Des éléments que vous pouvez valider avec votre conseiller », expose Mohamed Wakkak.

Et chacun comporte ses avantages et ses limites :

  • REER : Le régime enregistré d’épargne-retraite permet d’économiser à l’abri de l’impôt, car le montant investi est déduit de vos revenus imposables. Chaque année, vous pouvez y placer jusqu’à 18 % de vos revenus admissibles. La cotisation maximale annuelle en 2020 est de 27 230 $. N’oubliez pas que si vous retirez tout – ou une partie – de votre REER, vous payerez de l’impôt.
  • CELI : Le compte d’épargne libre d’impôt vous permet d’épargner à l’abri de l’impôt comme le REER, puisque les intérêts accumulés ne sont pas imposables. Par contre, le CELI ne diminue pas vos revenus imposables. En 2020, vous pouvez déposer jusqu’à 6 000 $ dans votre CELI. Un autre bon point : le retrait du CELI n’est pas imposable, contrairement au retrait du REER.

3. Quels sont les produits d’épargne les plus lucratifs?

Il n’y a pas de recette miracle. Tout dépend de la performance du marché et de votre tolérance au risque. « Il ne faut pas tenter de trouver quels placements sont les plus lucratifs, mais plutôt voir quelle stratégie de placement retraite pourrait vous mener à votre objectif. Habituellement, plus on cherche de rendement, plus la tolérance au risque doit être élevée. Notez que pour certains, de faibles rendements nets d’inflation suffisent pour atteindre leur objectif de retraite. Ils n’ont donc pas besoin de prendre beaucoup de risques.

Questionné à savoir quels sont les nouveaux produits d’épargne pour la retraite, Mohamed Wakkak explique que la tendance d’aujourd’hui est aux solutions clés en main. « Les clients préfèrent avoir des solutions de placement qui vont les aider à atteindre leur objectif selon leur tolérance au risque. La structure du produit et les actifs qui le composent leur importent moins. On note par contre une plus grande considération environnementale dans le choix des types d’investissement. » Encore une fois, le conseiller reste votre meilleur allié lorsqu’est venu le temps de trouver des solutions d’investissement adaptées à vos préoccupations et à votre mode de vie.

4. Quand est-il trop tard pour épargner? 

Certains qui s’approchent de la retraite n’ont pas nécessairement planifié leurs beaux jours et se demandent comment faire du rattrapage. Mais il n’est jamais trop tard pour organiser sa retraite et épargner. « Il est possible de faire du rattrapage. Si vous arrivez à 50 ans et que vous n’avez pas de REER ni de placements et que vous voulez épargner pour prendre votre retraite à 65 ans, il vous reste 15 ans pour accumuler de l’épargne, ce qui donne peu de temps pour atteindre votre objectif, explique Mohamed Wakkak. Par contre, plus vous commencez tôt, moins il y a de pression sur votre budget. Et vous aurez la possibilité de rectifier le tir en cours de route. »  

 « Si vous commencez à planifier votre retraite à 55 ans et que vous voulez faire le tour du monde, mais que vous avez peu d’épargne, il vous faudra peut-être réévaluer votre objectif. Vous ferez peut-être le tour d’un pays plutôt que le tour du globe. C’est pourquoi il faut passer à l’action rapidement, même si vous avez 50 ans ou plus », ajoute l’expert. 

Vous pourriez aussi songer à déménager dans un plus petit logement et profiter de la croissance du marché immobilier des dernières années pour vendre votre propriété. Cela pourrait vous permettre de réaliser une plus-value à investir dans votre retraite. 

5. Qu’en est-il de la règle du 70 %?

On entend souvent qu’une personne a besoin de 70 % de ses revenus actuels une fois à la retraite. Ce n’est pas une règle universelle, car ça dépend de votre rythme de vie et de vos habitudes financières. Par exemple, une personne qui gagne beaucoup d’argent, mais qui dépense peu n’aura pas nécessairement besoin de 70 % de son salaire. D’un autre côté, celle qui dépense plus qu’elle ne gagne aura peut-être besoin d’épargner davantage pour garder le même rythme à sa retraite. « La meilleure règle est de calculer votre coût de vie pour déterminer quel montant vous aurez besoin, en épargne et en revenus. Viser 70 % n’est plus la règle », insiste Mohamed Wakkak.  

6. Quelle est la meilleure méthode pour préparer sa retraite?

« En consultant un expert, vous vous assurez de ne rien oublier », rétorque Mohamed Wakkak.  Un conseiller en investissement pourra vous guider à travers toutes les étapes à franchir : établir vos stratégies de placements, calculer votre tolérance au risque, vous aider dans vos choix lors du décaissement de vos placements retraite, vous conseiller sur le moment pour demander vos rentes gouvernementales, etc.

Surtout, ne cessez jamais de vous poser des questions. Votre retraite est une étape importante de votre vie, préparez-la soigneusement.

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