COVID-19 et finances : 5 opportunités à saisir

31 mars 2020 par Banque Nationale
Comment investir en temps de crise?

Dans les dernières semaines, la COVID-19 a redessiné l’économie du pays. Alors que les marchés boursiers ont chuté, plusieurs se questionnent sur leurs finances personnelles. Mais le climat actuel offre également des occasions à saisir, tout dépendant de votre situation personnelle et financière. Tour d’horizon des opportunités qui s’offrent à vous, en 5 conseils. 

1. Profitez de la baisse des taux hypothécaires

Acheter ou vendre une propriété

 « La Banque du Canada a souhaité donner des mesures de liquidités plus accessibles pour alléger la situation, ce qui explique la baisse des taux d’intérêt immobiliers au début de la crise », avoue d’emblée Mohamed Wakkak, conseiller senior à la Banque Nationale.

« Tant que l’économie demeure dans cet état, les taux d’intérêt en général devraient rester bas. Mais dans les prochains mois, la situation risque d’évoluer rapidement, ce qui va entraîner une importante volatilité des taux, renchérit Frédéric Plamondon Simard, planificateur financier chez Banque Nationale Investissement. Si vous pensiez faire l’achat d’une propriété, parlez-en sans plus tarder à votre conseiller. Le moment peut être propice. »

« Dans le marché immobilier, tout est une question de perspectives », nuance Mohamed Wakkak. « On achète une propriété quand on se sent assez stable financièrement, parce qu’on entrevoit l’avenir de manière positive. Il n’y a jamais vraiment de bon ou de mauvais moment, c’est propre à chaque individu. »

« Pour l’instant, plusieurs notaires travaillent de la maison et les transactions immobilières ont encore lieu. Le marché à Montréal est encore effervescent », ajoute Frédéric Plamondon Simard.

« Les taux hypothécaires ont baissé. Bien qu’ils risquent de fluctuer à court terme, le moment est propice aux achats immobiliers. En revanche, si vous avez déjà entamé un processus d’achat et que vous anticipez une perte d’emploi ou une baisse importante de vos revenus, parlez-en à votre notaire et à votre conseiller financier », précise Mohamed Wakkak.

« L’incertitude qui sévit au niveau de l’emploi rend les acheteurs plus frileux, indique pour sa part Frédéric Plamondon Simard. Si vous avez déjà une transaction immobilière en cours (achat et vente de propriétés en même temps), la situation financière de vos acheteurs a peut-être changé depuis vos dernières négociations. Il se peut que leur mise de fonds soit moindre ou qu’ils ne se qualifient plus pour le prêt hypothécaire. D’un autre côté, la situation actuelle est favorable à l’achat pour les acheteurs qui sont solides financièrement (importante mise de fonds et bons revenus), puisque les taux hypothécaires sont bas. »

Refinancer son hypothèque

« Si vous venez tout juste d’acheter, le refinancement n’est pas une option viable, explique Frédéric Plamondon Simard. Cela risque d’augmenter vos versements, ce qui pourrait vous mettre dans une situation de précarité financière. Par contre, si vous avez une bonne équité et que vous avez déjà remboursé une grande partie de votre hypothèque, cela peut être une option intéressante. »

« Posez-vous les bonnes questions avant de prendre la décision de refinancer votre hypothèque. Est-ce pour profiter de la baisse des taux d’intérêt ou est-ce plutôt parce que vous devez investir dans un projet majeur et urgent? » questionne Mohamed Wakkak. « Encore une fois, il s’agit de cas par cas. Et rappelez-vous que les taux n’étaient pas très élevés avant la crise. »

2. Consolidez vos dettes

Si vous travaillez dans un secteur à risque ou si vous pensez éprouver des difficultés financières, considérez la consolidation de dettes. La baisse des taux d’intérêt peut jouer considérablement à votre avantage. N’attendez surtout pas pour en discuter avec votre conseiller.

3. Tirer profit des opportunités qu’offre le marché

« Le marché actuel regorge d’opportunités à saisir en matière de placements, précise Frédéric Plamondon Simard. Évitez toutefois de prendre des décisions sous  l’emprise des émotions. Avant de vendre ou d’acheter, il faut penser d’abord aux projets pour lesquels vous souhaitez économiser et investir. Évaluez votre tolérance au risque à court et à long terme. Élaborez ensuite un plan avec votre conseiller. »

« En matière d’investissement, la diversification reste toujours la meilleure stratégie, rappelle Frédéric Plamondon Simard. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Ce qu’on entend par là, c’est de bâtir un portefeuille qui comprend les catégories d’actif qui réagissent différemment aux fluctuations des marchés. Vous pouvez évaluer avec votre conseiller si la répartition actuelle de votre portefeuille répond à l’atteinte de votre objectif selon votre profil de risque. »

4. Mettez en place ou révisez votre plan de retraite

C’est également un bon moment pour mettre en place ou réviser votre plan de retraite avec l’aide de votre conseiller. Si vous avez un plan de retraite, voyez si les baisses de marché ont un impact sur les prévisions qui ont été faites sur un horizon de 20 ou 30 ans. Il se peut que vos objectifs changent ou que la situation actuelle n’ait pas de conséquences sur les calculs anticipés.

5. Préparez-vous pour la prochaine situation imprévue

Apprenez de cette situation exceptionnelle et réévaluez votre épargne. La première mesure à prendre est d’établir un fonds d'urgence qui pourra couvrir les dépenses inattendues ou une potentielle baisse de revenu. Il est recommandé d’économiser l’équivalent de 3 à 6 mois de salaire, ce qui permettrait de subvenir à vos dépenses courantes comme le loyer, les factures, l’épicerie, les versements de vos prêts, etc.

« Si vous mettez en place une épargne systématique pour créer un fonds d’urgence, il est recommandé de prévoir des économies pour 6 mois si vous êtes un travailleur autonome et d’au moins 3 mois si vous êtes salarié », précise Frédéric Simard-Plamondon.

Une autre façon de bien vous préparer est de bien réviser vos assurances prêt hypothécaire, prêts personnels et marges de crédit en cas de maladie et d’invalidité. Les travailleurs autonomes sont particulièrement exposés à ces risques et devraient se prévaloir d’une assurance avant qu’il n’y ait un imprévu.

Note : Les informations présentées dans cette chronique le sont à titre informatif seulement et elles ne sont pas exhaustives. Pour tout conseil concernant vos finances et celles de votre entreprise et pour valider le caractère avantageux des opportunités décrites dans ce texte, veuillez consulter votre conseiller de la Banque Nationale ou, le cas échéant, tout professionnel (comptable, fiscaliste, avocat, etc.).

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