Marché immobilier : est-ce un bon moment pour acheter ou pour vendre?

23 juillet 2020 par Banque Nationale
Crise Covid-19 et opportunités immobilières

Les derniers mois ont redessiné l’économie du pays et le marché immobilier ne fait pas exception. Tout dépendamment de votre situation actuelle, les prochains mois vous offriront peut-être des occasions à saisir. Est-ce un bon moment pour acheter ou pour vendre? Voici quelques éléments à considérer pour prendre une décision.

1.   Est-ce que votre domicile répond à vos besoins?

 Ceux-ci pourraient avoir changé avec la Covid-19 et l’endroit où vous habitez pourrait ne plus répondre à vos besoins. Bien que l’achat d’une propriété soit une décision financière importante, il s’agit en premier lieu d’un milieu de vie. 

« C’est pourquoi il est important d’évaluer sa situation financière personnelle et de vous renseigner auprès de professionnels qui sauront vous guider à travers cette période mouvementée. Ceux-ci pourront vous aider à trouver la bonne solution de financement tout en répondant à vos questions sur l’environnement économique qui évolue rapidement », précise Jonathan Haziza, directeur principal produits, solutions de financement à la Banque Nationale.

2.   Comment le marché immobilier évolue-t-il dans votre région?

Il est souvent état dans les médias des grandes tendances touchant l’immobilier canadien, mais la réalité peut être bien différente dans votre région.

Les impacts de la crise sur le marché immobilier pourraient varier dans votre région si l’on considère la vigueur du marché avant la crise, les pertes d’emplois qui y ont eu lieu et la force de la reprise économique. Bien qu’il existe encore de la surenchère pour certaines propriétés dans la région de Montréal, ce n’est peut-être pas le cas dans votre région.

Avant de prendre la décision de vendre votre propriété, prenez le temps de vous renseigner sur la vigueur du marché dans votre région.

3.   La reprise immobilière est-elle entamée?

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a noté une diminution généralisée des ventes résidentielles entre les mois de mars et d’avril. « Une baisse nationale de 56,8 %, pour être exact, précise Jonathan Haziza. Toujours selon l’ACI, une réduction de 39,8 % des ventes entre mai 2019 et mai 2020 a été constatée, ce qui en fait le niveau de ventes le plus faible enregistré depuis 1996 ».

Des signes de reprise encourageants ont été observés en juin dans les différentes grandes villes du pays. Toutefois, ce regain ne devrait durer que quelques mois, alimenté par les acheteurs qui avaient prévu d’acquérir une propriété avant le début du confinement. À terme, l’augmentation du taux de chômage et le ralentissement de l’immigration en raison de la crise devraient faire diminuer la demande. De plus, l’offre de propriété sur le marché devrait augmenter en raison d’une situation financière difficile pour certains Canadiens.

Cette diminution de la demande et cette augmentation de l’offre devraient avoir un effet à la baisse sur le prix des propriétés. Bien que nous n’ayons pas observé de diminution importante de prix lors des deux premiers mois de la crise en raison de l’effondrement simultané de l’offre et de la demande sur le marché immobilier, les prix ont commencé à diminuer modérément en mai et en juin. Selon les économistes de la Banque Nationale, le prix des propriétés au Canada devrait diminuer d’environ 10% d’ici la fin du deuxième trimestre de 2021. Toutefois, les baisses de prix devraient être plus ou moins fortes selon les régions et le Québec devrait mieux s’en tirer que certaines autres provinces.

« Au final, le ralentissement à prévoir sur le marché immobilier et les baisses de prix favoriseront davantage les acheteurs », souligne Jonathan Haziza.

4.   Les taux hypothécaires ont-ils baissé?

Depuis le début de la crise, la Banque du Canada a abaissé son taux directeur à trois reprises afin de le faire passer de 1,75% à 0,25%. Ceci a eu pour impact de faire diminuer les taux d’intérêt hypothécaires. En avril, le taux d’intérêt moyen octroyé par les banques canadiennes pour une hypothèque de 5 ans fixe était de 2,71% selon Statistique Canada, une diminution de 0,7% depuis un an. Depuis avril, les taux hypothécaires ont continué leur baisse au point où ils sont à un niveau historiquement bas.

Bien qu’il ne soit pas prévu par les économistes de la Banque Nationale que le taux directeur de la Banque du Canada réaugmente d’ici la fin de 2021, plusieurs autres facteurs influencent les taux d’intérêt hypothécaires. C’est pourquoi il est difficile de prévoir leur évolution dans le futur et qu’il ne faut pas hésiter à saisir une opportunité si elle se présente.

5.   Qu’en est-il de l’assurance hypothécaire?

Récemment, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a apporté des resserrements aux critères de qualification pour son assurance hypothécaire. Toutefois, ces resserrements sont spécifiques à la SCHL et d’autres solutions sont offertes chez d’autres assureurs hypothécaires.

En parlant avec un de nos conseillers, celui-ci pourra vous aider à trouver la solution qui est la mieux adaptée à vos besoins.

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