La Banque Nationale publie ses résultats financiers pour le quatrième trimestre et l'exercice financier 2002

Montréal, le 5 décembre 2002 - 
  • Forte croissance du bénéfice du secteur Particuliers et gestion de patrimoine et du secteur Commercial
  • Excellente qualité du crédit
  • Hausse du dividende de 8 %

 

Pour le trimestre
Terminé le 31 octobre

 

Bénéfice avant charges d'écart d'acquisition

2002

2001

%

Particuliers et gestion de patrimoine

55

51

+ 8

Commercial

31

28

+ 11

Marchés financiers, placements et trésorerie

48

54

- 11

Autres

  1

14

 

Publié

135

147

- 8

Ajustements, déduction faite des impôts :

 

 

 

Gain sur cession d'activités

-

(47)

 

Baisse de valeur de placements

1

-

 

Radiation d'immobilisations

6

-

 

Activités abandonnées

4

16

 

Bénéfice ajusté

146

116

+ 26

Bénéfice par action avant charges d'écart d'acquisition :

 

 

 

Publié

0,71 $

0,73 $

 

Après ajustements

0,77 $

0,56 $

 

Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires :

 

 

 

Publié

14,5 %

15,4 %

 

Après ajustements

15,7 %

11,9 %

 

Voir rapprochement du bénéfice net publié au bénéfice net ajusté en annexe

Pour le quatrième trimestre terminé le 31 octobre 2002, la Banque Nationale du Canada a déclaré un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 135 millions de dollars ou 0,71 $ par action, comparativement à 147 millions de dollars ou 0,73 $ pour le trimestre correspondant de 2001. Au quatrième trimestre 2001, la Banque avait cédé ses solutions de paiement pour commerçants générant un gain en équivalent imposable de 76 millions de dollars (47 millions de dollars déduction faite des impôts). En excluant cet élément, ainsi que les activités abandonnées de chacun des trimestres de 2001 et 2002 et certains autres ajustements décrits au tableau ci-haut des résultats du quatrième trimestre 2002, le bénéfice se chiffre à 146 millions de dollars au quatrième trimestre 2002, en hausse de 26 % par rapport au trimestre correspondant de 2001.

Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires, une fois ajusté, atteint 15,7 % au quatrième trimestre 2002 par rapport à 11,9 % pour la même période l'année dernière.

Cette augmentation du bénéfice ajusté du trimestre est attribuable à la baisse des dotations aux pertes sur créances de 45 millions de dollars (28 millions de dollars déduction faite des impôts) ainsi qu'à la progression de 22 % du bénéfice ajusté(1) du secteur Particuliers et gestion de patrimoine et de 11 % du secteur Commercial.

Par ailleurs, le Conseil d'administration de la Banque a approuvé une augmentation de 8 % du dividende, soit   2 cents par action, ce qui fait passer le dividende trimestriel à 26 cents par action.

(1) Le bénéfice ajusté du secteur Particuliers et gestion de patrimoine exclut la baisse de valeur de placements et la radiation d'immobilisations totalisant 7 millions de dollars, déduction faite des impôts.

Exercice financier 2002

Pour l'exercice financier 2002, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition est de 429 millions de dollars ou 2,18 dollars par action en comparaison à 582 millions de dollars ou 2,88 dollars par action en 2001. En tenant compte des ajustements ponctuels décrits ci-dessous, le bénéfice ajusté s'établit à 555 millions de dollars en 2002, soit 96 % du bénéfice ajusté de 2001. Le bénéfice par action ajusté de 2,86 dollars en 2002 se compare au bénéfice par action ajusté de 2,87 dollars en 2001. En tenant compte des ajustements, le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires est de 14,7 % en 2002, alors qu'il était de 15,9 % en 2001.

 

2002

2001

%

Bénéfice avant charges d'écart d'acquisition publié

429

582

- 26

Ajustements, déduction faite des impôts :

 

 

 

Gain sur cession d'activités

-

(47)

 

Baisse de valeur de placements

113

-

 

Radiation d'immobilisations

6

-

 

Révision d'estimation des provisions

118

-

 

Activités abandonnées

(111)

45

 

Bénéfice ajusté

555

580

- 4

Bénéfice par action avant charges d'écart d'acquisition :

 

 

 

Publié

2,18 $

2,88 $

 

Après ajustements

2,86 $

2,87 $

 

Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires :

 

 

 

Publié

11,3 %

16,0 %

 

Après ajustements

14,7 %

15,9 %

 

Voir rapprochement du bénéfice net publié au bénéfice net ajusté en annexe

De plus, le rendement total de l'action de la Banque, au cours de l'exercice financier 2002, a été de 25 %, alors que l'indice des banques et fiducies du S&P/TSX a crû de 4 % seulement pour la même période.

Au 31 octobre 2002, la qualité du crédit demeure excellente comme en témoigne le niveau des provisions pour pertes sur créances qui excède les prêts douteux bruts de 159 millions de dollars comparativement à un excédent des provisions de 124 millions de dollars au 31 juillet 2002 et à un solde net de prêts douteux de 91 millions de dollars il y a un an.

M. Réal Raymond, président et chef de la direction, a indiqué que la Banque avait obtenu une performance satisfaisante compte tenu du contexte économique difficile. En effet, les résultats du dernier exercice, bien qu'en deçà des attentes, se comparent avantageusement à ceux de l'industrie. Comme l'a souligné M. Raymond, " ces résultats somme toute satisfaisants démontrent la pertinence des stratégies poursuivies par la Banque dans la réalisation de son plan d'affaires. Au cours de l'exercice, nous avons posé des actions concrètes afin de respecter notre engagement de nous concentrer dans les marchés à fort potentiel pour la Banque, en plus d'avoir amélioré substantiellement la qualité de notre portefeuille de prêts. "

Développement des affaires

Au cours du dernier trimestre, la Banque a entrepris de nouvelles actions visant à poursuivre son développement et à renforcer sa position dans certains marchés stratégiques.

Une importante entente de distribution de produits et services bancaires a ainsi été conclue récemment avec le Groupe Investors, Great-West et London Life. Comme l'avait alors souligné M. Réal Raymond, " cette entente nous donne accès au plus vaste réseau de conseillers financiers au Canada et vient étayer nos projets d'expansion géographique. " Chefs de file dans leurs marchés respectifs, ces trois entités desservent en effet un total de 3,2 millions de clients par l'entremise de plus de 7 000 conseillers partout au pays.

Dans le secteur de la gestion de patrimoine, la Banque a poursuivi ses démarches afin d'assurer l'intégration du gestionnaire et distributeur de fonds communs de placement Altamira dont l'acquisition a été conclue en août dernier. Des équipes spéciales ont également été mises en place afin de s'assurer de profiter de toutes les occasions d'affaires qui résulteront de cette importante transaction.

Dans le but de bonifier son offre de produits, la Banque a lancé le fonds Catégorie rendement stratégique, un nouveau fonds offrant la sécurité et la liquidité d'un placement à court terme combinées à un revenu fiscalement avantageux et destiné tant aux entreprises qu'aux particuliers bien nantis. Par ailleurs, la Banque a continué ses efforts visant à soutenir le développement des petites et moyennes entreprises en offrant deux nouvelles solutions d'affaires à cette clientèle : le produit Change étranger qui permet de réserver un taux de change en ligne ainsi que le logiciel développé en collaboration avec la société Opendesk avec laquelle la Banque a signé une entente de partenariat et qui offre l'accès à un ensemble d'applications de gestion de pointe.

Les états financiers trimestriels sont en tout temps disponibles sur le site web de la Banque Nationale du Canada à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

Conférence téléphonique sur les résultats du quatrième trimestre et de l'année financière 2002

Une conférence téléphonique aura lieu :
le 5 décembre 2002 à 14h00 HE.

Accès par téléphone en mode écoute seulement :
416-695-5806 / 1-800-273-9672.

Cette conférence sera également diffusée en direct via Internet au www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

Le communiqué de presse et les informations financières complémentaires ainsi que les diapositives de présentation se retrouveront sur la page des relations avec les investisseurs, sur le site de la Banque Nationale, un peu avant le début de la conférence téléphonique.

Rediffusion de la conférence téléphonique

L'enregistrement téléphonique archivé sera accessible jusqu'au 12 décembre 2002, en composant le (416) 695-5800 ou le 1-800-408-3053. Le code d'accès est le 1307480.

Une version archivée de l'événement webdiffusé sera également disponible après la conclusion de l'appel sur le site Internet de la Banque à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

ANALYSE PAR LA DIRECTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DES RÉSULTATS D'EXPLOITATION

Le texte qui suit présente l'analyse par la direction de la situation financière et des résultats d'exploitation de la Banque. Cette analyse se fonde sur les états financiers consolidés non vérifiés pour le quatrième trimestre et pour l'exercice financier terminé le 31 octobre 2002. Les revenus sont présentés en équivalent imposable, c'est-à-dire qu'ils ont été majorés afin de rendre uniforme les revenus exonérés d'impôts réalisés sur certaines valeurs mobilières en comparaison avec le revenu d'autres instruments financiers. Un montant égal est ajouté à la charge d'impôts. De plus, à des fins d'analyse, un bénéfice ajusté est présenté. Le bénéfice ajusté exclut des éléments qui, de l'avis de la direction, ne devraient pas être pris en compte dans l'analyse de la performance de la Banque. Le bénéfice ajusté n'est pas défini selon les principes comptables généralement reconnus du Canada (PCGR) et n'est pas nécessairement comparable à une donnée similaire utilisée par une autre société. Un rapprochement du bénéfice net publié au bénéfice net ajusté est présenté en annexe.

Objectifs stratégiques 

La Banque Nationale s'était fixé en début d'exercice des objectifs stratégiques pour l'exercice financier 2002. Les résultats obtenus comprennent l'incidence des dotations aux pertes sur créances enregistrées dans le secteur des télécommunications au deuxième trimestre, mais excluent la charge pour moins-value d'un placement:

 

Objectifs

Résultats 2002

Croissance du bénéfice par action :

Publiée*
Ajustée**

 

4% - 6%

 

- 3 %
stable

Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires :

Publié*
Ajusté**

 

15%-17%

 

14,3 %
14,7 %

Ratio des charges d'exploitation ajusté**

61%
en 2003

62,4 %

Ratio de capital de base

7,75 %
- 8,75 %

9,6 %

*   Excluant la charge pour moins-value d'un placement
** Voir rapprochement du bénéfice net publié au bénéfice net ajusté en annexe

Résultats d'exploitation

Pour le quatrième trimestre 2002, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition s'inscrit à 135 millions de dollars ou 71 cents par action comparativement à 147 millions de dollars, soit 73 cents par action au trimestre correspondant de 2001. Le bénéfice ajusté du quatrième trimestre 2002 se chiffre à 146 millions de dollars ou 77 cents par action en progression de 26 % par rapport à 116 millions de dollars ou 56 cents par action au trimestre correspondant de 2001.

Pour l'exercice financier 2002, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition atteint 429 millions de dollars ou 2,18 dollars par action en comparaison à 582 millions de dollars ou 2,88 dollars en 2001. Tel que présenté en annexe, le bénéfice ajusté pour les évènements ponctuels de 2002 serait de 555 millions de dollars ou 2,86 dollars par action comparativement à un bénéfice ajusté de 580 millions de dollars ou 2,87 dollars en 2001. La diminution de 4 % du bénéfice ajusté est principalement attribuable aux dotations aux pertes sur créances plus importantes cette année. L'augmentation des pertes sur prêts a été en partie compensée par la bonne performance du secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie, alors que les autres secteurs d'affaires ont affiché des résultats relativement stables en 2002 par rapport à 2001. L'écart moins important en terme de bénéfice ajusté par action (2,86 dollars en 2002, 2,87 dollars en 2001) est surtout causé par le programme de rachat de 9,5 millions d'actions ordinaires, dans le cours normal des affaires, complété en octobre.

Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires ajusté est passé de 15,9 % en 2001 à 14,7 % en 2002 en raison du bénéfice moins important d'une part et de la croissance de l'avoir moyen des détenteurs d'actions ordinaires d'autre part.

Résultats sectoriels

Les revenus de chaque secteur sont en équivalent imposables. De plus, les dotations aux pertes sur créances des secteurs d'exploitation sont déterminées en fonction des pertes anticipées établies au moyen d'analyses statistiques. L'écart entre les pertes anticipées et les pertes encourues est imputé au secteur " Autres ".

Particuliers et gestion de patrimoine

Le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine s'établit à 55 millions de dollars pour le quatrième trimestre 2002, en hausse de 8 % par rapport à 51 millions de dollars pour la période correspondante de 2001. Au cours du trimestre, une moins-value de 2 millions de dollars a été enregistrée pour les fonds communs de placement détenus par la Banque. De plus, une radiation de frais reportés et d'immobilisations de 9 millions de dollars a été comptabilisée dans les activités de commerce électronique. Excluant ces charges, le bénéfice du secteur aurait été de 62 millions de dollars, en hausse de 22 %.

Pour le sous-secteur des affaires bancaires avec les particuliers, le bénéfice est en hausse de 16 %, une fois exclue la radiation de frais reportés et d'immobilisations, pour un total de 51 millions de dollars au quatrième trimestre 2002 par rapport à 44 millions au quatrième trimestre 2001. Près de la moitié de la progression provient des activités d'assurances, alors que le solde se partage entre le service des cartes de crédit et les opérations bancaires du réseau des succursales.

Le bénéfice du sous-secteur de gestion de patrimoine a augmenté de 50 % au quatrième trimestre 2002 comparativement à la même période en 2001 pour atteindre 11 millions de dollars (excluant la baisse de valeur des fonds communs de placement). L'addition d'Altamira depuis le milieu du mois d'août et les bénéfices des activités fiduciaires comptent pour la majeure partie de l'augmentation, alors que la contribution du service aux particuliers de la Financière Banque Nationale est moins importante ce trimestre en raison du volume de transactions plus faible.

Pour l'exercice financier 2002, le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine atteint 246 millions de dollars comparativement à 244 millions de dollars en 2001. En excluant les ajustements du dernier trimestre de 2002, le bénéfice du secteur s'établirait à 253 millions de dollars, en hausse de 4 % par rapport à l'exercice financier précédent. La croissance du bénéfice des affaires bancaires avec les particuliers de 10 % (excluant la radiation de certains actifs) a été en partie compensée par la contre-performance du sous-secteur de gestion de patrimoine surtout en raison du ralentissement des revenus provenant des activités de courtage.

Les revenus du secteur Particuliers et gestion de patrimoine totalisent 494 millions de dollars au quatrième trimestre 2002 comparativement à 474 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001, soit une augmentation de 4 %. Pour l'exercice financier 2002, les revenus ont atteint 1934 millions de dollars par rapport à 1911 millions de dollars l'année précédente. La baisse des revenus provenant du service aux particuliers de la Financière Banque Nationale a été compensée par une augmentation des revenus des activités d'assurances et par l'ajout, au quatrième trimestre, de 16 millions de revenus provenant d'Altamira. Les charges d'exploitation du secteur sont de 383 millions de dollars au quatrième trimestre 2002 en comparaison à 365 millions au quatrième trimestre 2001. Pour l'année, les charges d'exploitation passent de 1420 millions de dollars en 2001 à 1452 millions de dollars en 2002. Si on exclut la radiation de frais reportés et d'immobilisations de 9 millions de dollars au quatrième trimestre, les charges d'exploitation de l'année auraient progressé de moins de 2 %. Le ratio des charges d'exploitation sur les revenus de l'année, excluant les éléments non récurrents, est demeuré relativement stable à 74,5 % comparativement à 74,3 % en 2001. Les pertes anticipées se chiffrent à 97 millions pour l'exercice 2002, sensiblement égales aux 98 millions enregistrés l'année dernière.

Commercial

Le secteur Commercial affiche un bénéfice trimestriel de 31 millions de dollars, en hausse de 11 % par rapport à 28 millions de dollars au quatrième trimestre de 2001. L'amélioration du bénéfice est attribuable à la baisse de 6 millions de dollars ou 23 % des pertes sur prêts anticipées reflétant la diminution des volumes et l'amélioration de la qualité des crédits commerciaux. Également, les charges d'exploitation qui totalisent 37 millions de dollars au quatrième trimestre 2002 sont en baisse de 3 millions de dollars ou près de 8 % par rapport au trimestre correspondant de 2001. Par contre, les revenus trimestriels ont décliné d'environ 5 % pour atteindre 106 millions de dollars ce trimestre comparativement à 111 millions pour le quatrième trimestre de 2001, en raison des volumes de prêts inférieurs attribuables au ralentissement de la demande.

Pour l'ensemble de l'exercice financier, le bénéfice du secteur Commercial est demeuré stable par rapport à 2001 à 119 millions de dollars. Les revenus totalisant 425 millions de dollars ont diminué de moins de 2 % principalement en raison du revenu net d'intérêt affecté par la baisse de 400 millions du volume des prêts en partie compensée par un léger élargissement de la marge bénéficiaire. Les charges d'exploitation ont atteint 153 millions de dollars sensiblement au même niveau qu'en 2001. Par contre, les pertes anticipées sur prêts ont diminué de 6 % passant de 88 millions de dollars en 2001 à 83 millions cette année.

Marchés financiers, placements et trésorerie

Pour le quatrième trimestre, le bénéfice du secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie a reculé de 11 % pour se chiffrer à 48 millions de dollars comparativement à 54 millions pour la même période l'année dernière. Les revenus ont atteint 207 millions de dollars pour le trimestre, en hausse de 13 millions ou 7 %, notamment en raison de l'ajout des revenus de Putnam Lovell FBN, acquis en juin dernier, pour un montant de 26 millions de dollars. Par contre, la baisse des revenus de négociation a été en partie compensée par les revenus de la gestion de l'actif et du passif. Les charges d'exploitation du trimestre sont de 124 millions de dollars, en hausse de 28 millions principalement en raison de l'ajout des charges de Putnam Lovell.

Pour l'exercice financier 2002, le secteur Marchés financiers, placements et trésorerie a connu une forte performance affichant un bénéfice de 250 millions de dollars en hausse de 23 % par rapport à 2001. Les revenus de 861 millions de dollars ont progressé de 17 % surtout en raison des activités de gestion de l'actif et du passif et des revenus des activités institutionnelles de la Financière Banque Nationale, y compris les revenus provenant de Putnam Lovell. Les charges d'exploitation sont de 431 millions de dollars en hausse de 65 millions de dollars par rapport à 2001. Près de 60 % de l'augmentation est attribuable aux charges d'exploitation provenant de Putnam Lovell. Les pertes sur prêts anticipées du secteur sont stables à 31 millions de dollars en 2002 comparativement à 32 millions en 2001.

Autres

Outre les activités de titrisation, les revenus de la rubrique "Autres" comprennent un gain de 76 millions de dollars en 2001 obtenu lors de la cession des solutions de paiement pour commerçants alors que les revenus de 2002 ont été réduits par la moins-value d'un placement de 137 millions de dollars. Les dotations aux pertes sur créances de la rubrique "Autres" comprennent l'écart entre les pertes anticipées imputées aux secteurs d'exploitation et les pertes sur prêts encourues. L'écart de 292 millions de dollars des dotations de 2002 par rapport à 2001 s'explique notamment par la révision d'estimation des provisions de 185 millions enregistrée au premier trimestre, par la perte de 120 millions de dollars sur une créance du secteur des télécommunications ainsi que par le renversement de 30 millions de la provision générale pour risque de crédit. La rubrique des activités abandonnées présente le gain net de 111 millions de dollars provenant de la cession de l'activité de prêts sur garantie aux États-Unis. En 2001, les activités commerciales aux États-Unis avaient connu une perte de 45 millions de dollars.

Revenus

Le revenu net d'intérêt en équivalent imposable atteint 368 millions de dollars au quatrième trimestre 2002 comparativement à 340 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001, en hausse de 8 %. Pour l'exercice financier 2002, le revenu net d'intérêt est en hausse de 84 millions de dollars ou 6 % pour un total de 1473 millions de dollars. L'augmentation du revenu net d'intérêt est principalement attribuable à la gestion de l'actif et du passif et, dans une moindre mesure, à la marge bénéficiaire des avances sur cartes de crédit en raison de la baisse du coût de financement. Par contre, la diminution de la marge bénéficiaire des dépôts transactionnels, attribuable à la baisse des taux, a été compensée par l'augmentation des volumes de dépôts et l'amélioration de la marge des prêts avec les particuliers et les petites entreprises.

Les revenus autres que d'intérêt du trimestre sont de 447 millions de dollars comparativement à 535 millions au quatrième trimestre 2001, alors que la Banque avait réalisé un gain de 76 millions de dollars à la cession des solutions de paiement pour commerçants. Excluant le gain de 2001 ainsi que la moins-value de placements au quatrième trimestre de 2002, la baisse de 10 millions de dollars des revenus autres que d'intérêt est attribuable au ralentissement des activités de négociation, aux revenus de courtage avec les particuliers plus faibles ainsi qu'à la perte des revenus provenant des solutions de paiement pour commerçants qui ont été cédées. Ces baisses ont été réduites par l'ajout des revenus de Putnam Lovell et d'Altamira.

Pour l'exercice financier 2002, les revenus autres que d'intérêt ont atteint 1641 millions de dollars alors qu'ils avaient totalisé 1858 millions de dollars en 2001. En excluant les éléments spéciaux (moins-value de placements en 2002 et gain à la cession d'activités en 2001), les revenus autres que d'intérêt sont demeurés relativement stables à 1780 millions de dollars en 2002 par rapport à 1782 en 2001. Ces revenus ont progressé en raison des acquisitions de Putnam Lovell et d'Altamira, de la hausse des revenus d'assurances et de la bonne performance des activités institutionnelles de la Financière Banque Nationale. Par contre, ces hausses ont été annulées par la cession des activités de solutions de paiement pour commerçants, par le ralentissement des activités de courtage avec les particuliers et par les revenus de négociation en retrait.

Charges d'exploitation

Les charges d'exploitation pour le quatrième trimestre 2002 sont de 540 millions de dollars comparativement à 506 millions de dollars au trimestre correspondant de 2001. Excluant la radiation de frais reportés et d'immobilisations de 9 millions de dollars, les charges d'exploitation augmentent de 25 millions de dollars. L'ajout des charges provenant d'Altamira et de Putnam Lovell pour 37 millions de dollars a été en partie compensé par des efforts de compression des dépenses.

Pour l'exercice financier 2002, les charges d'exploitation représentent 2040 millions de dollars comparativement à 1989 millions de dollars en 2001. De l'augmentation de 51 millions de dollars, 9 millions sont attribuables à la radiation de frais reportés et d'immobilisations, 38 millions à l'ajout de Putnam Lovell et 10 millions à l'addition d'Altamira.

Dotations aux pertes sur créances et prêts douteux

Les dotations aux pertes sur créances du trimestre sont de 53 millions de dollars par rapport à 98 millions pour le trimestre correspondant de 2001. Pour l'exercice financier 2002, les dotations aux pertes sur créances totalisent 490 millions de dollars comparativement à 205 millions en 2001. La révision d'estimation des provisions de 185 millions de dollars enregistrée au premier trimestre et la perte de 120 millions sur une créance du secteur des télécommunications expliquent l'essentiel de la hausse.

Au 31 octobre 2002, les provisions pour pertes sur créances excèdent les prêts douteux de 159 millions de dollars comparativement à 124 millions de dollars au 31 juillet dernier, soit une amélioration de 35 millions de dollars. Au cours du trimestre, la formation des prêts douteux bruts (déduction faite des récupérations) n'a été que de 17 millions de dollars. Au 31 octobre 2001, les prêts douteux nets étaient de 91 millions de dollars.

Le ratio des prêts douteux bruts, sur la somme du capital tangible et des provisions, demeure excellent à 14,1% au 31 octobre 2002, comparativement à 15,7 % au 31 juillet 2002 et à 22,5 % au 31 octobre 2001.

Bilan

Au 31 octobre 2002, la Banque a un actif total de 74,6 milliards de dollars comparativement à 76,0 milliards de dollars au 31 octobre 2001. Les prêts et acceptations bancaires ont diminué de 2,5 milliards de dollars, principalement en raison de la cession de l'activité de prêts sur garantie aux États-Unis. Par ailleurs, les liquidités et les valeurs mobilières sont en hausse de 3,1 milliards de dollars alors que les titres acquis en vertu de conventions de revente diminuent de 1,7 milliard. Au passif, les dépôts des particuliers de 22,6 milliards de dollars ont augmenté de 3,4 % depuis un an. Le tableau qui suit présente les changements aux volumes moyens des principaux postes de prêts et dépôts. On constate que la Banque a augmenté ses volumes de prêts dont les risques sont généralement plus faibles.

Volumes moyens d'octobre*

 

 

 

(en millions de dollars)

2002

2001

Variation en %

Prêts et acceptations

 

 

 

Hypothécaires résidentiels

17 452

17 096

+ 2

Aux particuliers

4 335

4 120

+ 5

Avances sur cartes de crédit

1 383

1 253

+ 10

Aux petites entreprises

3 492

3 726

- 6

Commerciaux

8 808

8 966

- 2

Aux grandes sociétés

4 484

6 006

- 25

Immobiliers

462

464

-

 

40 416

41 631

- 3

Dépôts

 

 

 

Comptes de transactions des particuliers

5 246

4 799

+ 9

Dépôts à terme des particuliers

16 299

15 763

+ 3

Épargne hors bilan des particuliers (solde)

45 943

39 015

+ 18

 

 

 

 

Petites entreprises

3 222

2 979

+ 8

Commerciaux

3 161

2 883

+ 10

Grandes sociétés

1 265

1 281

- 1

* incluant les actifs titrisés

 

Capital

Le ratio de capital de base et le ratio de capital total, selon les règles de la Banque des Règlements Internationaux, atteignent 9,6 % et 13,6 % respectivement au 31 octobre 2002, comparativement à 10,2 % et 14,2 % au 31 juillet 2002 et à 9,6 % et 13,1 % au 31 octobre 2001. Par rapport au trimestre précédent, la diminution des ratios est principalement attribuable à l'écart d'acquisition provenant de l'acquisition d'Altamira.

Par rapport au 31 octobre 2001, l'amélioration des ratios attribuable à la réduction de l'actif pondéré en fonction des risques, notamment en raison de la cession des prêts commerciaux américains, a été compensée par l'augmentation de l'écart d'acquisition provenant de l'acquisition d'Altamira.

Dividendes

Lors de la réunion du 5 décembre 2002, le Conseil d'administration a déclaré les dividendes réguliers sur les diverses catégories et séries d'actions privilégiées, ainsi qu'un dividende de 26 cents par action ordinaire, payable le 1er février 2003 aux actionnaires inscrits le 26 décembre 2002.

Pour plus de renseignements :

M. Michel Labonté

M. Denis Dubé

Premier vice-président          Finances et technologie

Directeur                              Service des Relations publiques

(514) 394-8610

(514) 394-8644

 

Mise en garde au sujet des prévisions

Il arrive que la Banque Nationale du Canada, dans le cadre de ses analyses et déclarations, énonce des prévisions relatives à la conjoncture économique, à l'évolution des marchés, à l'atteinte de ses objectifs stratégiques, à certains risques et à d'autres questions connexes.

Il va de soi que, de par sa nature même, tout énoncé prévisionnel est incertain et comporte des risques inhérents. Il est donc possible que les prévisions explicites ou implicites qu'il contient ne se réalisent pas et que la réalité future en diffère sensiblement. De telles divergences relèvent de facteurs qui comprennent, de manière non limitative, l'évolution de la conjoncture canadienne ou internationale (notamment les fluctuations des taux d'intérêt, des devises et d'autres instruments financiers), l'évolution des marchés, les changements technologiques, ou les modifications de la réglementation.

Ceux, notamment les investisseurs, qui se fondent sur les énoncés prévisionnels de la Banque pour prendre des décisions doivent bien tenir compte de ces facteurs ainsi que des incertitudes qu'ils contiennent et des risques qu'ils impliquent. La Banque leur déconseille d'accorder une confiance indue à ce qui est de nature prévisionnelle.

Quatrième trimestre 2002 (582K)

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