La Banque Nationale annonce ses résultats financiers pour le troisième trimestre 2002

Montréal, le 29 août 2002 - 
  • Croissance du bénéfice des unités d'affaires
  • Réévaluation d'un placement
  • Amélioration de la qualité du crédit
  • Rachat de 2,9 millions d'actions ordinaires
  • Excellents ratios de capital


Pour le troisième trimestre terminé le 31 juillet 2002, la Banque Nationale du Canada a déclaré un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 26 millions de dollars ou 0,12 $ par action, comparativement à 148 millions de dollars ou 0,73 $ pour le trimestre correspondant de 2001. Au cours du trimestre, la Banque a enregistré une charge pour moins-value de 112 millions de dollars après impôts pour faire suite à la réévaluation de son placement dans Cognicase Inc. La Banque avait obtenu une participation dans Cognicase Inc. lors de la vente de sa filiale technologique SIBN Inc. en mai 2000. Excluant cette charge, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition aurait été de 138 millions de dollars ou 0,73 $ par action.

3T 2002

3T 2001

En millions de dollars

Par action

Par action

Bénéfice avant charges d'écarts d'acquisition

26

0,12$

0,73$

Charge pour moins-value

__112

_0,61

-


138


0,73$


0,73$


La valeur attribuée au placement dans Cognicase a été basée sur une évaluation conservatrice dans le présent contexte du marché des entreprises technologiques. Cet ajustement à la valeur comptable du placement ne change en rien la relation d'affaires avec Cognicase qui demeure le fournisseur privilégié en technologies de l'information de la Banque et de ses filiales.

Par ailleurs, commentant les résultats, Monsieur Réal Raymond, président et chef de la direction, note la croissance du bénéfice pour chacun des secteurs d'affaires, malgré un contexte économique peu propice à la croissance du volume des prêts commerciaux et à la réduction des transactions sur les marchés financiers par les particuliers. En effet, par rapport au troisième trimestre 2001, le bénéfice du secteur Particuliers et gestion de patrimoine est en hausse de 5%, le bénéfice du secteur Commercial augmente de 12% et celui du secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie augmente de 11%. Monsieur Raymond souligne, également, la bonne performance des activités bancaires avec les particuliers et la qualité du portefeuille de prêts.

La qualité du portefeuille de prêts continue de s'améliorer. En effet, au 31 juillet 2002, les prêts douteux nets ont diminué de 32 millions de dollars. Les provisions pour prêts douteux excèdent les prêts douteux bruts de 124 millions de dollars à la clôture du trimestre comparativement à 92 millions de dollars au trimestre précédent.

Le ratio de capital de base demeure élevé à 10,2 % du capital réglementaire au 31 juillet 2002, comparativement à 10,7 % au 30 avril 2002 et à 9,6 % au 31 octobre 2001.

Développement des affaires

Au cours du troisième trimestre, la Banque a entrepris différentes actions visant l'atteinte de ses objectifs stratégiques et la réalisation de son plan d'affaires.

Ainsi, le 12 août 2002, la Banque a conclu l'acquisition du gestionnaire et distributeur de fonds communs de placement Altamira, ce qui lui permettra de renforcer sa position dans le créneau stratégique de la gestion de
patrimoine, une des principales cibles de croissance de la Banque. Comme l'a indiqué Monsieur Réal Raymond lors de l'annonce de la transaction, « cette acquisition augmente fortement la présence de la Banque Nationale en tant que gestionnaire de patrimoine hors du Québec, double la valeur de ses fonds mutuels sous gestion qui atteignent désormais plus de 10 milliards de dollars, élargit la gamme de ses produits et services et accroît sa rentabilité. »

La Banque a également poursuivi le déploiement de sa nouvelle ligne d'affaires Gestion personnalisée. L'apport de cette équipe spécialisée, qui offre un service personnalisé et adapté spécifiquement aux besoins de la clientèle aisée et bien nantie, contribuera à fidéliser cette clientèle et à renforcer encore davantage la position de la Banque dans le créneau stratégique de la gestion de portefeuille.

Conformément à sa stratégie visant à offrir un service de qualité supérieure à sa clientèle, la Banque a continué de bonifier son offre de produits en devenant la première institution financière québécoise à offrir le paiement de personne à personne via son service de solutions bancaires par Internet.

La Banque a, par ailleurs, confirmé son engagement dans le secteur prometteur du commerce électronique en changeant la dénomination sociale de sa filiale ClicCommerce qui porte désormais le nom de Commerce électronique Banque Nationale. Avec la collaboration des nouveaux partenaires qui se sont joints à elle, Commerce électronique Banque Nationale a redéfini et enrichi son offre en matière de solutions de commerce électronique taillées sur mesure en fonction des besoins des entreprises.

Enfin, dans le but de poursuivre la diversification de son réseau de distribution, la Banque a conclu une entente de services avec l'Ordre des CMA du Québec, dont les 7 500 membres pourront bénéficier d'un programme financier conçu spécifiquement pour les besoins des associations et ordres professionnels.

"Nous consacrons nos énergies à créer une plus-value intéressante pour nos actionnaires. Nous concentrons nos activités dans les secteurs qui ont fait le succès de la Banque." a ajouté Monsieur Raymond.



Les états financiers trimestriels sont en tout temps disponibles sur le site web de la Banque Nationale du Canada à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

Conférence téléphonique sur les résultats du troisième trimestre :
- Une conférence téléphonique à l'intention des analystes financiers aura lieu le 29 août 2002 à 14h00.
- Accès par téléphone : (416) 695-5806 / 1-800-273-9672.
- Les investisseurs et les médias pourront se joindre à la conférence téléphonique en mode écoute.
- Cette conférence sera également diffusée en direct via Internet au www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.
- Des informations financières supplémentaires ainsi que les diapositives de présentation se retrouveront sur la page des relations avec les investisseurs, sur le site de la Banque Nationale, un peu avant le début de la conférence téléphonique.

Rediffusion de la conférence téléphonique :
- Les investisseurs auront accès à l'enregistrement téléphonique archivé jusqu'au 5 septembre 2002, en composant le (416) 695-5800 ou le 1-800-408-3053. Le code d'accès est le 1230194.
- Une version archivée de l'événement web diffusé sera également disponible après la conclusion de l'appel sur le site Internet de la Banque à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.





ANALYSE PAR LA DIRECTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DES RÉSULTATS D'EXPLOITATION

Le texte qui suit présente l'analyse par la direction de la situation financière et des résultats d'exploitation de la Banque. Cette analyse se fonde sur les états financiers consolidés non vérifiés pour le troisième trimestre et la période de neuf mois terminée le 31 juillet 2002.

Objectifs stratégiques

Tel qu'indiqué au rapport annuel 2001, la Banque Nationale s'est fixé, pour l'exercice financier 2002 ainsi que pour les prochaines années, certains objectifs stratégiques. Les résultats obtenus pour la période de neuf mois comprennent l'incidence des dotations aux pertes sur prêts enregistrées dans le secteur des télécommunications au deuxième trimestre :

Objectifs

Résultats 3T2002*

Résultat 9M2002*

Croissance du bénéfice par action

4%-6%

- %

-4%

Rendement des capitaux propres attribuables aux actions ordinaires

15%-17%

14,6%

14,2%

Ratio des charges d'exploitation sur les revenus

61% en 2003

63,3%

61,6%

Ratio de capital de base

7,75%-8,75%

10,2%

10,2%

*excluant la charge pour moins-value d'un placement



Résultats d'exploitation

Au troisième trimestre 2002, la Banque a comptabilisé une charge pour moins-value d'un placement de 137 millions de dollars avant impôts (112 millions de dollars après impôts). Cette charge a réduit le bénéfice par action de 61 cents et le rendement des capitaux propres attribuable aux actionnaires ordinaires de 12,3 points de pourcentage pour le trimestre et de 4,1 points de pourcentage pour la période de neuf mois terminée le 31 juillet 2002.

Excluant la charge pour moins-value, la Banque Nationale a réalisé un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 138 millions de dollars ou 73 cents par action pour le troisième trimestre terminé le 31 juillet 2002, comparativement à 148 millions de dollars ou 73 cents par action pour le trimestre correspondant de 2001. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires avant charges d'écart d'acquisition est de 14,6 % par rapport à 15,9 % pour le troisième trimestre de 2001.

Pour la période de neuf mois terminée le 31 juillet 2002, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition, excluant la charge pour moins-value, s'est chiffré à 406 millions de dollars, soit 2,08 $ par action, en comparaison à 435 millions de dollars ou 2,15 $ par action pour la même période de 2001. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires avant charges d'écart d'acquisition est de 14,2 % pour la période, alors qu'il était de 16,2 % pour la période correspondante de 2001.

Résultats sectoriels

Le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine est de 67 millions de dollars pour le troisième trimestre 2002, en hausse de 4,7 % par rapport à 64 millions de dollars pour la période correspondante de 2001. Le bénéfice des activités bancaires avec les particuliers est passé de 51 millions de dollars au troisième trimestre 2001 à 58 millions ce trimestre, soit une hausse de 14 %, alors que le bénéfice des activités de gestion de patrimoine était en baisse de 31 % à 9 millions de dollars ce trimestre par rapport à 13 millions au troisième trimestre 2001, en raison de la baisse de l'activité des investisseurs sur les marchés financiers. Le revenu net d'intérêt est en hausse de 2 % pour atteindre 252 millions de dollars. Les marges plus favorables sur certains types de prêts ont été en partie compensées par la réduction de la marge sur les comptes bancaires de transactions. Les revenus autres que d'intérêt du trimestre se chiffrent à 228 millions de dollars comparativement à 234 millions de dollars au troisième trimestre 2001. La diminution des revenus attribuable au ralentissement des activités de courtage avec les particuliers n'a été que partiellement compensée par une progression des revenus d'assurance. Les frais d'exploitation du trimestre totalisent 351 millions de dollars comparativement à 353 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001, soit une baisse de près de 1 %. Les pertes sur prêts anticipées du trimestre de 23 millions de dollars se comparent à 22 millions de dollars pour le troisième trimestre de 2001.

Le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine, pour les neuf premiers mois de l'exercice financier 2002, est de 191 millions de dollars en comparaison à 193 millions de dollars pour la même période en 2001.

Le bénéfice du trimestre pour le secteur Commercial totalise 29 millions de dollars, en hausse de 12 % par rapport à 26 millions de dollars au troisième trimestre de 2001. Le revenu net d'intérêt de 69 millions de dollars pour le trimestre se compare à 72 millions de dollars pour la période correspondante de 2001. La baisse du volume de prêts de 3 % ainsi qu'un rétrécissement de la marge bénéficiaire expliquent la diminution du revenu net d'intérêt de 3 millions de dollars. Les revenus autres que d'intérêt de 39 millions de dollars ont augmenté de 3 millions de dollars, principalement en raison de frais sur acceptations bancaires. Les frais d'exploitation de 39 millions de dollars pour le trimestre sont en baisse de près de 5 % par rapport à la même période l'année dernière. Les pertes sur prêts anticipées totalisent 22 millions de dollars ce trimestre comparativement à 26 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001.

Pour la période de neuf mois terminée le 31 juillet 2002, le bénéfice du secteur Commercial est de 88 millions de dollars par rapport à 91 millions de dollars pour la même période de l'exercice financier 2001.

Le bénéfice du trimestre pour le secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie s'élève à 59 millions de dollars, en hausse de 11 % par rapport au trimestre correspondant de 2001. Les revenus de 210 millions de dollars sont en hausse de 22 millions, soit 12 %. La hausse des revenus est principalement attribuable aux activités institutionnelles de la Financière Banque Nationale. Les charges d'exploitation sont de 107 millions de dollars pour le trimestre comparativement à 94 millions de dollars pour le troisième trimestre de 2001, soit une hausse de 14 % liée principalement à la rémunération variable. Les pertes sur prêts anticipées s'établissent à 9 millions de dollars par rapport à 8 millions de dollars au trimestre correspondant de 2001.

Depuis le début de l'exercice financier, le bénéfice du secteur Marchés financiers, placements et trésorerie totalise 202 millions de dollars par rapport à 150 millions de dollars pour la même période en 2001, soit une augmentation de 35 %.

Revenus

Le revenu net d'intérêt en équivalent imposable atteint 358 millions de dollars comparativement à 359 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001. L'augmentation du revenu net d'intérêt sur les avances sur cartes de crédit ainsi que la hausse provenant des activités d'appariement de l'actif et du passif ont été compensées par une réduction attribuable aux comptes bancaires de transaction ainsi qu'au volume inférieur de prêts commerciaux et de prêts aux grandes sociétés.

Excluant la charge pour moins-value d'un placement, les revenus autres que d'intérêt en équivalent imposable s'établissent à 446 millions de dollars par rapport à 453 millions de dollars pour le troisième trimestre 2001. Les revenus de négociation ainsi que les gains sur valeurs mobilières sont en baisse de 18 millions de dollars. Cette diminution a été en partie compensée par une croissance des commissions des marchés financiers, des revenus de titrisation et du profit de change.

Charges d'exploitation

Les charges d'exploitation pour le troisième trimestre 2002 sont de 508 millions de dollars comparativement à 503 millions de dollars au trimestre correspondant de 2001, soit une hausse de 1 %. L'augmentation des charges de rémunération a été en bonne partie compensée par une réduction des frais d'ordinateurs et d'équipements.

Dotations aux pertes sur prêts et prêts douteux

Les dotations aux pertes sur prêts du trimestre sont de 62 millions de dollars, par rapport à 130 millions au trimestre précédent et à 18 millions pour le trimestre correspondant de 2001. Au troisième trimestre 2001, les pertes sur prêts avaient surtout été constatées dans les activités de prêts commerciaux aux États-Unis qui sont présentées sous la rubrique des activités abandonnées.

Au 31 juillet 2002, les provisions pour pertes sur prêts excèdent les prêts douteux de 124 millions de dollars, comparativement à 92 millions de dollars au 30 avril dernier, soit une amélioration de 32 millions de dollars. Au 31 octobre 2001, les prêts douteux nets étaient de 91 millions de dollars.

Le ratio des prêts douteux bruts, sur la somme du capital tangible et des provisions, demeure excellent à 15,7 % au 31 juillet 2002, comparativement à 15,9 % au 30 avril 2002 et à 22,4 % au 31 octobre 2001.

Actif
Au 31 juillet 2002, la Banque a un actif total de 72,1 milliards de dollars comparativement à 75,8 milliards de dollars au 31 octobre 2001. Les prêts et acceptations bancaires ont diminué de 2,9 milliards de dollars, principalement en raison de la cession de l'activité de prêts sur garantie aux États-Unis.

Épargne
L'épargne totale des particuliers administrée par la Banque était de 63,9 milliards de dollars au 31 juillet 2002 comparativement à 60,8 milliards au 31 octobre 2001. Les trois quarts de l'augmentation de 3,1 milliards de dollars sont attribuables à l'épargne administrée par la Financière Banque Nationale. Les dépôts bancaires qui représentent le tiers de l'épargne sont en hausse de 2,7 % depuis le début de l'exercice financier.

Capital
Le ratio de capital de base et le ratio de capital total, selon les règles de la Banque des Règlements Internationaux, atteignent 10,2 % et 14,2 % respectivement au 31 juillet 2002, comparativement à 10,7 % et 14,5 % au 30 avril 2002 et à 9,6 % et 13,1 % au 31 octobre 2001. Par rapport au trimestre précédent, la diminution des ratios est principalement attribuable au rachat de 2,9 millions d'actions ordinaires dans le cadre du programme de rachat dans le cours normal des activités.

Par rapport au 31 octobre 2001, l'amélioration des ratios est attribuable à la réduction de l'actif pondéré en fonction des risques, notamment en raison de la cession des prêts commerciaux américains.


Dividendes
Lors de la réunion du 29 août 2002, le Conseil d'administration a déclaré les dividendes réguliers sur les diverses catégories et séries d'actions privilégiées, ainsi qu'un dividende de 24 cents par action ordinaire, payable le 1er novembre 2002 aux actionnaires inscrits le 26 septembre 2002.


Pour plus de renseignements :

M. Michel Labonté
Premier Vice-Président
Finances et technologies
(514) 394-8610
M. Denis Dubé
Directeur
Services des Relations publiques
(514) 394-8644



Mise en garde au sujet des prévisions

Il arrive que la Banque Nationale du Canada, dans le cadre de ses analyses et déclarations, énonce des prévisions relatives à la conjoncture économique, à l'évolution des marchés, à l'atteinte de ses objectifs stratégiques, à certains risques et à d'autres questions connexes.

Il va de soi que, de par sa nature même, tout énoncé prévisionnel est incertain et comporte des risques inhérents. Il est donc possible que les prévisions explicites ou implicites qu'il contient ne se réalisent pas et que la réalité future en diffère sensiblement. De telles divergences relèvent de facteurs qui comprennent, de manière non limitative, l'évolution de la conjoncture canadienne ou internationale (notamment les fluctuations des taux d'intérêt, des devises et d'autres instruments financiers), l'évolution des marchés, les changements technologiques, ou les modifications de la réglementation.

Ceux, notamment les investisseurs, qui se fondent sur les énoncés prévisionnels de la Banque pour prendre des décisions doivent bien tenir compte de ces facteurs ainsi que des incertitudes qu'ils contiennent et des risques qu'ils impliquent. La Banque leur déconseille d'accorder une confiance indue à ce qui est de nature prévisionnelle.

Troisième trimestre 2002 (161K)

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