La Banque Nationale annonce ses résultats financiers pour le deuxième trimestre 2002

Montréal, le 30 mai 2002 - 

  • Bénéfice net de 122 millions $;
  • Provisions pour pertes sur prêts excèdent les prêts douteux de 92 millions $;
  • Rachat de 5,6 millions d'actions ordinaires.

Montréal, le 30 mai 2002 - La Banque Nationale du Canada a déclaré un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 122 millions de dollars ou 0,62 $ par action pour le deuxième trimestre terminé le 30 avril 2002, comparativement à 145 millions de dollars ou 0,71 $ pour le trimestre correspondant de 2001. Le rendement des capitaux propres attribuable aux actionnaires ordinaires est de 13,1 % pour le trimestre, comparativement à 16,6 % pour le deuxième trimestre de 2001.

Au cours du trimestre, la Banque a augmenté les dotations aux pertes sur prêts de 100 millions de dollars en raison de la décision de BCE Inc. de ne plus apporter de soutien financier à sa filiale Téléglobe. Par ailleurs, la Banque a réduit la provision générale pour risques de crédit de 30 millions de dollars et a enregistré des revenus de 10 millions de dollars provenant de ses investissements dans la banque d'affaires. Ces éléments, pris globalement, ont réduit le bénéfice du trimestre de 38 millions de dollars, déduction faite des impôts, soit 20 cents par action.

   En millions de dollars   Par action
   Avant impôts   Après impôts   
Bénéfice net tel que publié   122 0,62$
Pertes sur prêts additionnelles 100 63 0,33
Provision générale (30) (19) (0,10)
Revenus - banque d'affaires (10) ( 6) (0,03)
    160 0,82$

Monsieur Réal Raymond, président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada, a mentionné que les actions prises par la Banque au premier trimestre, dans la gestion de son portefeuille de prêts douteux, ont donné la marge de manœuvre pour pouvoir agir dans le secteur des télécommunications. M. Raymond a également souligné les excellents résultats du secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie ainsi que la performance satisfaisante des autres unités d'affaires dans le présent contexte économique.

Au cours du deuxième trimestre, d'autres actions stratégiques ont été entreprises afin de renforcer la position de la Banque dans certains marchés spécifiques. Notamment, la Banque Nationale a annoncé la conclusion d'une entente définitive en vue d'acquérir Putnam Lovell Group Inc., une firme américaine fondée en 1987 et spécialisée dans les services bancaires d'investissement. Putnam Lovell possède des bureaux à New York, San Francisco, Los Angeles et Londres. Les services-conseils de Putnam Lovell et ceux du Groupe d'institutions financières de la Financière seront fusionnés sous le nom de Putnam Lovell FBN.

Cette transaction s'inscrit dans le plan stratégique de la Financière Banque Nationale dont l'objectif est de développer des capacités dans les secteurs où elle a démontré une prédominance et un dynamisme au niveau local, sans toutefois augmenter le risque de crédit de la Banque Nationale.

Dans le domaine du commerce électronique, les 2,8 millions de visiteurs des sites et du portail francophone Sympatico-Lycos, l'un des plus fréquentés au Canada, peuvent maintenant obtenir des conseils et des produits financiers adaptés de la Banque à la suite d'une entente de partenariat conclue en février dernier entre les parties. Les internautes auront ainsi accès aux outils et au contenu du site de la Banque, qui seront intégrés à la section " mes finances " du portail Sympatico. Par cette entente, la Banque offrira un accès rapide et en tout temps à des conseils et des produits financiers par Internet.


Les états financiers trimestriels sont en tout temps disponibles sur le site web de la Banque Nationale du Canada à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

Conférence téléphonique sur les résultats du deuxième trimestre :

  • Une conférence téléphonique à l'intention des analystes financiers aura lieu le 30 mai 2002 à 13h00.
  • Accès par téléphone : (416) 405-9328 / 1-800-387-6216.
  • Les investisseurs et les médias pourront se joindre à la conférence téléphonique en mode écoute.
  • Cette conférence sera également diffusée en direct via Internet au www.bnc.ca/relationsinvestisseurs
  • Des informations financières supplémentaires ainsi que les diapositives de présentation se retrouveront sur la page des relations avec les investisseurs, sur le site de la Banque Nationale, un peu avant le début de la conférence téléphonique.

Rediffusion de la conférence téléphonique :

  • Les investisseurs auront accès à l'enregistrement téléphonique archivé, jusqu'au 6 juin 2002, en composant le (416) 695-5800 ou le 1-800-408-3053. Le code d'accès est le 1161998.
  • Une version archivée de l'événement web diffusé sera également disponible après la conclusion de l'appel sur le site Internet de la Banque à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

ANALYSE PAR LA DIRECTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DES RÉSULTATS D'EXPLOITATION

Le texte qui suit présente l'analyse par la direction de la situation financière et des résultats d'exploitation de la Banque. Cette analyse se fonde sur les états financiers consolidés non vérifiés pour le deuxième trimestre et le semestre terminés le 30 avril 2002.

Objectifs stratégiques

Tel qu'indiqué au rapport annuel 2001, la Banque Nationale s'est fixé pour l'exercice financier 2002, ainsi que pour les prochaines années, certains objectifs stratégiques. Les résultats obtenus pour le deuxième trimestre et pour le premier semestre comprennent l'incidence des dotations aux pertes sur prêts enregistrées dans le secteur des télécommunications :

  Objectifs Résultats
T1-2002
Résultats
T2-2002
Résultats
S1-2002
Croissance du bénéfice par action 4% - 6% +3 % -13 % -5 %
Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires 15% - 17% 15,0 % 13,1 % 14,1 %
Ratio des charges d'exploitation sur les revenus 61% en 2003 62,2 % 59,4 % 60,8 %
Ratio de capital de base 7,75 % - 8,75 % 11,1 % 10,7 %  



Résultats d'exploitation

Pour le deuxième trimestre terminé le 30 avril 2002, la Banque Nationale a réalisé un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 122 millions de dollars ou 62 cents par action, comparativement à 145 millions de dollars ou 71 cents par action pour le trimestre correspondant de 2001. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires avant charges d'écart d'acquisition est de 13,1 % par rapport à 16,6 % pour le deuxième trimestre de 2001.

Pour le premier semestre de 2002, le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition s'est chiffré à 268 millions de dollars, soit 1,35 $ par action, en comparaison à 287 millions de dollars ou 1,42 $ par action pour la même période de 2001. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires avant charges d'écart d'acquisition est de 14,1 % ce semestre, alors qu'il était de 16,3 % pour le premier semestre de 2001.

Résultats sectoriels

Le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine est de 56 millions de dollars pour le deuxième trimestre 2002, par rapport à 65 millions de dollars pour la période correspondante de 2001. Le revenu net d'intérêt du trimestre est stable à 241 millions de dollars. Le rétrécissement des marges sur les comptes de transactions, attribuable à la baisse des taux d'intérêt, a été compensé par une amélioration de la marge bénéficiaire des avances sur cartes de crédit. Les revenus autres que d'intérêt du trimestre se chiffrent à 235 millions de dollars comparativement à 243 millions de dollars au deuxième trimestre 2001. Cette diminution est principalement attribuable au ralentissement des activités de courtage avec les particuliers. Les frais d'exploitation du trimestre totalisent 362 millions de dollars comparativement à 360 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001, soit une hausse de moins de 1 %. La dotation aux pertes sur prêts du trimestre totalise 25 millions de dollars comparativement à 21 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2001.

Le bénéfice du secteur des Particuliers et gestion de patrimoine, pour les six premiers mois de l'exercice financier 2002, est de 124 millions de dollars en comparaison à 129 millions de dollars pour la même période en 2001.

Pour le secteur Commercial, le bénéfice du trimestre totalise 28 millions de dollars, alors que pour le deuxième trimestre 2001, le bénéfice était de 29 millions de dollars. Le revenu net d'intérêt s'établit à 70 millions de dollars pour le trimestre comparativement à 72 millions de dollars pour la période correspondante de 2001. Ce résultat est attribuable à la réduction de la demande de crédit dans plusieurs secteurs industriels, tandis que la marge bénéficiaire est demeurée stable à 2,54 %. Les frais d'exploitation sont de 39 millions de dollars pour le trimestre comparativement à 37 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2001. Les dotations pour pertes sur prêts totalisent 21 millions de dollars ce trimestre comparativement à 22 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001.

Pour le semestre, le bénéfice du secteur Commercial est de 59 millions de dollars par rapport à 65 millions de dollars pour la même période de l'exercice financier 2001. Deux tiers de la baisse du bénéfice est attribuable aux dotations aux pertes sur prêts anticipées.

Le bénéfice du trimestre pour le secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie s'élève à 79 millions de dollars, en hausse de 26 millions de dollars par rapport au trimestre correspondant de 2001, soit près de 50 %. Les revenus totalisent 238 millions de dollars, en hausse de 54 millions, soit 29 %. Un tiers de l'augmentation des revenus est attribuable au revenu net d'intérêt, notamment en raison des activités de gestion de l'actif et du passif, ce qui vient compenser la baisse de la marge bénéficiaire sur les comptes de dépôts de transactions avec les particuliers. Le solde de l'augmentation des revenus est principalement attribuable aux activités institutionnelles de la Financière Banque Nationale, y compris des revenus bruts de 14 millions de dollars provenant des investissements dans la banque d'affaires. Les charges d'exploitation sont de 103 millions de dollars pour le trimestre comparativement à 92 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2001, soit une hausse de 12 % liée principalement à la rémunération variable. Les dotations aux pertes sur prêts s'établissent à 10 millions de dollars comparativement à 4 millions pour le trimestre correspondant de 2001, en raison de la migration du risque de crédit des comptes avec les grandes sociétés.

Depuis le début de l'exercice financier, le bénéfice du secteur Marchés financiers, placements et trésorerie totalise 143 millions de dollars, en hausse de 47 % par rapport à 97 millions de dollars pour la même période en 2001.

Revenus

Les revenus en équivalent imposable du deuxième trimestre 2002 atteignent 827 millions de dollars par rapport à 798 millions pour la même période en 2001, soit une augmentation de 4 %.

Le revenu net d'intérêt en équivalent imposable atteint 361 millions de dollars comparativement à 352 millions de dollars pour le trimestre correspondant de 2001, en hausse de 3 %. Cette hausse est surtout attribuable aux activités de gestion de l'actif et du passif.

Les revenus autres que d'intérêt en équivalent imposable s'établissent à 466 millions de dollars par rapport à 446 millions de dollars pour le deuxième trimestre 2001, une augmentation de 4 % provenant principalement des activités institutionnelles de la Financière Banque Nationale.

Charges d'exploitation

Les charges d'exploitation pour le deuxième trimestre 2002 sont de 491 millions de dollars comparativement à 503 millions de dollars au trimestre correspondant de 2001. Le ratio des charges d'exploitation sur le total des revenus s'améliore de 63,1 % au deuxième trimestre 2001 à 59,4 % ce trimestre (60 % en excluant les revenus provenant d'investissements dans la banque d'affaires), notamment en raison d'une plus grande proportion des revenus provenant du secteur des Marchés financiers, placements et trésorerie.

Dotations aux pertes sur prêts et prêts douteux

Les dotations aux pertes sur prêts du trimestre sont de 130 millions de dollars par rapport à 46 millions pour le trimestre correspondant de 2001. Un montant de 100 millions de dollars a été comptabilisé à titre de dotations aux pertes sur prêts dans le secteur des télécommunications. Par ailleurs, la provision générale pour risques de crédit a été réduite de 30 millions de dollars, tel qu'établi par la méthodologie de constitution de cette provision.

Au 30 avril 2002, les provisions pour pertes sur prêts excèdent les prêts douteux de 92 millions de dollars comparativement à 128 millions de dollars au 31 janvier dernier. Au 31 octobre 2001, les prêts douteux nets étaient de 91 millions de dollars. L'augmentation des prêts douteux nets, est attribuable aux prêts à Téléglobe.

Le ratio des prêts douteux bruts sur la somme du capital tangible et des provisions demeure excellent à 15,9 % au 30 avril 2002, comparativement à 13,6 % au 31 janvier 2002 et à 22,4 % au 31 octobre 2001.

Actif

Au 30 avril 2002, la Banque a un actif total de 74,7 milliards de dollars comparativement à 75,8 milliards de dollars au 31 octobre 2001. Les prêts et acceptations bancaires ont diminué de 4,4 milliards de dollars, dont environ 3 milliards de dollars en raison de la cession de l'activité de prêts sur garantie aux États-Unis. Par ailleurs, les liquidités, les valeurs mobilières et les titres acquis en vertu de conventions de revente ont augmenté de 3,9 milliards de dollars.

Épargne

L'épargne totale des particuliers administrée par la Banque était de 64,9 milliards de dollars au 30 avril 2002 comparativement à 60,8 milliards au 31 octobre 2001. La plus grande partie de l'augmentation de 4,1 milliards de dollars est attribuable à l'épargne administrée par la Financière Banque Nationale.

Capital

Le ratio de capital de base et le ratio de capital total, selon les règles de la Banque des Règlements Internationaux, atteignent 10,7 % et 14,5 % respectivement au 30 avril 2002, comparativement à 11,1 % et 15,0 % au 31 janvier 2002 et à 9,6 % et 13,1 % au 31 octobre 2001. Par rapport au trimestre précédent, la diminution des ratios est principalement attribuable au rachat de 5,6 millions d'actions ordinaires dans le cadre du programme de rachat dans le cours normal des activités. De plus, la Banque a procédé au rachat, le 15 février 2002, des actions privilégiées de premier rang à dividende non cumulatif de série 11, totalisant 100 millions de dollars.

Par rapport au 31 octobre 2001, l'amélioration des ratios est attribuable à la réduction de l'actif pondéré en fonction des risques, notamment en raison de la cession des prêts commerciaux américains.

Dividendes

Lors de la réunion du 30 mai 2002, le Conseil d'administration a déclaré les dividendes réguliers sur les diverses catégories et séries d'actions privilégiées, ainsi qu'un dividende de 24 cents par action ordinaire, payable le 1er août 2002 aux actionnaires inscrits le 27 juin 2002.

Pour plus de renseignements :

M. Michel Labonté
Premier vice-président
Finances et contrôle
M. Jean Dagenais
Vice-président et
comptable en chef
Mme Elaine Carr
Directrice - Relations
avec les investisseurs
Mme Carole Gagné
Directrice principale -
Relations publiques
et communications
(514) 394-8610 (514) 394-6233 (514) 394-0296 (514) 394-6991




Mise en garde au sujet des prévisions

Il arrive que la Banque Nationale du Canada, dans le cadre de ses analyses et déclarations, énonce des prévisions relatives à la conjoncture économique, à l'évolution des marchés, à l'atteinte de ses objectifs stratégiques, à certains risques et à d'autres questions connexes.

Il va de soi que, de par sa nature même, tout énoncé prévisionnel est incertain et comporte des risques inhérents. Il est donc possible que les prévisions explicites ou implicites qu'il contient ne se réalisent pas et que la réalité future en diffère sensiblement. De telles divergences relèvent de facteurs qui comprennent, de manière non limitative, l'évolution de la conjoncture canadienne ou internationale (notamment les fluctuations des taux d'intérêt, des devises et d'autres instruments financiers), l'évolution des marchés, les changements technologiques, ou les modifications de la réglementation.

Ceux, notamment les investisseurs, qui se fondent sur les énoncés prévisionnels de la Banque pour prendre des décisions doivent bien tenir compte de ces facteurs ainsi que des incertitudes qu'ils contiennent et des risques qu'ils impliquent. La Banque leur déconseille d'accorder une confiance indue à ce qui est de nature prévisionnelle.




 Deuxième trimestre 2002 (537K)

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