Assemblée générale annuelle des actionnaires

Montréal, le 13 mars 2002 - 

" J'ai aimé cette banque avec passion. Je lui ai donné 45 ans de ma vie, mon énergie et ma détermination. "
André Bérard,
Président du Conseil

 

" André Bérard nous laisse en héritage une entreprise au bilan solide et la mieux capitalisée des grandes banques canadiennes. "
Réal Raymond,
Président et chef de la direction



À l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Nationale, M. Réal Raymond a pris la relève de M. André Bérard en qualité de chef de la direction et a présenté sa vision de l'avenir de la Banque. Ce fut l'occasion pour M. Raymond de rendre hommage à son prédécesseur, qui occupait ce poste depuis 13 ans et qui conserve les responsabilités de président du Conseil.

M. Raymond a notamment souligné que, sous la direction de M. Bérard, le revenu total de la Banque a connu une croissance annuelle de 8,0 % alors que le bénéfice net a progressé de 28,1 % par année. Le rendement de l'avoir des actionnaires est passé de 0,4 % en 1989 à 16,0 % en 2001, l'actif total a grimpé en moyenne de 8 % par an. " Pour les actionnaires, cela s'est traduit par un rendement fort respectable de leurs actions de 11,5 % par année et une capitalisation boursière qui est passée de 1,6 à 6 milliards de dollars. "

M. Raymond a rappelé qu'en 2001, la Banque Nationale a réalisé la meilleure performance de son histoire et que, avec une rentabilité, une capitalisation et un bilan améliorés, elle est prête à poursuivre une croissance rapide de ses profits. Son objectif de croissance du bénéfice par action est de 4 % à 6 % en 2002 et, par la suite, de 10 % par année. Le nouveau président et chef de la direction a également souligné que le modèle d'affaires de la Banque –une banque super-régionale qui domine son marché – est considéré aux États-Unis comme aussi rentable et aussi performant, sinon plus, que celui des plus grandes banques.

M. Raymond a énoncé les six facteurs qui assureront le maintien de la croissance de la Banque : la concentration, la qualité du service et des produits, la connaissance du marché, les économies d'envergure, le capital et les alliances.

Activités créatrices de valeur

Le premier facteur de succès est la concentration de la Banque sur les activités qui créent le plus de valeur pour les actionnaires et les clients. Cette orientation, adoptée il y a quelques années, a conduit la Banque à se départir de lignes d'affaires sous-performantes, tout en faisant des acquisitions dans des marchés rentables et en croissance. La vente des activités de prêts adossés aux Etats-Unis, de même que des activités de paiements aux marchands MasterCard, a permis de réaliser des gains de disposition substantiels sur des opérations devenues marginalement rentables. Les ressources financières ainsi libérées ont aidé la Banque à investir dans les activités qu'elle privilégie, comme la gestion de patrimoine dont le marché progresse de 10 % par année. La Banque Nationale occupe la première place dans ce secteur au Québec, grâce à son réseau de succursales, à la présence de la Financière Banque Nationale et à sa capacité de développer des produits novateurs. La Banque Nationale prévoit augmenter considérablement sa rentabilité sur ce marché par des investissements dans les outils technologiques et la formation du personnel.

La Banque Nationale vise également une expansion de la gestion de patrimoine hors Québec où elle veut augmenter de 50 % le nombre de conseillers de la Financière Banque Nationale au cours des trois prochaines années. Par ailleurs, elle veut participer à la consolidation du marché de la gestion de fonds en réalisant des acquisitions. " Nous poursuivons aussi des activités ciblées ailleurs au Canada, comme dans le financement de l'énergie dans l'ouest du pays ou dans les opérations auprès des particuliers et des PME en Ontario ", a souligné M. Raymond qui a rappelé qu'à la faveur de consolidation de succursales, la Banque a mis sur pied un réseau véritablement créateur de valeur en Ontario. Quant à la présence sur le marché des capitaux, M. Raymond a rappelé : " Nous avons su nous tailler une place enviable dans la gestion alternative, la négociation de blocs de titres, les produits dérivés sur actions et les titres à revenu fixe. Le mandat, obtenu par la Financière Banque Nationale dans le cadre de la privatisation d'Hydro One, montre que nous pouvons aussi concurrencer les grandes firmes sur leur propre terrain ".

Qualité du service

Pour le nouveau chef de la direction de la Banque Nationale, le second facteur de succès de la Banque consiste dans la qualité du service. Plusieurs mesures ont été prises dans ce sens. Chaque unité d'affaires a mis en place un plan d'action visant une amélioration mesurable de la satisfaction des clients. Le processus de crédit a été revu pour en accroître la rapidité et la transparence; les investissements technologiques sont dévolus en priorité aux projets ayant un impact perceptible sur notre clientèle et une partie significative de la bonification est liée à l'amélioration de la satisfaction des clients.

Pour accroître l'accès au personnel des succursales, la Banque a annoncé la prolongation des heures de service dans 59 succursales au Québec, donnant accès aux heures étendues à 30 % des clients cibles.

Connaissance du marché

M. Raymond a mentionné que la Banque Nationale voit dans sa connaissance du marché un troisième facteur de succès, car cette dernière se traduit par une capacité de tarifer les produits pour obtenir le rendement désiré sur le capital et réduire sensiblement le risque. À cet égard, la Banque affiche maintenant le meilleur ratio de prêts douteux de tout le secteur bancaire canadien.

Cette connaissance du marché a également permis à la Banque d'augmenter la rentabilité des prêts personnels et hypothécaires. " Plusieurs de nos grands concurrents se sont retirés de marchés régionaux alors que nous n'en avons pas abandonné un seul ", a-t-il ajouté.

Économies d'envergure

Le quatrième facteur de succès de la Banque réside dans les économies d'envergure qui proviennent de la capacité de la Banque d'offrir sur son marché une gamme exhaustive de produits. La Banque Nationale se distingue en cela des banques super-régionales américaines dont les activités sur les marchés des capitaux et le courtage de détail sont généralement beaucoup plus restreintes. La Banque Nationale compte développer la gestion de patrimoine en exploitant sa position dominante comme prêteur à la moyenne entreprise ainsi que pour promouvoir ses solutions de paiement et de commerce électronique.

La banque la mieux capitalisée

M. Raymond a évoqué, comme cinquième facteur de succès, le fait que la Banque Nationale dispose de la meilleure capitalisation de l'industrie bancaire canadienne avec, au premier trimestre, un ratio de capital de base de 11 %, soit 2,2 % de plus que la moyenne des cinq autres grandes banques. Ceci lui donne la liberté de s'adapter rapidement et de profiter des occasions de croissance quand celles-ci se présentent. Cette situation a permis à la Banque Nationale de mettre en place un programme de rachat d'actions qui laisse suffisamment de ressources pour la croissance interne et procéder à des acquisitions significatives.

Alliances et efficacité

Enfin, pour M. Raymond, le sixième facteur qui assure le succès de la Banque Nationale est sa capacité de conclure des alliances aptes à augmenter son efficacité et générer des revenus supplémentaires. En impartissant des services à IBM, Bell et Cognicase, la Banque a pu stabiliser ses coûts d'exploitation en dépit d'une forte croissance de ses activités et de ses revenus, ce qui a fait passer le ratio des charges d'exploitation de 65,8 % à 62,7 %, son plus faible niveau depuis 1997. Son objectif est de l'abaisser à 61 % d'ici la fin de 2003.

André Bérard : hommage aux entrepreneurs

Dans son allocution, M. Bérard a tenu à remercier le personnel de la Banque " des hommes et des femmes qui animent et qui font prospérer la Banque par leur travail et leur loyauté ". Le président du Conseil a également rendu hommage aux clients, qui sont la raison d'être de la Banque et aux actionnaires, qui ont su lui faire confiance, même au cours de certaines années difficiles.

Soulignant le dévouement des cadres et de ses plus proches collaborateurs, M. Bérard a reconnu en M. Jean Turmel une personne " de la lignée des grands dirigeants ". Il a également souligné le rôle clé que son successeur, M. Réal Raymond, a joué dans les succès dont la Banque peut s'enorgueillir aujourd'hui.

M. Bérard a dit sa grande satisfaction d'avoir soutenu, au cours de sa carrière, des entreprises québécoises qui, en une seule génération, ont développé leurs activités hors du Canada et contribuent largement au rayonnement du Québec et au bien-être de sa population. Il a ensuite insisté sur des valeurs fondamentales comme la transparence et la protection des investisseurs, des actionnaires et du grand public ainsi que la participation aux débats collectifs et l'encouragement des jeunes en leur présentant une société à visage humain.

La Banque Nationale du Canada est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris à l'intention des grandes sociétés, tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif dépasse les 75 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie plus de 17 000 personnes. Ses titres sont cotés à la bourse de Toronto.

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Renseignements :

Carole Gagné
Directrice principale
Service des relations publiques
Banque Nationale du Canada
(514) 394-6991
carole.gagne@bnc.ca

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