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Perspectives économiques 2001-2002 de La Banque Nationale: une croissance soutenue en vertu d'un optimisme prudent
Montréal, le 7 décembre 2000 - La Banque Nationale a fait état aujourd'hui de ses prévisions économiques couvrant les années 2001 à 2002. Un optimisme prudent se dégage des commentaires formulés sur les perspectives de croissance des économies sur le plan international, américain, national et régional (Québec et Ontario).
Dans son énoncé global, la Banque Nationale note en effet que, sur le plan international :
- Les cours pétroliers se fixeront à environ 28 dollars le baril à moyen terme;
- En Asie, le climat est à la reprise de l'activité, sauf au Japon où celle-ci se fait plus timide;
- L'Europe a également renoué avec la croissance, malgré des pressions inflationnistes qui ont poussé la Banque centrale européenne à resserrer sa politique monétaire.
La Banque Nationale s'attend pour 2001 à une croissance économique :
- de 3,8% aux États-Unis;
- de 2% au Japon;
- de 3,8% au Canada;
- de 4% en Ontario;
- de 3,6% au Québec.
L'économie nord-américaine a connu d'importants gains de productivité. Les ménages américains continuent d'accroître leur patrimoine, et ce, malgré les corrections des cours boursiers. Les perspectives d'emploi demeurent bonnes aux États-Unis; tandis que les taux d'intérêt s'y situent dans une zone de confort. Ces facteurs réunis font en sorte que les consommateurs américains pourront maintenir un rythme de consommation imposant au cours des deux prochaines années.
Par ailleurs, les entreprises ont intensifié leurs investissements dans les machineries et les équipements au Canada, depuis la fin de la stagnation de leurs bénéfices durant la période 1996-1998. Cela laisse présager un retour vers une productivité accrue, bien que tardive par rapport à celle des entreprises aux États-Unis. Mais grâce au secteur des hautes technologies, le Canada verra probablement ce retard diminuer de manière significative.
Selon Mme Dominique Vachon, Vice-présidente et économiste en chef à la Banque Nationale, les conditions économiques au Canada sont similaires à celles qui s'observent aux Etats-Unis : «Il faut premièrement prendre acte du fait que les exportations ne représente plus le seul facteur stimulant la croissance. En Ontario, la croissance des industries de haute technologie et les importants allègements fiscaux pourront compenser le ralentissement dans le secteur de l'automobile. L'économie québécoise, quant à elle, s'est largement diversifiée et son économie a été propulsée par l'apport des industries de pointe. Mais la lourdeur de la fiscalité y est encore une réalité importante. Alors que l'Ontario et d'autres régions du Canada ont consenti à la réduction de ce fardeau, il ne faudrait pas s'attendre à ce que les Québécois bénéficient d'allègements du même ordre.»
Mme Vachon poursuit en indiquant comment les gouvernements peuvent contribuer à la solution du problème de productivité de l'économie canadienne : « Pour forcer le gouvernement à être plus efficace, une règle de conduite appropriée serait un engagement des gouvernements à limiter la croissance de leurs dépenses de programmes à un taux équivalant au taux d'inflation, qui était de 2,7% au Canada en 2000, plus le taux d'accroissement de la population, 0,8% en 2000. De cette façon, les gouvernements ne seraient plus incités à créer des surplus par prudence et être ensuite tentés de s'en emparer. Cet engagement envers un taux de croissance des dépenses de programmes devrait être une priorité du côté fédéral, dont le rôle économique premier en est un de redistribution. Du côté des provinces, dont la situation est plus complexe compte tenu de leur rôle de producteur de services, l'efficacité serait grandement améliorée si, par exemple, on s'attaquait avec sérieux à la réduction de la lourdeur dans la gestion.».
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La Banque Nationale du Canada est un groupe intégré qui fournit des services financiers complets à sa clientèle de particuliers, de PME et de grandes entreprises dans son marché principal, ainsi que des services spécialisés à ses autres clients dans le monde. La Banque Nationale offre toute la gamme des services bancaires, y compris à l'intention des grandes sociétés, tous les services d'une banque d'investissement. Elle est active sur les marchés internationaux de capitaux et, par l'entremise de ses filiales, en courtage des valeurs mobilières, en assurance, en gestion de patrimoine ainsi qu'en gestion de fonds communs de placement et de régime de retraite. La Banque Nationale est une entreprise dont l'actif dépasse les 70 milliards de dollars et qui, avec ses filiales, emploie plus de 17 000 personnes. Ses titres sont cotés à la bourse de Toronto.
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