La Banque Nationale déclare un bénéfice record de 143 millions $ (+17,3 %) pour le premier trimestre 2001 et hausse le dividende de 10,5 %

Montréal, le 22 février 2001 - 

La Banque Nationale du Canada a divulgué aujourd'hui ses résultats du premier trimestre terminé le 31 janvier 2001. En voici les faits saillants. Les résultats détaillés se retrouvent aux tableaux ci-joints.

  • Bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 143,3 millions de dollars ou 71 cents par action, en hausse de 17,3 % par rapport au trimestre correspondant de 2000.
  • Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires avant charges d'écart d'acquisition de 16,1 % comparativement à 15,3 % pour le premier trimestre de 2000.
  • Revenus, en équivalent imposable, de 795 millions de dollars, en hausse de 6,1 % par rapport au premier trimestre de 2000.
  • Charges d'exploitation de 494 millions de dollars, en hausse de moins de 1% comparativement au trimestre terminé le 31 janvier 2000.
  • Baisse du ratio des charges d'exploitation sur le total des revenus de 65,6 % à 62,1 %.
  • Ratio de capital de base de 8,8 % par rapport à 7,6 % il y a un an.

Par ailleurs, le Conseil d'administration de la Banque a approuvé une augmentation du dividende de 2 cents par action ordinaire portant le dividende trimestriel à 21 cents par action.

«Il faut se réjouir de la grande qualité des résultats obtenus au cours du premier trimestre, a déclaré M. André Bérard, Président du conseil et chef de la direction de la Banque Nationale. On peut d'autant plus s'en réjouir que nous connaissons également des gains de productivité globaux. Cette information est importante dans le contexte parce qu'elle signale à nos actionnaires et aux investisseurs en général que les choix de la Banque Nationale en ce qui concerne son développement et sa gestion ont aussi trait à la manière dont nous gérons l'institution. Finalement, nos clients aussi sont concernés par ces résultats, dans la mesure où c'est grâce à eux si nous avons pu les obtenir. Cela démontre bien que nous savons répondre à leurs besoins et à leurs demandes.»

Objectifs stratégiques

Tel que divulgué dans le rapport annuel 2000, la Banque a établi des objectifs financiers stratégiques qui guideront ses actions pour les années à venir. Les résultats obtenus au premier trimestre font foi de l'engagement de la Banque à atteindre ces objectifs.

 
Objectifs
1er trimestre
     
Croissance du bénéfice avant charges d'écart d'acquisition :
+ 10 % année
17,3 %
     
Rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires avant charges d'écart d'acquisition :
15,5 % - 17,5 %
16,1 %
     
Ratio de productivité :
60 % en 2003
62,1 %
     
Ratio de capital de base :
7,75 % - 8,50 %
8,8 %

De tels résultats sont le fruit d'un travail effectué par un nombre considérable de personnes au sein des unités d'affaires de la Banque Nationale. Or, ce travail est le plus apparent au moment où sont dévoilés au public les ententes et les partenariats qui contribuent à la réalisation de nos résultats.

Ainsi, au cours du premier trimestre, on peut citer certaines annonces qui sont l'expression des stratégies de la Banque Nationale visant à améliorer l'offre de services.

  • Lancement d'un nouveau portail de commerce électronique B2B Clic Commerce en collaboration avec Cognicase. Clic Commerce, une entreprise formée l'été dernier, s'est dotée d'une licence pour la suite de seconde génération (2G) de commerce électronique de RightWorks Corporation comme application servant de fondation au nouveau Portail Clic Commerce. Cette nouvelle offre permettra aux clientèles commerciales et gouvernementales au Québec et à travers le Canada d'effectuer leurs approvisionnements de biens et services de façon électronique, obtenant des gains d'efficience et des économies supplémentaires de leurs fournisseurs de capitaux.

  • La Banque Nationale du Canada et le Groupe Promutuel maintenant partenaires. L'entente prévoit la mise en commun des expertises des partenaires. Le développement de produits et services financiers sera ainsi assuré par la Banque Nationale. Le Groupe Promutuel, quant à lui, assurera la distribution par le biais de son vaste réseau et sa forte pénétration du marché de l'assurance et des services financiers dans l'ensemble des régions du Québec. Les partenaires souhaitent améliorer le positionnement de leurs entreprises dans ces marchés.

  • Nouvelle façon de transiger plus rapidement avec Courtage à escompte Banque Nationale en ligne. Au cours des prochaines semaines, les clients de Courtage à escompte Banque Nationale auront donc un choix à faire entre le mode « Express » et le mode « Direct ». Les clients désirant encore plus de contrôle dans la gestion de leurs placements et qui veulent avant tout un mode transactionnel accessible et efficace mais encore plus rapide, pourront choisir l'option mode « Express ». Les clients qui préfèrent conserver leur mode actuel et garder un accès direct à leur portefeuille tout en bénéficiant de l'assistance d'un spécialiste en placement, pourront continuer à le faire en choisissant l'option mode « Direct ».

  • Acquisition de 17 succursales de la Banque de Montréal. Le 13 décembre 2000, la Banque Nationale annonçait l'acquisition de 17 des succursales de la Banque de Montréal au Québec. Le total des prêts et dépôts acquis est d'environ 700 millions de dollars. Le transfert de propriété s'est fait graduellement en janvier et février 2001.

Par ailleurs, Financière Banque Nationale, filiale en propriété exclusive de la Banque Nationale, a annoncé la nomination de M. Jean Turmel, Président, Banque des marchés financiers, placements et trésorerie de la Banque Nationale du Canada, au poste de Président du Conseil de la Financière Banque Nationale. De plus, M. Kym Anthony a été nommé au poste de Président et chef de la direction, M. Germain Carrière accède au poste de Président et chef de l'exploitation - Services aux particuliers et M. W. David Wood devient Chef de l'administration de la Financière Banque Nationale.

En janvier 2001, la Banque Nationale a annoncé l'émission d'un capital de 300 millions de dollars de billets à moyen terme série 2. Le but du placement est d'accroître le capital réglementaire de la Banque.

Enfin, le Conseil d'administration de la Banque a adopté un régime de droits des actionnaires. En vertu de ce régime, la Banque pourrait émettre des droits de souscription à l'ensemble de ses actionnaires en cas d'offre publique d'achat ou d'échange lancée sur les actions ordinaires de la Banque. Le but du régime est de s'assurer, dans la mesure du possible, que le Conseil d'administration dispose d'un délai suffisant pour examiner convenablement tout projet d'offre publique d'achat ou d'échange visant la Banque et pour accorder aux offres concurrentes le temps nécessaire afin de se manifester. Le régime sera soumis aux actionnaires de la Banque le 7 mars 2001.

«Comme on le voit, la Banque Nationale est une institution dont la santé ne fait aucun doute, a conclu M. Bérard. Le cap sera maintenu pour ce qui a trait à l'avenir prévisible. Nos clients et nos parts de marchés, les niches dans lesquelles nous avons opté de nous développer, seuls ou en partenariat, sont ce sur quoi repose notre succès.»


Les états financiers trimestriels sont en tout temps disponibles sur le site web de la Banque Nationale du Canada à www.bnc.ca/relationsinvestisseurs.

Une conférence téléphonique à l'intention des analystes financiers sera diffusée en direct via Internet le 22 février 2001 à 14h00 et sera également ouverte aux médias et aux investisseurs pour l'écoute seulement en composant le 416-695-5806 ou le 1-800-273-9672. Des informations financières supplémentaires ainsi que des diapositives de présentation se retrouveront sur la page des relations avec les investisseurs sur le site de la Banque Nationale à l'adresse suivante : www.bnc.ca/relationsinvestisseurs. Une version archivée de l'événement sera disponible après la conclusion de la conférence téléphonique sur le site de la Banque.

L'enregistrement téléphonique archivé sera aussi disponible en composant le 416-695-5800 ou le 1-800-408-3053. Le code d'accès est le 687438.


RÉSULTATS FINANCIERS

Pour le premier trimestre terminé le 31 janvier 2001, la Banque Nationale a réalisé un bénéfice avant charges d'écart d'acquisition de 143 millions de dollars ou 71 cents par action comparativement à 122 millions de dollars ou 62 cents par action pour le trimestre correspondant de 2000. Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires avant charges d'écart d'acquisition est de 16,1 % par rapport à 15,3 % pour le premier trimestre de 2000.

Résultats sectoriels

Le bénéfice réalisé par le secteur des particuliers et de gestion de patrimoine est de 66 millions de dollars pour le premier trimestre 2001, en hausse de 4 millions de dollars ou 6,5 %. Les revenus du trimestre ont augmenté de 5,6 % pour atteindre 475 millions de dollars, notamment, en raison de l'amélioration de la marge bénéficiaire qui passe de 3,33 % de l'actif moyen pour le premier trimestre 2000 à 3,54 % ce trimestre. Par ailleurs, la productivité s'est améliorée comme en font foi les charges d'exploitation qui représentent 71,6 % des revenus pour le premier trimestre 2001 comparativement à 72,7 % pour le trimestre correspondant de 2000.

En ce qui concerne le secteur commercial, le bénéfice s'établit à 40 millions de dollars pour le trimestre en comparaison à 38 millions de dollars pour la même période l'année dernière, en hausse de 5,3 %. L'augmentation du bénéfice est principalement attribuable à la marge bénéficiaire plus large ce trimestre de 13 points de base alors que les charges d'exploitation demeuraient relativement stables en relation avec les revenus.

Le bénéfice avant charges d'écart d'acquisition du secteur des marchés financiers, placements et trésorerie, atteint 47 millions de dollars pour le premier trimestre 2001 par rapport à 29 millions de dollars pour la même période l'année dernière, une augmentation de 62 %. Cette forte croissance est attribuable à l'effet combiné de la hausse de 36 millions de dollars ou 26 % des revenus alors que les charges d'exploitation n'augmentaient de seulement 2,4 %. En effet, ce trimestre, la croissance des revenus provient surtout des activités de prêts avec les grandes sociétés et des opérations d'appariement de l'actif et du passif. Par ailleurs, la différence dans la composition de la source des revenus ce trimestre par rapport au trimestre correspondant de 2000 a eu une incidence favorable sur les charges d'exploitation. En conséquence, le ratio des charges d'exploitation sur le revenu du secteur des marchés financiers, placements et trésorerie est de 50 % au premier trimestre 2001 comparativement à 61,6 % pour la même période l'année dernière.

Revenus

Les revenus, en équivalent imposable, atteignent 795 millions de dollars pour le trimestre par rapport à 749 millions pour le premier trimestre 2000, soit une hausse de 46 millions de dollars ou 6,1 %.

Le revenu net d'intérêt atteint 364 millions de dollars comparativement à 325 millions pour le trimestre correspondant de 2000, soit une augmentation de 12 %. Cette hausse est principalement attribuable à l'amélioration de la marge bénéficiaire pour chacun des secteurs des particuliers, du commercial et des grandes sociétés.

Les revenus autres que d'intérêt sont de 431 millions de dollars par rapport à 424 millions pour le premier trimestre 2000, en hausse de 1,7 %.

Charges d'exploitation

Les charges d'exploitation pour le premier trimestre 2001 sont de 494 millions de dollars comparativement à 492 millions de dollars au trimestre correspondant de 2000, une hausse de seulement 0,4 %. Les salaires et avantages sociaux qui totalisent 273 millions de dollars sont en baisse de 7 millions de dollars principalement en raison de la rémunération variable payée par la filiale Financière Banque Nationale. Par ailleurs, les honoraires professionnels ont augmenté de 8 millions de dollars en raison de l'impartition du développement informatique. Le ratio des charges d'exploitation sur le total des revenus passe de 65,6 % au premier trimestre 2000 à 62,1 % ce trimestre.

Pertes sur prêts et prêts douteux

La dotation pour pertes sur prêts du trimestre s'établit à 59 millions de dollars comparativement à 46 millions de dollars pour le premier trimestre 2000. La dotation représente un quart des pertes sur prêts estimatives de 236 millions de dollars pour l'exercice financier.

Les prêts douteux au 31 janvier 2001 sont de 54 millions de dollars comparativement à 44 millions au 31 janvier 2000. Les prêts douteux ont augmenté de 28 millions pour le secteur Commercial aux États-Unis et de 15 millions dans le secteur des particuliers alors qu'ils sont en baisse de 25 millions pour le Commercial au Canada.

Actif

Au 31 janvier 2001, la Banque a un actif total de 75,2 milliards de dollars comparativement à 73,5 milliards de dollars à la même date l'année dernière. Les prêts hypothécaires résidentiels diminuent d'approximativement 600 millions de dollars puisque la croissance d'environ 700 millions a été plus que compensée par la titrisation de 1,3 milliard de prêts hypothécaires. Par ailleurs, la Banque a titrisé des prêts à la consommation pour un total de 670 millions de dollars et 50 millions d'avances sur cartes de crédit, ce qui expliquent partiellement la diminution des prêts aux particuliers. Le solde de la baisse est attribuable au retrait de la Banque de certains produits moins rentables.

Épargne

L'épargne totale des particuliers administrée par la Banque était de 63 milliards de dollars au 31 janvier 2001 en progression de 4,7 milliards de dollars depuis un an, dont 4 milliards de dollars sont attribuables à la Financière Banque Nationale.

Capital

Le ratio de capital de base et le ratio de capital total, selon les règles de la Banque des Règlements Internationaux, sont de 8,8 % et 12,1 %, respectivement, comparativement à 7,6 % et 10,8 % au 31 janvier 2000. L'amélioration des ratios de capital est principalement attribuable à l'émission de 300 millions de dollars de débentures subordonnées et à la titrisation d'environ 670 millions de dollars de prêts à la consommation.

Par ailleurs, la Banque a racheté les 20 millions de dollars de débentures subordonnées convertibles en actions ordinaires en contrepartie d'une somme de 65 millions de dollars. L'écart entre le montant payé et la valeur comptable a été imputé, déduction faite des impôts, aux bénéfices non répartis. Ces débentures n'étaient plus comprises dans le capital réglementaire.

Dividendes

Lors de la réunion du 22 février 2001, le Conseil d'administration a déclaré les dividendes réguliers sur les diverses catégories et séries d'actions privilégiées, ainsi qu'un dividende de 21 cents par action ordinaire, payable le 1er mai 2001 aux actionnaires inscrits le 22 mars 2001.

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Pour plus de renseignements ( les numéros ci-dessous sont réservés à l'usage exclusif des journalistes et autres représentants des médias ) :

Michel Labonté M. Jean Dagenais             
Premier vice-président Vice-président et
Finances et contrôle comptable en chef
(514) 394-8610 (514) 394-6233
   
Mme Elaine Carr M. Jean Robillard
Directrice - Chef des relations de presses
Relations avec les investisseurs et des communications financières
(514) 394-0296 (514) 394-6990



Consulter la note 25 à la page 86 du rapport annuel 2000 pour l'information sur l'incidence de l'ajustement à la provision générale pour risque de crédit au 31 octobre 1998.



Mise en garde au sujet des prévisions

Il arrive que la Banque Nationale du Canada, dans le cadre de ses analyses et déclarations, énonce des prévisions relatives à la conjoncture économique, à l'évolution des marchés, à l'atteinte de ses objectifs stratégiques, à certains risques et à d'autres questions connexes.

Il va de soi que, de par sa nature même, tout énoncé prévisionnel est incertain et comporte des risques inhérents. Il est donc possible que les prévisions explicites ou implicites qu'il contient ne se réalisent pas et que la réalité future en diffère sensiblement. De telles divergences relèvent de facteurs qui comprennent, de manière non limitative, l'évolution de la conjoncture canadienne ou internationale (notamment les fluctuations des taux d'intérêt, des devises et d'autres instruments financiers), l'évolution des marchés, les changements technologiques, ou les modifications de la réglementation.

Ceux, notamment les investisseurs, qui se fondent sur les énoncés prévisionnels de la Banque pour prendre des décisions doivent bien tenir compte de ces facteurs ainsi que des incertitudes qu'ils contiennent et des risques qu'ils impliquent. La Banque leur déconseille d'accorder une confiance indue à ce qui est de nature prévisionnelle.





 Premier trimestre 2001(52K)

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