EXEMPLE À NE PAS SUIVRE
Les membres de la famille de feu Monsieur Lamarre* étaient loin de se douter que le décès subit de ce dernier signifiait le début d'une aventure épuisante ! Voici les faits :
L'après-midi du 12 septembre 2004, en pleine fête champêtre visant à souligner le 40e anniversaire de mariage de sa sœur, Monsieur Lamarre s'effondre, victime d'une crise cardiaque aussi foudroyante qu'inattendue. À l'arrivée des ambulanciers, il avait déjà quitté ce monde.
Inutile de souligner que l'événement fut un choc pour tout le monde; mais c'était loin d'être terminé. À la lecture du testament, on apprenait que Monsieur Lamarre avait choisi son frère Ronald comme liquidateur. Malheureusement, celui-ci était décédé moins de deux mois auparavant, lors d'un malheureux accident de chasse.
Le choix d'un nouveau liquidateur s'effectua dans la confusion la plus complète. Tous étaient volontaires, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte de l'ampleur de la tâche. Certains proposèrent de confier le tout à des professionnels spécialisés dans le domaine, mais après des échanges plutôt houleux, on s'entendit finalement pour nommer Ginette, la sœur de Monsieur Lamarre, comme responsable de la liquidation de la succession.
En collaboration avec l'épouse du défunt et tous les autres membres de la famille, Ginette s'est tout d'abord occupée des funérailles. Comme c'est souvent le cas dans les premiers temps d'une épreuve, tous ont fait preuve de solidarité et les choses se sont plutôt bien déroulées. C'est une fois le premier choc passé, lorsqu'elle s'est mise à éplucher les documents et à parler d'argent, que la situation a commencé à se corser.
Ginette découvrit, au nom de son frère défunt, de nombreux immeubles, des comptes bancaires dans plusieurs institutions et des actifs importants dont tous semblaient ignorer l'existence. Sans compter : les impôts à régler, les rapports de TPS et de TVQ, les assurances-vie, les déductions relatives aux contributions REER, la gestion des immeubles... et les héritiers qui s'impatientaient. Toutes ces tâches prenaient l'allure d'un emploi à plein temps.
Sachant la complexité de sa succession, Monsieur Lamarre aurait sûrement voulu éviter des difficultés à ses proches en confiant le tout à des spécialistes !
* Nom fictif
|